15 février 2012

R.I.S Police Scientifique : dans le viseur

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Top départ demain soir à 20:50 de la 7e saison de R.I.S. Police Scientifique sur TF1 !

Ces deux premiers épisodes marquent le départ de Barbara Cabrita, alias Julie Labro, et révèle les failles de l'équipe du Commandant Maxime Vernon.

Pour TF1 Pro, j'ai interviewé la comédienne. Interprète de la Spécialiste en informatique au sein du R.I.S. , Barbara Cabrita intègre l’équipe dès la création de la série en 2006.

"C’est un très beau départ"

Vous participez à R.I.S. depuis ses débuts, qu’est-ce qui vous a donné envie de quitter la série ?
Depuis le début en 2006, mon challenge était de maintenir l’intérêt des téléspectateurs pour mon rôle. Au bout de six ans, j’arrive à un stade où j’ai envie de changer et de participer à d’autres projets.

Comment s’est organisé votre départ du R.I.S. ? Avez-vous participé à l’écriture de ce type de fin pour votre personnage ?
J’avais effectivement proposé mon aide, mais l’écriture n’est pas mon métier et les scénaristes ont réussi à écrire un double épisode en choisissant une idée qui tient les spectateurs en haleine. A la lecture du scénario, j’ai été captivée. C’est un très beau départ, utilisé pour la première fois dans R.I.S.

Quels sont vos sentiments en quittant le personnage de Julie Labro ?
Je ne m’attendais pas à ressentir des émotions aussi violentes. Je suis arrivée sur le plateau pour tourner comme les autres jours. A un moment j’ai vu mon reflet dans une vitre, j’étais entourée de l’équipe de tournage, et j’ai réalisé à cet instant que c’était mon dernier jour. J’ai pleuré à la pause-déjeuner. Cela a été un choc, même si je connaissais la suite de l’histoire.

Y a-t-il eu des scènes éprouvantes à tourner dans ces deux épisodes ?
Oui, en particulier celle où je suis derrière des barreaux, pour mon dernier jour de tournage. Inconsciemment, je retardais un peu la séquence. C’était surréaliste d’être applaudie par toute l’équipe, pour ma dernière scène, en tant que prisonnière. J’ai aussi expérimenté la transformation physique que j’avais déjà observée sur d’autres comédiens venus sur un épisode pour jouer les victimes. Ma maquilleuse ne l’avait jamais fait sur les comédiens récurrents ayant déjà quitté la série.

En tant que comédienne, que vous a apporté l’interprétation de ce personnage ?
Cela implique une certaine hygiène de vie, un rythme de travail intense, un exercice quotidien de précision du jeu. Je me suis remise en question et j’ai toujours pris soin de renouveler mon personnage. Je suis très attentive à ce qui permet de fidéliser les téléspectateurs avec un rôle récurrent. Il faut trouver des éléments nouveaux pour enrichir le rôle, conserver la rigueur du texte et du travail, même avec un poignet dans le plâtre ou les cervicales en souffrance. L’équipe est comme une famille, c’est un soutien précieux.

Vous mentionnez l’hygiène de vie, la participation à une série est-elle un sport ?
En quelque sorte, oui. C’est un sport de haut niveau, il faut s’entretenir. Habituée à une certaine énergie depuis mon enfance de gymnaste, je pratique le Krav Maga depuis trois ans.

Quelles sont les spécificités, les contraintes, et les avantages de tourner dans une série telle que R.I.S. ?
Une sérénité s’installe car la série nous offre un confort de travail et de vie appréciables dans notre métier de comédien, par définition précaire. Cela favorise le jeu mais peut aussi représenter un danger si l’on ne se remet plus en cause. Il faut toujours veiller à s’enrichir par des activités extérieures, ou en faisant des études.

Comment avez-vous vécu le succès de la série ?
Au début c’était très impressionnant. Mais, en tournant neuf mois par an, on est plus souvent occupé sur les plateaux en studio qu’à guetter son impact médiatique.

Ce succès a-t-il une influence sur vos projets ?
La notoriété de R.I.S. a une double influence : soit on est cataloguée comme actrice de télévision et rejetée par le cinéma. Soit le label TF1, reconnu par la profession, ouvre des portes. J’ai bénéficié de cette deuxième option, notamment sur le documentaire que je réalise depuis trois ans sur les enfants de Saint Martin.

Quels sont-vos projets ?
Ce documentaire est en cours et je participerai en 2012 à La cage dorée, un long métrage de Ruben Alves, produit par Pathé. C’est une comédie sur la communauté portugaise. Je suis Portugaise et j’y retrouve tout ce que je connais de notre mentalité, sensible à la famille, la religion, le travail, la rigueur et la droiture.
Je suis aussi très heureuse car je viens d’obtenir une licence d’anthropologie. J’ai pu mener ce cursus  parallèlement aux tournages de R.I.S. Une journée de travail peut durer 12h parfois 14h. Dès que je pouvais quitter le plateau vers 17h, j’allais à la fac jusqu’à 23h. J’avais besoin de cette respiration, pour m’aérer l’esprit. A la base je pensais que ce métier serait éphémère et j’ai toujours voulu reprendre des études. J’ai choisi un sujet proche de l’étude de la nature humaine.

Êtes-vous tentée par un rôle en particulier au cinéma ? Un James Bond avec Daniel Craig ?
Figurez-vous que j’ai passé le casting pour ce rôle. J’aurais adoré le jouer ! Mais c’est une autre Française qui a eu le rôle*. Elle sera d’ailleurs dans l’un des épisodes, «Diamant Bleu» de cette 7e Saison de R.I.S.

*L'actrice et mannequin française Bérénice Marlohe, qui a tourné dans des téléfilms et des séries comme Femmes de loi, Père et Maire, R.I.S. Police scientifique, incarnera la future James Bond Girl dans le 23e opus de la série, qui portera le nom de Skyfall (sortie prévue en 2012).


07 février 2012

R.I.S. Police Scientifique

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Maruschka Detmers

TF1 diffusera la septième saison de la série française “R.I.S, Police scientifique” à partir du jeudi 16 février à 20:50.

Pour TF1 , j'ai rencontré Maruschka Detmers. L’actrice principale du film de Jean-Luc Godard “Prénom de Carmen”,apparaît en guest star dans le premier épisode intitulé En plein cœur.

Comédienne éclectique à la carrière internationale, Maruschka Detmers mélange les genres aussi bien au cinéma qu’au théâtre ou à la télévision. Dans ce double épisode de la 7e saison de R.I.S., elle interprète le capitaine Legrain, de la DCRI, chargée de reprendre une enquête initialement confiée au R.I.S.

Comment êtes-vous arrivée sur la série R.I.S. ?
La directrice de casting de long métrage a pensé à moi pour ce personnage, malgré l’image d’icône qui me suivait, depuis mes débuts au cinéma dans les années 80. A cette époque, comme tous les acteurs à l’occasion de la promotion des films, j’ai été «iconisée». Cela a contribué à créer l’image d’une star lointaine, inabordable, qui ne me correspondait pas du tout. De ce fait, bien des directeurs de casting m’ont cantonnée au cinéma. Il m’a fallu beaucoup de temps pour les convaincre que je pouvais jouer à la télévision, en particulier dans une série, dès lors qu’il y a quelque chose à défendre.

Comment décririez-vous le capitaine Legrain ?
C’est une femme d’une grande rigueur. Pour une raison qui n’apparaît pas dans le film, elle a décidé de faire l’impasse sur l’empathie, la sympathie, l’émotion.

Qu’est-ce qui vous a plu dans ce personnage ?
J’ai aimé jouer un personnage qui n’était pas au premier abord très sympathique, mais qui le devient peu à peu. J’apprécie le basculement, l’évolution de son approche. Elle se rend compte que les membres du R.I.S. sont solidaires et elle finit par s’incliner devant la force de ces liens humains. Elle reconnaît qu’elle a pu se tromper et devient plus douce.

Avez-vous des points communs avec elle ?
Je suis plutôt le contraire de ce personnage car je vais instinctivement vers la vérité humaine et je mets les liens humains au-dessus de tout. Mon seul point commun avec elle, c’est la rigueur, mais pas la rigidité.

Connaissiez-vous vos partenaires de jeu avant cette participation ?
Non, pas du tout. J’ai beaucoup apprécié Michel Voïta (le commandant Maxime Vernon), avec lequel j’ai eu le plus grand nombre de scènes. J’ai découvert un acteur très sensible, qui essaie d’approfondir son jeu malgré les contraintes de temps inhérentes au format de la série.

Est-ce si différent de tourner dans une série ?
La rapidité extrême des tournages en télévision est un défi pour les acteurs et Michel Voïta démontre que l’on peut s’adapter très vite à ce rythme. C’est la première fois que je participe à une série, j’ai accepté l’expérience comme on fait ses gammes au piano. A mon sens, un acteur doit essayer de savoir tout faire.

Dans cet épisode, votre personnage se trouve immédiatement en conflit avec le R.I.S., cela a-t-il interféré dans vos relations avec vos partenaires ?
Aucunement ! En tant que guest, j’appréhendais beaucoup d’arriver dans une troupe rodée, mais les acteurs et le metteur en scène, Éric Le Roux, m’ont accueillie comme si j’avais été engagée dès le début. Cela faisait chaud au cœur.

Quels sont vos projets ?
Je viens de terminer un tournage des Petits Meurtres d’Agatha Christie pour France 2, sous la direction de Renaud Bertrand, un metteur en scène extraordinaire. Il m’a amenée à oser explorer le registre de la comédie beaucoup plus que je ne l’avais fait dans mes rôles précédents.


Révélée par le film Prénom Carmen de Jean-Luc Godard (Lion d'or à la Mostra de Venise en 1983), Maruschka Detmers mène depuis ses débuts au cinéma une carrière internationale. Cinéma populaire et cinéma d’auteur lui ont offert l’opportunité d’explorer les registres de la comédie et du drame. Dirigée par des réalisateurs aussi divers que Claude Zidi, Jacques Doillon, Éric Barbier, Daniel Vigne, Manuel Poirier, au cinéma, et Alain Tasma, Jean-Daniel Verhaeghe, Renaud Bertrand à la télévision, elle a su également affirmer sa place de comédienne en jouant au théâtre dans L'Arbre de joie en 2007, et dans Nathalie en 2009.

23 janvier 2012

Jacques et son maître

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Milan Kundera s'est inspiré de l'un de ses romans préférés, Jacques le fataliste, de Denis Diderot pour écrire Jacques et son maître, une pièce en trois actes.

J'ai assisté à la coururière jeudi dernier, au Théâtre de la Pépinière Opéra, et vous recommande vivement ce spectacle. La mise en scène de Nicolas Briançon, le décor, les costumes, et la lumière, concourent à la réussite de cette conception du roman-théâtre de Kundera.

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Yves Pignot et Nicolas Briançon-interprètes de Jacques et son maître

Tous les acteurs sont excellents, mais il faut absolument noter la présence remarquable d'Yves Pignot, comédien et metteur en scène, dont chaque apparition est un bonheur. Très bon dans Les petits meurtres d'Agatha Christie d'Eric Woreth, en 2011, et dans le récent téléfilm de France 2, Rani, il joue aux côtés de Nathalie Baye dans Les hommes de l'ombre, mini-série télévisée française en 6 épisodes de 52 minutes, réalisée par Frédéric Tellier et diffusée à partir du 25 janvier  sur France 2.

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Yves Pignot

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Yves Pignot, Nicolas Briançon, Nathalie Roussel

Théâtre de la Pépinière Opéra
7 rue Louis-le-Grand dans le 2e arrondissement de Paris. M° Opéra


18 janvier 2012

Souffleur de vie : Docteur Rafto sur TF1

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Le mardi 24 janvier, TF1 diffusera à 23:15 le premier épisode de Docteur Rafto sur le fil de la vie, un documentaire en deux parties consacré au Docteur Christian Raftopoulos, un neurochirurgien à la renommée internationale.

Pour TF1 Pro, j'ai interviewé ce praticien d'exception.

Chef du service de neurochirurgie des cliniques universitaires Saint Luc à Bruxelles, Christian Raftopoulos a permis aux caméras du journaliste et producteur Georges Huercano de suivre son quotidien pendant plus d’un an. Filmé comme une série américaine, ce docu-réalité en deux parties transporte le téléspectateur au cœur de l’émotion de ceux qui, promis à une vie de souffrance, se voient rendus à la joie de vivre par ce praticien virtuose, parfois qualifié de «faiseur de miracle».

Hernie discale, tumeur au cerveau, maladies vasculaires, traumatisme crânien, maladie de Parkinson, etc, le docteur Raftopoulos, à l’instar d’un artisan verrier, officie au millimètre près, sur des zones du corps humain aussi fragiles que le cristal.

Traitant de pathologies invalidantes, la neurochirurgie requiert une concentration et une dextérité exceptionnelles de la part d’équipes médicales intervenant sur la moelle épinière, l'encéphale, et les nerfs périphériques.

En suivant les étapes des soins prodigués à des patients saisis par la maladie à tout âge, ce documentaire s’attache aux pas d’un praticien porteur d’un bien inestimable : la vie de ceux qui la lui remettent en mains.
Une histoire de confiance et d’humanité qui retrace, en fil rouge, la vie quotidienne des malades entourés de leur famille,  entre leurs espoirs et  leur désarroi.

Plongée dans le fonctionnement d’un service de neurochirurgie parmi les plus réputés d'Europe, en compagnie du «Docteur Rafto».

Quelle était votre motivation pour accepter ce documentaire ?
Il me semblait important de montrer la vie difficile et dédicacée d’une équipe de neurochirurgie qui fait de son mieux pour soigner, aider et accompagner ses patients au quotidien.

Avez-vous posé des conditions à l’équipe de tournage ?
Je leur ai uniquement demandé de veiller à l’exactitude de l’information, mais je connaissais déjà le travail de Georges Huercano et je savais qu’il ne poursuit qu’un but : comprendre et clarifier.

Quels sont les travers à éviter dans ce type d’émission ?
Essentiellement l’exagération, l’invention et le sensationnel.

Êtes-vous satisfait du résultat ?
J’en suis d’autant plus satisfait que j’ai reçu un retour très positif des personnes qui ont visionné le documentaire.

Quelles ont été les conséquences pour vous et vos équipes de la diffusion en Belgique * ?
Il y en a eu assez peu à proprement parler. Depuis la diffusion, nous avons quand même probablement un peu plus de visibilité auprès des personnes qui évoluent hors du monde médical.

L’audience de ce documentaire était excellente pour RTL-TVI, comment expliquez-vous l’intérêt des téléspectateurs ?
Je pense qu’ils ont apprécié d’être face à la vérité et de voir une équipe performante mue par un profond désir d’aider le patient que l’on peut tous être demain…

La neurochirurgie est-elle comparable à un art ?
 Dans une certaine mesure, oui. Mais elle reste avant tout une activité régie par une démarche rationnelle et scientifique.

Quelle est la part de l’intuition dans votre diagnostic et les stratégies de soins adoptées ?
Pour moi, l’intuition est avant tout le reflet de l’expérience. Tout dépend en fait de celle-ci et donc des heures de travail accumulées au fil du temps dans la spécialité.

Qu’est-ce qui vous émerveille dans la neurochirurgie ?
La complexité de l’organe concerné, le cerveau,  et notre capacité actuelle à s’y déplacer de façon précise et douce, avec des résultats qui, régulièrement font renaître le patient et sa famille.

Comment affrontez-vous la pression inhérente à vos interventions ?
Je m’efforce de rester le plus compétent possible au sein d’une équipe dont les membres se respectent et se soutiennent.

Selon vous, est-il important de dire la vérité à vos patients ?
Oui, il faut essayer d’en être le plus proche possible sachant que la vérité se voile souvent aussi aux médecins.

Vous évoquez souvent l’importance de l’entourage dans le recul de maladies qui paraissent inéluctables, pouvez-vous développer ?
Le bien-être du patient et l’évolution de la maladie dépendent énormément de son entourage, du soutien apporté par la famille. Cette présence affectueuse va l’aider à traverser l’épreuve de la maladie et les aléas du traitement. Comme nous le voyons avec Gabrielle dans le documentaire, une tumeur au cerveau peut rester hypo active et nécessiter une surveillance régulière. La guérison reste un voyage au long cours à effectuer en étant accompagné.

En apprenant la fin de Dominique vous dites «On est toujours repris par le destin quelque part». La neurochirurgie vous a t-elle enseigné la philosophie ?
Si la philosophie signifie être de plus en plus conscient d’une complexité infinie et d’en accepter les conséquences, parfois après un combat soutenu, alors la neurochirurgie m’a effectivement aidé à prendre du recul sur beaucoup de choses. J’ai souvent constaté que, dans l’approche de la fin, seuls l’amitié,  l’amour et la perception de l’appartenance à un tout peuvent nous aider à trouver une certaine sérénité.

*1e épisode de la série diffusé le 2 mars 2011 à 20:20 sur RTL-TVI.


La 2e partie de ce documentaire sera diffusée sur TF1 le 31 janvier 2012 à 23:20.

29 décembre 2011

Quoi de neuf ? Sissi !

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Attention : dernier volet de la série Sissi impératrice cet après midi sur TF1 !

J'ai vu aussi le téléfilm Raspoutine diffusé sur France 3 dimanche 25 décembre. Une déception !

Comment réussir à faire aussi plat alors que la production tenait là une histoire en or, cela dépasse l'entendement. Personnages falots malgré le talent de Gérard Depardieu, scénario inexistant, dialogues sans intérêt. 

Alors qu'on prend un plaisir fou à revoir Sissi et la merveilleuse Romy Schneider, cela vit, pleure, rit, les émotions sont là et c'est un pur bonheur.

Sur TF1 toujours, ce dimanche 1e janvier : La  Grande Vadrouille. oui, on l'a déjà vu, mais on ne s'en lasse pas !

20 avril 2011

Christian Rauth guest star au Camping Paradis

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"Écrire une bonne histoire c’est essentiel mais si vous n’avez pas les acteurs pour jouer votre partition et mettre en valeur votre musique,  vous n’aurez jamais un bon film".

Christian Rauth, comédien, scénariste, écrivain, séjourne au Camping Paradis, série à succès produite par Richard Berkowitz et Nicolas Douay au sein de JLA Productions, diffusée sur TF1.

Revêtu de noir, il interprète un gitan guitariste virtuose et père irascible, dans l'épisode Roméo et Juliette au camping, à voir ce lundi 25 avril à 20h45.

J'ai eu le plaisir de l'interviewer pour TF1.


Comment vous êtes-vous préparé pour ce rôle ?

Je me prépare toujours un peu de la même façon, selon deux idées directrices. D’une part l’habit fait le moine. Une fois le costume trouvé, on a 80% du personnage. Nous avons passé une journée à fixer ce look assez sobre, sans être dans la caricature. Nous voulions éviter les chaînes, gourmettes et anneaux dans les oreilles. C’est un gitan classique, un peu comme les Gipsy Kings.

C’est surtout un artiste de haut niveau, qui ne tient pas à accentuer le côté paillettes de ses spectacles. Nous devions trouver quelques accessoires justes, marquant son appartenance à la culture gitane. Comme certains gitans du sud de la France, j’ai choisi de porter un chapeau, qui ne m’a pas quitté durant tout le tournage.
D’autre part, pour chaque scène, il faut trouver la vérité de la situation. C’est un peu ce que James Cagney expliquait à Milos Forman, qui lui demandait comment font les acteurs pour jouer : "Je me mets devant mon partenaire, les deux pieds posés au sol et je lui dis la vérité". C’est une des plus belles explications que je connaisse de mon métier : la vérité de la scène et de la situation. Ensuite, il importe d’être le plus sincère possible. Si vous êtes dans la situation, le personnage est là.

Avez-vous des points communs avec lui ?
Comme lui, je suis assez soupe au lait. Je peux me mettre en colère pour défendre une histoire, une idée qui me tient à cœur, ce qui n’est pas toujours simple pour mes collaborateurs. Je ne suis pas souple et discipliné, mais, sans point de vue, on ne fait rien, on est dans l’eau tiède. Pour ce personnage, c’est un atout, et dans ce métier, il faut être un peu bagarreur.

Christian Rauth est également auteur de théâtre et de romans. Son dernier livre, intitulé Fin de Série a été publié en mai 2010 chez Michel Lafon.
Auteur d’un Poulpe, La Brie ne fait pas le moine, son talent s'est exprimé avec brio dans les séries Les Monos, créée avec Daniel Rialet pour France 2 en 1999, et Père et Maire, conçue par les deux acteurs et amis pour TF1 (diffusée de 2002 à 2009).

J'aime les fictions françaises, et m'intéresse particulièrement aux coulisses de leur conception. Cette interview m'a donné l'opportunité d'en savoir plus sur le parcours de scénariste de "l'inquiétant Monsieur Julien", excellent téléfilm de Patrick Volson, diffusé sur France 3 le 15 mai 2010 :

Jacques Prévert a donné l’envie d’écrire pour le cinéma, à Michel Audiard, comment êtes-vous arrivé à l’écriture pour la télévision ?

Pour être tout à fait franc, ce sont certains scénarios médiocres que je jouais en tant qu’acteur qui m’ont poussé à écrire pour la télévision. Je ne dis pas que tous étaient mauvais, loin de là. Mais disons que j’étais rarement comblé ou souvent déçu.
Au début des années quatre vingt, comme j’écrivais pour le théâtre depuis un moment, je me suis lancé en envoyant un script à Abder Isker, qui l’a tout de suite accepté et produit… Je me souviens même du titre Pigeon Vol, une histoire d’anarque au poker, inspirée par une expérience que j’avais vécue moi-même. Ça a remboursé mes dettes de jeux… Pour un premier essai c’était encourageant.

Quelles sont les spécificités de l’écriture de scénario ?

Il faudrait des heures pour les définir.
Par rapport au théâtre, un scénario c’est une somme de contraintes qu’on ne doit pas oublier. (ligne éditoriale de la chaîne, casting, temps de tournage, décors, styles, etc.)
Au théâtre, vous pouvez tout faire grâce à la symbolique, au rêve, à l’imagination. Une pile de briques peut devenir un immeuble qui se fracasse, des lingots d’or qu’on empile, des mottes de beurre, que sais-je ? L’imagination du spectateur est mise à contribution. Peter Brook est par exemple un maître en la matière. 
A la télévision, pas question de cela. La réalité vous colle à la peau. Alors c’est dans le style de narration et le genre, que vous pouvez échapper aux conventions. Ou pas ! Il faut connaître les règles pour pouvoir les transgresser. Et il faut dialoguer avec talent, car le dialogue prime à la télévision… ça parle beaucoup. Trop parfois.

Peut-on s’affranchir des techniques narratives du scénario sans pour autant le détruire? Avez-vous des exemples à citer ?

S’affranchir des techniques,  on peut parfois. Les détruire, pourquoi faire ? Je vais vous donner un exemple :
Il y certain films qui reposent sur  la technique de ce qu’on appelle  "l’ironie dramatique" et d’autres qui ne doivent surtout pas l’utiliser.
Je m’explique :
L’ironie dramatique c’est par exemple : un personnage qui ne sait pas ce qu’un autre sait parfaitement. Le spectateur s’amuse de l’ignorance du premier et des conséquences qui ne vont pas tarder à lui retomber sur la figure. Ou, autre exemple : la fameuse scène de restaurant entre deux personnages qui discutent alors qu’une bombe va exploser sous la table. Le spectateur est en avance sur ce qui va se passer… C’est ça l’ironie dramatique au dépend des personnages. Dans la comédie on l’utilise souvent.
En revanche dans certain films noirs, l’ironie se fait au dépend du spectateur parce que le scénariste ne lui donne pas volontairement tous les éléments pour comprendre ce qui se passe. C’est le cas dans Le Sixième Sens. Je n’aime pas trop ce procédé qui consiste à piéger le spectateur aussi facilement. Donc, je m’en affranchi en essayant de trouver une autre technique narrative pour obtenir malgré tout l’attention du spectateur.

Est-il plus facile d’écrire une histoire et des dialogues spécifiquement pour des comédiens comme vous l’avez fait pour les séries Les Monos et Père et Maire ?

Evidemment c’est plus facile. Quand vous connaissez les acteurs, vous entendez leur "musique".J’enfonce une porte ouverte en disant cela. Mais puisque vous parliez d’Audiard, ce dernier dialoguait de façon différente pour Gabin ou Ventura. Ventura aimait  dire des phrases courtes  et Gabin adorait les tirades longues voire impossibles, souvenez-vous de la scène du Yang Tsé Kiang dans Un Singe en Hiver. Je ne vous parle même pas d’Annie Girardot qui était servie par des dialogues très proches de son parlé dans la vie…
Écrire une bonne histoire c’est essentiel mais si vous n’avez pas les acteurs pour jouer votre partition et mettre en valeur votre musique,  vous n’aurez jamais un bon film.

14 mars 2011

TF1 chouchoute les mamans

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Clem, série réalisé par Joyce Buñuel, dont le pilote a été diffusé le 22 février 2010, est enfin de retour sur TF1 pour 3 nouveaux épisodes à compter du lundi 21 mars à 20h45.

L'occasion de retrouver la piquante Victoria Abril et Lucie Lucas, interprète de Clem, héroïne/maman adolescente de cette série qui a connu un succès phénoménal à son lancement ,à l'écran comme sur le web en février 2010. [9,4 millions de téléspectateurs pour 34,8 % de parts de marché].

Première fiction cross-média
Clem, c'est également la fiction connectée avec le nouveau blog de Clem qui devient un véritable réseau social, accessible depuis le site officiel de la série sur TF1.fr
Chacun des épisodes est disponible en catch-up tv, gratuitement pendant 7 jours.
Le public peut également suivre Clem  sur MyTF1, sur l'application iPhone et iPad de TF1 ainsi que sur Facebook et la chaine dédiée de WAT.tv.

Olivier Abecassis, Directeur Général d'eTF1 précise : "Apres le succès de Clem, d'Un Mari de trop et de leurs déclinaisons sur le web, TF1 approfondit encore la complémentarité des médias à travers une narration spécifique dédiée à chaque support. Nous souhaitons faire vivre la marque Clem au delà de la diffusion antenne et offrir au public une expérience globale qui démarre plusieurs semaines avant la diffusion antenne, et qui s'étend au-delà du dernier épisode diffusé, et ce sur différents supports."

Le pitch de l'épisode du 21 mars

La naissance de Valentin, c'est le 1er jour de la nouvelle vie de Clem et de tous ceux qui l'entourent, sa famille et sa bande d'amis.
Car il faut bien se rendre à l'évidence : avoir un bébé à 16 ans n'est pas habituel.
Comment concilier le lycée, les copains, le bac, les parents, les envies de liberté, de sorties et de fêtes avec la responsabilité d'un nouveau-né ?

Des thèmes qui fédèrent parents et enfants

Lancés le 7 février 2010, le blog de Clem et le site sur TF1.fr ont enregistré près de 400 000 vidéos vues.
Plus de 6000 internautes ont répondu aux sondages lancés par Clem tous les vendredis. 10 000 fans supplémentaires ont rejoint la communauté Clem sur Facebook en seulement quelques semaines.

Selon ce croquis réalisé en 2001, quelle autre actrice que Victoria Abril pouvait interpréter le rôle de la maman de Clem ?

31 janvier 2011

Poids plume à TF1

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Isabelle de Botton

Isabelle de Botton trace sa plume à TF1. Coscénariste avec Sophie Deschamps, de 3 Filles en cavale, une comédie d'une heure trente réalisée par Didier Albert, la comédienne imprime en finesse son talent d'humoriste, sur une trame conçue sur mesure pour le trio gagnant d’A trois c'est mieux (2004).

Accompagnée de Mimie Mathy et Michèle Bernier, elle incarne la vacillante Mirabelle, assistante de direction, accordant ses faveurs au gré des dommages collatéraux abattant les clients fraîchement divorcés de sa patronne, avocate au redoutable charme panzerien.

A découvrir le 7 février sur TF1 à 20:45.

Née à Alexandrie en Egypte, Isabelle de Botton arrive en France dans les années 60 et découvre la scène et la comédie au lycée, en compagnie de Michel Blanc, Gérard Jugnot, Thierry Lhermitte, Christian Clavier, Béatrice Agenin, Olivier Lejeune…

Son premier rôle dans Feu la Mère de Madame (Feydeau) lui transmet dès les premières répliques "un plaisir jouissif"  à entendre les gens rire.
Elève de Jean-Laurent Cochet (professeur de Gérard Depardieu, Fabrice Luchini, Isabelle Huppert...), elle commence à écrire et développer son talent de comédienne au café théâtre.

Sélectionnée pour écrire et interpréter les sketches délirants du Petit Théâtre de Bouvard, lancé sur Antenne 2 le 13 septembre 1982, elle y rencontre notamment Michèle Bernier et Mimie Mathy avec qui elle crée le trio comique féminin, Les Filles.

En mission pour TF1, j'ai eu le grand plaisir de découvrir cette comédienne, très présente au théâtre, et de l'interviewer.

L'ensemble de notre entretien est en ligne sur le site de TF1Pro, réservé aux journalistes, mais j'ai profité de cette rencontre pour découvrir le travail d'écriture pour la fiction télé et les sketches.

Quelle est la spécificité de l’écriture télé ?

Au théâtre, la liberté d’écriture est totale. A la télévision, le scénariste d’un 90 minutes tient compte de la ligne éditoriale, des codes d’écriture, des contraintes de production et de faisabilité. Sophie Deschamps et moi avons déjà écrit deux Joséphine (Joséphine, ange gardien), trois Sœur Thérèse.com, ainsi que d’autres sujets pour France 3, polars et comédies. La liberté et le cadre en création artistique ne sont pas antinomiques, l’un n’est pas l’ennemi de l’autre. Certaines obligations sont créatrices de cocasserie et de bizarrerie, justement parce qu’il faut trouver des solutions pour s’exprimer dans un cadre précis. Un tournage de télévision est une entreprise beaucoup plus industrielle, qui détermine certains choix d’écriture, en termes de temps, d’effets spéciaux, de décor, de lieux. Par exemple, sachant que le tournage d’un téléfilm dure environ un mois, on n’écrit pas une histoire comportant 1000 effets spéciaux et 50 000 figurants.
 

Ces contraintes sont elles sources de formatage des histoires ?

Non, car on ne part pas des contraintes, mais de ce que l’on veut raconter. Le but est que ce soit tourné, joué, diffusé. Si on colle à l’histoire, on se glisse dans les contraintes.
L’essentiel est de penser au public, à ce qu’on veut partager avec lui et lui faire vivre pendant 1h30.


Le fait d’écrire pour des amies est-il un frein à l’imagination de la scénariste ?

Non ! Au contraire, c’est un bonheur d’écrire pour des gens que l’on connaît bien, qui nous font confiance. On a la chance de pouvoir se parler : "J’aime pas ça, pourquoi tu lui fais faire ça ?"..." Eh bien parce que ceci ou cela… "… "Ah oui, tu as raison ! Je n’avais pas vu ça comme ça…". Pour nous, tout scénariste expérimenté que l’on soit, on peut se tromper. Ce qui est formidable, c’est que sur le tournage, au dernier moment, on peut discuter avec les comédiens et le réalisateur et découvrir que le dialogue est plus ou moins tonique et justifie une modification.

Vous évoquez l’expérience, les doutes éventuels sur l’écriture. Comment acquiert-on la confiance en soi, comment sait-on que "cette" histoire est bonne et mérite d’être à l’écran ?

La première chose : Sophie, ma coscénariste, et moi écrivons en duo. Chacune écrit des séquences précises, puis nous lisons ce que l’autre écrit, et nous critiquons. Le résultat doit nous séduire et nous amuser. La confiance s’installe peu à peu, et, en cas de panne d’inspiration, nous nous redonnons mutuellement des idées.
Ensuite, nous faisons des lectures devant les autres comédiens qui sont emballés ou pas par le texte. Parfois, le monde n’étant pas fait que de gros flatteurs, certains nous invitent à le remanier. Ce recul favorise notre créativité. Lu par les départements fictions des chaînes, les producteurs, le texte ne part jamais en tournage dès le premier jet.

Comment avez-vous su que vous étiez faite pour l’écriture de sketches ?

Je n’ai pas osé tout de suite. J’étais d’abord une spectatrice qui adorait rire aux spectacles de Feydeau et aux Classiques donnés à la Comédie Française par Robert Hirsch, Jacques Charon. Au départ, je n’ai écrit que pour jouer. Il y a moins de rôles pour les femmes, et sans relations dans ce milieu d’artistes, sans une formation classique au Conservatoire, l’écriture a été ma manière de me fabriquer du travail. L’opportunité de participer à l’émission de Philippe Bouvard m’a donné m’a chance.

Télévision, théâtre, cinéma, avez-vous une préférence ?

J’ai eu plus de propositions au théâtre, qui est le premier métier d’un comédien, car il est alors totalement maître de ce qui se passe sur scène. Ce sont des plaisirs différents. Au théâtre, on est tout de suite en contact avec le public, on entend les rires, la qualité de silence. On peut modifier, affiner l’interprétation de soir en soir. Sur un tournage, le plaisir est celui du jeu avec les partenaires, du travail en équipe. Il faut faire confiance au metteur en scène et être plus sur l’instant et sur l’instinct.

Quels sont les personnages que vous n’avez pas encore joués et qui vous plairaient ?

J’ai joué très peu de choses au cinéma et à la télévision, donc, le champ est vaste. J’aime beaucoup les personnages en rapport avec une réalité historique. Quand on me confie un rôle, je suis déterminée à le défendre au mieux, à trouver ses aspérités, son originalité. J’ai l’humilité de penser au public, mais surtout au rôle lui-même, et non pas à ce que je veux y mettre. Ce qui m’importe, c’est ce que le personnage apporte au film ou à la pièce, ce que l’auteur a voulu dire en le créant. A contrario, être engagée uniquement pour faire la rigolote de service ne me séduit pas vraiment, j’aime bien que les personnages aient du sens. Je serais ravie d’interpréter une méchante, une Cruella, pour comprendre comment on en arrive là.

Pour un comédien qui sait jouer, on pourrait presque dire qu’il peut tout jouer. Le rôle et le texte font qu’il va jouer ou pas la sensibilité, mais la seule chose qui importe réellement, c’est la sincérité dans ce que le personnage pense. Savoir être humble devant un personnage permet de jouer toute une palette d’émotions.
Si on veut juste être vu, on peut être présentateur ; être comédien, c’est aimer les textes. Nous sommes tous un peu narcissiques, mais si on n’a que cela, cela donne des personnages plus creux.