22 avril 2009
George Condo : artista destacado

Destacado, remarquable. "La civilisation perdue", de George Condo, peintre contemporain, auteur d'une centaine de peintures, sculptures et dessins réalisés entre 2007 et 2008 constitue le dernier volet d’une trilogie sur la peinture américaine des années 1980 présentée au musée Maillol-Fondation Dina Vierny, jusqu'au 17 août 2009.
Tout comme Jean-Michel Basquiat et Keith Haring, Condo émerge sur la scène new-yorkaise dans les années Reagan. La "Ville qui ne dort jamais" inspire et nourrit ce virtuose insatiable de curiosité à l'égard des tableaux des grands maîtres, des personnages de cartoons, et de l'actualité.
Eléments de biographie
Né en 1957 à Concord dans le New Hampshire, il a étudié l'histoire de l'art et la théorie musicale à l'Université du Massachusetts à Lowell. A 18 ans, membre d'un groupe punk, "The Girls", son premier concert à New york l'oppose à Jean-Michel Basquiat, lui aussi sur scène avec son groupe "Gray". Oscillant entre carrière musicale et peinture, il s'engage finalement dans la voie picturale et commence à exposer dans diverses galeries de l'East Village dès 1981.
Créer son univers
La Factory d'Andy Warhol, lieu d'expression et de passage de toutes les exubérances artistiques et sexuelles permet à Condo, sérigraphe intérimaire d'observer les écrans de soie warholiens dans leur action d'absorption, digestion et transcription d'images de toutes provenances. Icône du Pop Art, "Andy Candy" avait alors, selon David Bourdon, l'un de ses biographes, "Ce regard froid et distrait qui passe à travers les murs". Il ne verra pas le jeune artiste à la sensibilité affûtée, et achètera trois de ses toiles, sans reconnaître en George Condo un ancien assistant.
"Je n'ai pas dit à Warhol que j'avais travaillé à la Factory, j'ai senti qu'à ses yeux,il n'aurait pas été très valorisant d'avoir épousseté les écrans de sérigraphie dans son atelier..." De cette expérience, il retient un précepte : le peintre doit créer son univers. Condo prend le contre-pied d'une époque dominée par la Figuration libre, la Transavantgarde, et le Néo-expressionnisme (Keith Haring, Hervé Di Rosa, Robert Combas...).

D'autres peintres l'ont précédé dans cette démarche : Equipo Chronica analysant le "Déjeuner sur l'herbe" de Manet, Picabia pastichant tous les styles connus.
Plus proche dans le temps, Roy Lichtenstein, en 1984, s'est inspiré de la composition d'une toile de Van Gogh,"Le Semeur", et en 1995, des "Baigneurs avec ballon de plage de Picasso" (1928).
Tout comme le créateur des points de trame, Condo, considérant que la culture américaine ne peut se construire sans référence aux grands classiques européens, ancre sa peinture dans la culture fondamentale de l'histoire de l'art.
Son style
Peignant seul, sans assistant, il utilise un arsenal classique : acrylique, craie, pastel, gouache, mine de plomb, encre, aquarelle, collage, pour arrimer sur la toile ou le papier une galerie de personnages extravagants et dézingués extirpés dans la forme, des oeuvres des siècles passés, et sur le fond de tout ce qui constitue l'univers foisonnant de notre époque passé au laser de son imagination.




Ce pourrait être la devise et le fil conducteur de l'exposition tant les toiles, dessins et sculptures démontrent l'habileté du peintre à s'approprier les formes révolues pour mieux les reconstituer sous l'oeil intrigué du spectateur contemplant une "Maja Vestida" avec la perplexité et le sourire déclenché par la référence aux tableaux de Goya.

Les dents qui sourient, rient, ricanent ou dévorent, attrapent le regard pour créer la continuité picturale de ces portraits, vanités, scènes de genre. Sur la centaine d'oeuvres exposées, la presque majorité d'entre elles montrent les crocs. Affrontant du pinceau les à-coups d'une réalité souvent pathétique, George Condo veut "voir le côté positif des choses". Ces sourires plaqués ne relèvent pas de l'envie d'incarner un guignol enchanté, car Condo ne se pose pas en amuseur.


George Condo a été elu "artiste de l'année" par ArtsConnection en 2008. Son talent, reconnu dès ses 23 ans lui vaut les honneurs de ses pairs et une reconnaissance internationale. Museum of Modern Art, Whitney Museum of American Art, Solomon R. Guggenheim, à New York ; Albright-Knox Art Gallery, à Buffalo. Ses oeuvres sont présentes dans des institutions prestigieuses et exposées à Zurich, Séoul...
Le réalisateur John McNaugton a tourné en 2000 le documentaire Condo Painting, diffusé dans la salle proche de la cafétéria au sous-sol de la Fondation Dina Vierny. William Burroughs, Allen Ginsberg ont participé à cette aventure.





1-What was the effect of the Factory on your job ?
2-Where are the titles coming from ?
3-What makes you laugh in your life ?

Selon le FBI et des sources proches de l'enquête, le gouverneur Spitzer aurait à six reprises rencontré des prostituées dans un hôtel de la ville et aurait dépensé près de 80 000 dollars pour ces services. Le scandale a porté atteinte à son image comme l'ont révélé des sondages selon lesquels 68% des électeurs New-Yorkais souhaitaient sa démission.
Le point d'orgue de cette histoire ? Son action comme attorney de NYC fut très appréciée et, combinée avec l'action du maire républicain Rudolph Giuliani, la criminalité subit une baisse appréciable. Surnommé le "Shérif de Wall Street", Eliot Laurence Spitzer trainait alors en justice des responsables de réseaux de prostitution, ainsi que, pour corruption, des dirigeants de banques d'affaire ou de sociétés d'assurances.
Il a notamment infligé des amendes d'un montant total de 1,4 milliard de dollars à 10 des plus importantes firmes de Wall Street, accusées d'avoir procuré des conseils boursiers tendancieux. Cute details here.
Tous les jours sauf le mardi et jours fériés de 11h à 18h. Tarifs : de 6 à 8 euros.
10:28 Publié dans Beautiful Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : george condo, fondation dina vierny




