22 février 2010
Laurent Bignolas : trêve de rêve

Journaliste : un métier de transmission. Objet de désir pour les centaines d'étudiants diplômés chaque année des écoles de journalisme, et les milliers de passionnés lancés à la conquête de rédactions fort bien pourvues en talents et compétences...La précarité, la course à la pige, l'enchaînement de CDD, les tarifs au rabais...
L'Afij-Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés- a mené fin septembre 2009 une enquête sur les diplômés de 2008, de bac+2 à bac+8. Les résultats révèlent que 47% n'occupent aucun emploi à mi septembre 2009. Sur les 53% en emploi, 17% sont à temps partiel et 48% occupent un emploi en rapport avec leur projet professionnel.
34% sont en emploi stable, c'est à dire, selon la définition du BIT, un CDI ou CDD ou CTT de plus de 6 mois.
18,5% sont sur des contrats de moins de 6 mois.
30% ont eu une première expérience professionnelle depuis l'obtention de leur diplôme (pour les deux tiers il s'est agi d'un emploi d'attente).
17% n'ont occupé aucun emploi.
La précédente enquête d'avril 2009 relevait la chute des offres d’emploi de 70 %.
Ces faits suscitent une interrogation : le travail est-il devenu un poduit de luxe ?
Désirs d'enfance
Il sera pompier ou vétérinaire.
Adolescence
Une envie, celle de devenir comédien. Son père, artiste, lui fait découvrir une autre orientation: le journalisme.
Formation
L’IUT de Tours, et les piges en radio qu'il démarre en même temp que ses études.
Les débuts professionnels
Stage de fin d’études pendant un an à FR3 Caen avec Henri Sannier.
Rédacteur-reporter à FR3 Clermont-Ferrand où il prend en charge les dossiers économiques et sociaux d'une région touchée par les restructurations.
1982, à 21ans, contre les prédictions du corps enseignant, qui l'estimait "Pas fait pour ce métier", il présente ses premiers journaux télévisés.
1992, présente les informations régionales de FR3 Auvergne. Très attaché à cette région, il devient rédacteur en chef adjoint et anime une émission mensuelle sur le Massif Central.
1994, présente les journaux télévisés du week-end sur FR3 national. Il anime aussi le 12/13 et le 19/20.
1997-1999, présente le magazine économique La preuve par trois sur FR3.
1999, Georges Pernoud, créateur et producteur de Faut pas rêver, lui propose l'animation de l'émission phare qui l'enverra bourlinguer à travers le monde entier.
2009, retour au 19/20 de France 3.
Henri Sannier et Philippe Couderc, journaliste gastronomique au Nouvel Observateur.
***** il a effectué deux traversées de l'Atlantique à la voile, en 1999 et 2000.
La campagne, les volcans et les rivières d'Auvergne, les pommiers et les jasmins en fleurs.
Orange. Couleur du 2ème chakra, l'orange est la couleur qui exprime notre rapport au plaisir et au désir.
Symbolisme de cette couleur en termes de besoins essentiels : le besoin de mouvement de rythme et de mobilité, le besoin de stimulations sensorielles et d’éprouver des émotions, tout comme le besoin de sensualité et de sexualité ludique. L'orange est : stimulant sensoriel, excitant, antichoc, dé-stupéfiant, antidépresseur, décongestionnant.
J'ai toujours le coeur qui bat, parce que c'est mon devoir. Il y en a quelques uns que je retrouve, et me disent "Mais si ! Vous m'avez donné un sacré coup de main quand vous m'avez ouvert telle porte en me permettant d'utiliser votre nom". Je suis content parce que c'est la continuité de ce que l'on a fait pour moi.
Le parrainage, le réseau, la famille, les connaissances, restent importants, comme dans d'autres secteurs.
Comment constituer son réseau ?
Il faut beaucoup de "lèche-cultage", d'avilissement...je ne pense pas que je pourrais entrer dans "le réseau", j'aime mon indépendance.
Qu'est-ce qu'un journaliste ?
Quelqu'un qui sait raconter et qui a conscience de l'importance de son rôle. Quelqu'un de curieux, qui sait entendre, écouter et qui est fidèle dans la retranscription.
A t-on encore besoin de journalistes ?
Une société qui va bien est une société ouverte sur les autres sociétés, le journaliste effectue ce travail d'ouverture.
L'information est-elle un produit ?
Le spectaculaire est un piège, qui peut être plus une trace de marketing que d'information. Il faut être vigilant. Le journaliste est aussi celui qui se remet en question.
Le choix d'une profession intéressante est-il devenu un luxe ?
C'est une situation qui pousse soit à la lutte armée, soit à l'acte individuel. En tous les cas c'est de la résistance".
Le travail est une denrée rare, se réaliser dans son travail est luxe.
Carte de presse : elle est délivrée par la CCIJP-La Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels- L'article L 7111-3 du code du travail indique "est journaliste professionnel toute personne qui a pour activité principale, régulière et rétribuée, l'exercice de sa profession dans une ou plusieurs entreprises de presse, publications quotidiennes et périodiques, ou agences de presse et qui en tire le principal de ses ressources".
La pige : (journaliste payé à l'article) n'est pas un statut mais un mode de rémunération. Au bout de trois collaborations avec un organisme de presse, le pigiste est supposé être considéré comme un salarié (loi Cressard) et donc disposer des mêmes droits que n'importe quel salarié.
Ecoles de journalisme : douze écoles de journalisme sont reconnues par la CCIJP. Chaque formation se fait en général en deux ou trois ans selon les écoles. Chaque promotion (une par année) compte entre 20 et 50 étudiants.
Chaque année, entre 240 et 600 journalistes diplômés d'une école reconnue arrivent sur le marché du travail.
Il n'est pas obligatoire d'être passé par une école de journalisme pour devenir journaliste : aux chiffres précédents s'ajoute un nombre indéterminé de jeunes issus d'autres formations qui cherchent un job de journaliste.




