18 octobre 2009
Érotisme, erotism, erotismo

Plébiscitées par le public les trois expositions du musée de l'érotisme sont prolongées jusqu'au 10 novembre 2009 :
Eros Vinyls : histoire de l'érotisme à travers 60 ans de vinyles, collection de Matthieu Flory, directeur des Editions Ereme.
Jean-Pierre Ceytaire, Cet air coquin.
Jacques Charrier, Le Kâma-Sûtra, le paradis perdu ?

Coquine, c'est aussi la ligne éditoriale de la collection ÉROTIX des Editions Delcourt, consacrée aux ouvrages de bande dessinée érotiques et pornographiques.
Deux dessinateurs Italiens captivent les amateurs d'érotisme en bande organisée.
Magnus (Roberto Raviola), dont le célèbre Les 110 Pilules, réédité, agrémenté d’une couverture inédite et de noirs restaurés pour mieux apprécier le travail du maître est sorti en librairie le 23 septembre 2009.
L'auteur reprend ici un célèbre classique chinois de Jing Ping Mei : Hsi-Men Cheng, riche patricien et libertin, se procure auprès d’un vieux moine médecin, 110 pilules qui fortifient le désir sexuel. À ne consommer qu’une fois par jour. Mais la tentation est trop forte et face à la peur de vieillir, Hsi-Men abusera du produit miracle jusqu’à sa déchéance finale.

Son Emmanuelle posera ses jambes déliées sur la houpette de Titeuf à partir du 18 novembre 2009.


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21 septembre 2009
Le souffle du rock'n'roll : l'enfer au musée Maillol
Graphiste, peintre, il débute comme décorateur de théâtre et participe au renouveau de la bande dessinée française des années 60. Tandis que Serge Gainsbourg écrit ses premiers succès pour France Gall : Poupée de cire poupée de son (1965), Les sucettes à l'anis (1966), il s'installe à Paris et rejoint la bande du mensuel satirique Hara-Kiri lancé en 1960.
Sous la houlette de Georges Bernier (alias le Professeur Choron) et de François Cavanna, ce magazine oriente la bande dessinée vers un public adulte, bercé par le duo torride de Je t'aime... moi non plus.
Toute la société française n'étant pas encore prête à accepter l'image d'une femme émancipée, la publication en 1964 par Eric Losfeld des albums de la pulpeuse voyageuse de l'espace suscite ce qu'il faut de scandale pour la consacrer comme première bande dessinée érotique.
Amaryllis, pensez-y bien :
Aimer sans foutre est peu de choses,
Foutre sans aimer, ce n'est rien.




Paris, Texas ; Les Ailes du désir ; Taxi Driver... L'idée lui vient de réaliser de "petits films" mettant en scène les héros du show business qui fait vibrer le monde depuis que la "musique de nègres" a pris possession de jeunesse. Réduit à "une forme d'expression vicieuse et dégénérée", susceptible de n'intéresser que les adolescents de la classe ouvrière ou de la communauté noire, le Rock’n Roll cristallise à ses débuts les critiques racistes et réductrices quant à son apport musical.
En 1973, son histoire chaotique publiée sous le titre Rock Dreams remporte un succès considérable en Europe et aux Etats Unis. Les 125 tableaux de Peellaert illustrant de brefs textes incisifs de Cohn offrent une chorégraphie des idoles qui ont accompagné le rêve américain. La technique de l'aérographe apporte la douceur et l'effet photographique souhaités par le peintre pour transporter le public dans une réalité rêvée.
Fats Domino, Bill Haley, The Beach Boys, The Beatles... tous sont mis en image dans un style bollywoodien, insérés dans des histoires réelles et imaginaires. Rolling Stone en quintet sadomaso surpris sur la moquette en poil de singe abricot d'un Holyday Inn. Ray Charles au volant d'une de ces "belles américaines" ayant fait la fortune de Général Motors. Janis Joplin en robe de scène pailletée reposant sa solitude et sa bière sur le lit d'une chambre totalement nue...Même enveloppée du froid manteau de la mort, la star reste glamour dans cet album du succès d'un style marqué par le sacrifice de ses adeptes les plus vulnérables.
En 2003, cinq ans avant son décès, Guy Peellaert disait dans Beaux Arts Magazine : "Je n'ai pas peur de la mort. Ce qui est terrible, c'est la vie sans passion. C'est pourquoi Rock Dreams plaît encore aujourd'hui. L'émotion vous maintient vivant. Le Rock représentera toujours le luxe, le clinquant, la fantaisie. Ces images sont un souvenir de ce rêve.
Musée Maillol, 61, rue de Grenelle, 6e. M° Rue du Bac.
A voir aussi au musée "Le parcours d'une collectionneuse" : présentation du 3 septembre 2009 à fin janvier 2010, de 15 huiles et 20 gouaches de Serge Poliakoff (1900-1969).
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