18 janvier 2012
Souffleur de vie : Docteur Rafto sur TF1

Le mardi 24 janvier, TF1 diffusera à 23:15 le premier épisode de Docteur Rafto sur le fil de la vie, un documentaire en deux parties consacré au Docteur Christian Raftopoulos, un neurochirurgien à la renommée internationale.
Pour TF1 Pro, j'ai interviewé ce praticien d'exception.
Chef du service de neurochirurgie des cliniques universitaires Saint Luc à Bruxelles, Christian Raftopoulos a permis aux caméras du journaliste et producteur Georges Huercano de suivre son quotidien pendant plus d’un an. Filmé comme une série américaine, ce docu-réalité en deux parties transporte le téléspectateur au cœur de l’émotion de ceux qui, promis à une vie de souffrance, se voient rendus à la joie de vivre par ce praticien virtuose, parfois qualifié de «faiseur de miracle».
Hernie discale, tumeur au cerveau, maladies vasculaires, traumatisme crânien, maladie de Parkinson, etc, le docteur Raftopoulos, à l’instar d’un artisan verrier, officie au millimètre près, sur des zones du corps humain aussi fragiles que le cristal.
Traitant de pathologies invalidantes, la neurochirurgie requiert une concentration et une dextérité exceptionnelles de la part d’équipes médicales intervenant sur la moelle épinière, l'encéphale, et les nerfs périphériques.
En suivant les étapes des soins prodigués à des patients saisis par la maladie à tout âge, ce documentaire s’attache aux pas d’un praticien porteur d’un bien inestimable : la vie de ceux qui la lui remettent en mains.
Une histoire de confiance et d’humanité qui retrace, en fil rouge, la vie quotidienne des malades entourés de leur famille, entre leurs espoirs et leur désarroi.
Plongée dans le fonctionnement d’un service de neurochirurgie parmi les plus réputés d'Europe, en compagnie du «Docteur Rafto».
Quelle était votre motivation pour accepter ce documentaire ?
Il me semblait important de montrer la vie difficile et dédicacée d’une équipe de neurochirurgie qui fait de son mieux pour soigner, aider et accompagner ses patients au quotidien.
Avez-vous posé des conditions à l’équipe de tournage ?
Je leur ai uniquement demandé de veiller à l’exactitude de l’information, mais je connaissais déjà le travail de Georges Huercano et je savais qu’il ne poursuit qu’un but : comprendre et clarifier.
Quels sont les travers à éviter dans ce type d’émission ?
Essentiellement l’exagération, l’invention et le sensationnel.
Êtes-vous satisfait du résultat ?
J’en suis d’autant plus satisfait que j’ai reçu un retour très positif des personnes qui ont visionné le documentaire.
Quelles ont été les conséquences pour vous et vos équipes de la diffusion en Belgique * ?
Il y en a eu assez peu à proprement parler. Depuis la diffusion, nous avons quand même probablement un peu plus de visibilité auprès des personnes qui évoluent hors du monde médical.
L’audience de ce documentaire était excellente pour RTL-TVI, comment expliquez-vous l’intérêt des téléspectateurs ?
Je pense qu’ils ont apprécié d’être face à la vérité et de voir une équipe performante mue par un profond désir d’aider le patient que l’on peut tous être demain…
La neurochirurgie est-elle comparable à un art ?
Dans une certaine mesure, oui. Mais elle reste avant tout une activité régie par une démarche rationnelle et scientifique.
Quelle est la part de l’intuition dans votre diagnostic et les stratégies de soins adoptées ?
Pour moi, l’intuition est avant tout le reflet de l’expérience. Tout dépend en fait de celle-ci et donc des heures de travail accumulées au fil du temps dans la spécialité.
Qu’est-ce qui vous émerveille dans la neurochirurgie ?
La complexité de l’organe concerné, le cerveau, et notre capacité actuelle à s’y déplacer de façon précise et douce, avec des résultats qui, régulièrement font renaître le patient et sa famille.
Comment affrontez-vous la pression inhérente à vos interventions ?
Je m’efforce de rester le plus compétent possible au sein d’une équipe dont les membres se respectent et se soutiennent.
Selon vous, est-il important de dire la vérité à vos patients ?
Oui, il faut essayer d’en être le plus proche possible sachant que la vérité se voile souvent aussi aux médecins.
Vous évoquez souvent l’importance de l’entourage dans le recul de maladies qui paraissent inéluctables, pouvez-vous développer ?
Le bien-être du patient et l’évolution de la maladie dépendent énormément de son entourage, du soutien apporté par la famille. Cette présence affectueuse va l’aider à traverser l’épreuve de la maladie et les aléas du traitement. Comme nous le voyons avec Gabrielle dans le documentaire, une tumeur au cerveau peut rester hypo active et nécessiter une surveillance régulière. La guérison reste un voyage au long cours à effectuer en étant accompagné.
En apprenant la fin de Dominique vous dites «On est toujours repris par le destin quelque part». La neurochirurgie vous a t-elle enseigné la philosophie ?
Si la philosophie signifie être de plus en plus conscient d’une complexité infinie et d’en accepter les conséquences, parfois après un combat soutenu, alors la neurochirurgie m’a effectivement aidé à prendre du recul sur beaucoup de choses. J’ai souvent constaté que, dans l’approche de la fin, seuls l’amitié, l’amour et la perception de l’appartenance à un tout peuvent nous aider à trouver une certaine sérénité.
*1e épisode de la série diffusé le 2 mars 2011 à 20:20 sur RTL-TVI.
La 2e partie de ce documentaire sera diffusée sur TF1 le 31 janvier 2012 à 23:20.
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