01 février 2012

Un nègre vocal pour Lana Del Rey ?

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Lana Del Rey

Hier matin, coup de fil de mon amie Tami (ouais, comme dans Qui veut gagner des Millions) :

"Je t'en suppliiiie, là pendant qu'on parle, branche toi sur Lana Del Rey pour l'écouter en même temps que moi cht'assure elle a une voix d'ange j'men fous d'sa bouche que tout le monde dit qu'elle est refaite, elle a une voix, mais une voix...".

Bon, j'écoute l'ange et le regarde sur le web.

Ok, je vois la bouche en  Canard wc, nous sommes bien à la rubrique nos subliiimes actrices illustrée par Emmanuelle Béart, Marianne Denicourt, Nathalie Baye, etc., qui accueille donc une nouvelle recrue. Elle n'est pas encore actrice, mais ça viendra.

Et je lis plein de trucs sur Lana.
Puis je regarde son passage au Grand Journal et une vidéo où elle chante en tant que Lizzy Grant.

Et j'aimerais que des professeurs de chant donnent leur avis, ainsi que des chanteurs tels que Jean-Louis Murat, qui ne mâche pas ses mots en général.

Parce que moi qui n'ai que 4 mois de vocalises dans le col et des années d'écoute des plus belles voix de la terre, de Mahalia Jackson à Amy Whinehouse, en passant par Caruso, Elvis le sublime, Maria Callas et ...je vais pas raconter toutes mes émotions musicales,  j'observe que la voix parlée de Lana correspond bien à sa voix chantée sur sa vidéo de débutante, celle de Lizzy Grant.

Alors que la voix de Video Games a le coffre d'une professionnelle. Selon l'expression de mon geek favori, elle "envoie du pâté" !

Lana dit qu'elle n'a pas pris de cours de chant. Pas besoin.

Tu m'étonnes chérie ! Pas la peine de se fatiguer les cordes vocales, alors qu'on peut acheter une voix.
On nous refait le plan Plastic Bertrand ! Dont la voix était finalement celle de Lou Deprijck.

Selon Renata Tebaldi, "Dans le chant, la première chose qui compte c'est le souffle, la deuxième c'est le souffle, la troisième c'est le souffle !"

Et toi Lana, manifestement, au niveau du souffle, tu es plus proche du pigeon que du baryton.

Oh dis moi China Moses*, toi qui a écouté ta mère chanter alors que tu arrondissais son ventre, ça te fait quoi d'écouter Lana chuchoter ses âneries et chanter en play-back à l'occasion du soi-disant live ?

Une petite crispation tout de même ?

Je laisse Tami à sa joie, mais je ne serais pas surprise qu'elle découvre bientôt un autre visage que celui de Lana sur "la voix d'ange".

Sauf si la chanteuse dort au fond d'un lac les pieds coulés dans le béton...

Oui, Le Parrain est un de mes films favoris, ainsi que Mulholland Drive  de David Lynch. Ne pas oublier non plus le journaliste Carl Hiaasen, auteur de romans déjantés sur la Floride et les fantaisies de la Maffia.

*China Moses, fille de Dee Dee Bridgewater, venue de MTV, tient la rubrique culturelle dans l'émission de Michel Denisot.

25 avril 2010

Oh boy

Miss Li : pétillante, gaie, heureuse, un vrai plaisir...

05 novembre 2009

Jerry Lee Lewis : le diable aux trousses

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Jerry Lee Lewis par Guy Peelaert-Rock Dreams-Exposé au musée Maillol

Jerry Fous l'Feu, hissé à la force du gosier sur le trône de whiskyland par la grâce de Satan et la puissance de Dieu qui maintient son suppôt éperdu au bord du gouffre depuis 70 ans !

This Man doesn't play Rock'n'Roll....... He is Rock'n'Roll" Bruce Springsteen.

"-La réaction des foules ne vous apporte-t-elle pas un peu de bonheur ?
-Satan ? Il est le plus puissant après Dieu. Il vous entraînera...dans les profondeurs de...la souffrance.
-En quoi Satan tire-t-il bénéfice du fait que vous distrayez les foules ?
-Parce que j'entraîne le public en enfer avec moi. Comment puis-je les emmener au paradis avec Whole lotta shakin' goin' on ?
Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre."

"La scène rock actuelle est incroyablement conservatrice" disait le chanteur Sting (Metro-27 octobre 2009)
"Aujourd'hui, la question n'est pas de savoir comment devenir une rock star mais plutôt comment le rester".

Ce  soir, 5 novembre 2009, au Grand Rex, à 20 h, se produira celui qui a su le rester et devenir une "légende vivante", en dépit des adjuvants et substances toxiques de toute nature, ingurgités depuis qu'il a mis plein gaz sur la route du rock, de la country et de la fantasia des vandales de la musique qui consume ses mages, d'amour, de rage, de désespoir, et de gloire.

"Je ne me suis jamais considéré comme le plus grand, mais je suis le meilleur"

Jerry Lee Lewis dit Le Killer, "C'est comme ça que mes amis m'appellent. Je détestais déjà ce nom quand j'étais gosse, mais il m'est resté collé. Je ne crois pas qu'ils disaient tueur, comme pour dire que j'allais tuer les gens. Je crois qu'ils voulaient dire que j'étais un tueur sur le plan musical. Mais je suis un sale fils de pute. Un mec bien. Jamais fait de mal à ceux qui se sont pas mis en travers de mon chemin. J'ai une sale tendance en moi. Elvis l'avait aussi, mais il l'a cachée. Moi, je la cache pas. Il faut que je la laisse s'exprimer de temps en temps. Elvis...Ce fils de pute s'est défoncé à mort. Son coeur était deux fois plus gros que la normale, avec toute cette défonce qu'il avait pris. Je
vais vous dire ce qu'il était. C'était un toxicomane. Moi, je suis un alcoolique".

Jerry, Jerry, Jerry, dévoré au plus profond des tripes par le boogie-woogie, le gospel, le blues, le hillbilly, musique des"péquenots des collines", rebaptisée country & western après la seconde guerre mondiale.

Comme Elvis, né en 1935, dans une famille aimante, pauvre, du Sud des Etas-Unis où la ségrégation raciale donne naissance à la race music, celle  des labels créés pour le public noir américain, "African Americans".
Le disque permet aux anciens esclaves, affranchis, migrant vers les villes du nord pour y travailler, d'emporter avec eux le blues, le jazz, le gospel, et de faire découvrir ces musiques à tout le continent.

Jerry Lee, adoré des filles dès ses treize ans, idole de Ferriday  et d'Angola, où il se brise le fémur jusqu'au bassin en jouant au foot. Il continue de jouer du piano, la jambe droite plâtrée rejetée sur le côté, position étrange qu'il gardera toute sa vie, en se mettant au clavier.

Possédé par le chant dès l'enfance : à l'église, en écoutant les vieux disques de son père, en choeur avec les enfants des métayers noirs voisins.

Oh, mon Seigneu', mon Dieu, qu'est i ' arrivé quand Adam a pris la pomme ? (Amen, Amen.)
Oui, le Seigneu' n'avait i' pas dit à c' pauv idiot de pécheur de n' pas écouter cette vilaine femme ? (Amen, Amen.)
Oui, Seigneu', lui avait i' dit ou non ? (Amen, Amen, Oui i' lui avait dit.)
Et qu'est-ce qu'il a fait Adam, hein ?
Oui, Seigneu' après que tu lui avais dit de pas l'faire, qu'est-ce qu'il a fait ?
(Amen, Amen, frère, prêche, prêche, prêche.)

Jerry n'est pas un pilier d'école, il préfère nager, lancer le couteau, lire des illustrés et se déchaîner sur le vieux piano de l'église de l'Assemblée de Dieu de Ferriday. A 10 ans, il réussit à à arracher du piano de son oncle Lee Calhoun, les sons qui le hantent et courent dans sa chair. Il "boit" les voix d'Al Jolson, Jimmie Rogers, Hank Williams, Gene Autry, transforme tout en boogie-woogie, qualifié de musique du diable par les Eglises, qui interdisent les "musiques et les airs à se trémousser".

Adolescent, il lit la rubrique "Chez les gens de couleur" du Concordia Sentinel, un hebdomadaire publié à Ferriday. Il y découvre les noms des meilleurs joueurs de blues qui vont se produire dans "La Grande Maison de Haney" une boîte de nuit située au coeur du quartier noir de la ville.

Sunnyland Slim "Le Maigrichon du Pays du Soleil"
Big Maceo "Le Gros Maceo"
Muddy Waters "Eaux Boueuses"
Roy Milton & his Solid Senders "Roy Milton et ses Mecs de Première Bourre"
Memphis Slim & his House Rockers "Le Maigrichon de Memphis et ses Gars qui Cassent la Baraque"
Ray Charles
Bobby Bland et Blues Boy King "Le Garçon du Blues"

Au cours de ces années 1945-1950, le vieux blues rural évolue vers le rythm & blues, puis le rock'n'roll. Le "Big", Will Haney, comme les autres propriétaires de clubs noirs, refuse l'entrée aux blancs, a fortiori à ceux qui n'ont pas encore de barbe au menton.

"On descendait là-bas, on vendait des journaux, on cirait des godasses, ce genre de trucs, et on continuait comme ça jusqu'à ce que personne ne fasse plus attention à nous ; alors on se débrouillait pour passer la porte. Et les gars là-dedans étaient tellement bourrés qu'ils pouvaient même plus mettre un pied devant l'autre. Mec, on se faufilait la-dedans, et le vieux Haney, il nous attrapait. Il disait : "Nom d'un chien, votre oncle Lee, y va s'pointer et y va nous tuer, vous et moi !" Et il nous jetait dehors. Mais j'ai entendu un tas de bons trucs au piano là-bas, ça c'est sûr. Mec, ces vieux types noirs, ils débarquaient dans ces vieux  autobus, avec les pieds qu dépassent des fenêtres, en mangeant des sardines. Mais j'peux t'le dire, ils savaient vraiment jouer de la musique-ça, c'est garanti".

Lorsqu'arrive son tour de savoir jouer de la musique, Jerry Lee devient la terreur des autres musiciens, entre autres ceux de Chuck Berry, pourtant vaccinés : "We're not going to continue the show with that cracker". Le cinglé, Jerry Lee, participe  le 28 mars 1958, à une tournée de vedettes organisée par Alan Freed, animateur et producteur radio.

Imprégné de son succès de 1957, il a exigé de clôturer le spectacle. Chuck Berry, autre star présente ce soir là au Paramount de Brooklin, veut lui aussi passer en final. Alan Freed tranche la querelle : Chuck Berry, plus ancien dans le rock'n'roll fera la clotûre.

Jerry Lee  passe donc avant Chuck, comme prévu. Hurlant, vociférant, il "casse la baraque" et transforme les spectateurs en une tornade prête à grimper au plafond quand il entonne Great balls of fire. Au plus fort du chaos, il sort de sa poche une bouteille de Coca remplie d'essence, asperge le piano, tout en continuant à jouer, frotte une allumette et martèle les touches en feu jusqu'à rendre la salle frénétique.
Rentrant en coulisses pour laisser la place à Chuck Berry, il lui lance très calmement : "Assure après ça, négro."   


21 septembre 2009

Le souffle du rock'n'roll : l'enfer au musée Maillol

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Brasier luisant de l'éclat des stars consummées par ses flammes, le rock griffe les lambris du musée Maillol jusqu'au 26 octobre 2009.
Bye bye, bye baby, bye bye, l'exposition de trente planches originales de l'album Rock Dreams, paru en 1973, conçu par Guy Peellaert, peintre, et Nik Cohn, journaliste, historien et critique de rock anglais, remet en lumière les mythes qui ont fracassé la chanson populaire mondiale dans les années 50. "Le rock est sorti des marécages de Virginie, calmement et lentement, avec une précision extrême, limité dans son rythme, et difficile à apprivoiser. Certains y voient une éclatante présence divine, d'autres l'associent à la dure réalité du rêve américain" chantait Jim Morrison dans The Wasp, en 1971, année de sa désintégration dans la drogue et l'alcool.
Jimi Hendrix, Janis Joplin, Elvis Presley, autres légendes calcinées par le star-system, figurent parmi les personnages de cette galerie    imaginaire reconstruisant en images le parcours du rock commme on peignit les actes des apôtres pour l'édification des âmes perdues.
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Perdus, les adorateurs de la musique profane portée au sommet des charts par Hank Williams, Chuck Berry, Little Richard, Jerry Lee Lewis, déploraient la fin du mouvement rock à l'arrivée de la pop. Selon Bertrand Lorquin, Conservateur du musée Maillol "Dans les années 70, le rock était en perte de vitesse, fragilisé par le folk, la pop... Ses fans se morfondaient en silence. Alors que personne n'y croyait plus, Guy a donné une écriture et un sens à cette musique. Il nous avait compris, nous n'étions plus seuls".
Guy Peellaert, né le 6 avril 1934 à Bruxelles dans une famille de riches bourgeois, a suivi dès son adolescence réfractaire aux conventions de son environnement privilégié, l'émergence des nombreux genres musicaux du Sud des Etats Unis, desquels surgira le fameux That's All Right Mama enregistré le 5  juillet 1955 par Elvis Presley, dans les studios de Sam Phillips à Memphis.
Graphiste, peintre, il débute comme décorateur de théâtre et participe au renouveau de la bande dessinée française des années 60. Tandis que Serge Gainsbourg écrit ses premiers succès pour France Gall : Poupée de cire poupée de son (1965), Les sucettes à l'anis (1966), il s'installe à Paris et rejoint la bande du mensuel satirique Hara-Kiri lancé en 1960.
Sous la houlette de Georges Bernier (alias le Professeur Choron) et de François Cavanna, ce magazine oriente la bande dessinée vers un public adulte, bercé par le duo torride de Je t'aime... moi non plus.
En 1962, Jean-Claude Forest crée Barbarella, l'une des premières héroïnes sexy du neuvième art. Inspirée par Brigitte Bardot, elle incarne la libération sexuelle et le bouleversement des moeurs inhérent à l'affirmation de l'égalité des sexes en Occident.
Toute la société française n'étant pas encore prête à accepter l'image d'une femme émancipée, la publication en 1964 par Eric Losfeld des albums de la pulpeuse voyageuse de l'espace suscite ce qu'il faut de scandale pour la consacrer comme première bande dessinée érotique.
Aimons, foutons, ce sont des plaisirs
Qu'il ne faut pas que l'on sépare;
La jouissance et les désirs
Sont ce que l'âme a de plus rare.
D'un vit, d'un con et de deux cœur
Naît un accord plein de douceurs
Que les dévots blâment sans cause.
Amaryllis, pensez-y bien :
Aimer sans foutre est peu de choses,
Foutre sans aimer, ce n'est rien.
Écrivait Jean de La Fontaine trois siècles avant 69 Année érotique.
Le grand public ne connaissait pourtant du fabuliste que Le loup et l'agneau !
La génération du baby boom, en accédant plus facilement à l'Université, se découvre de nouvelles exigences culturelles auxquelles savent répondre des auteurs, musiciens, peintres, sortis de l'underground, tels Guy Peellaert. Ses Aventures de Jodelle, sur un scénario de Pierre Barbier, paraissent en 1966 dans Hara-Kiri. Jodelle, avatar de la chanteuse Sylvie Vartan et motocycliste longiligne court vêtue, évolue dans un décor Pop Art parodiant les films d'espionnage des années 60.
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Pravda, la survireuse, sa seconde héroïne paraît en 1968 (modèle : Françoise Hardy) et confirme l'évolution de la bande dessinée vers un érotisme élégant, flirtant avec la mode, l'art, et la littérature. Quatrième sur l'échiquier des hommes qui aimaient les femmes  en cuissardes : Valentina, déesse aux traits veloutés inspirés de Louise Brooks, soumise aux fantasmes exubérants de Guido Crepax dans Neutron, récit graphique publié à partir de 1965 dans Linus, magazine italien de bandes dessinées.
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Fasciné par la culture américaine, Guy Peellaert étend ses activités de graphiste à la réalisation d'affiches de cinéma :
Paris, Texas ; Les Ailes du désir ; Taxi Driver... L'idée lui vient de  réaliser de "petits films" mettant en scène les héros du show business qui fait vibrer le monde depuis que la "musique de nègres" a pris possession de jeunesse. Réduit à "une forme d'expression vicieuse et dégénérée", susceptible de n'intéresser que les adolescents de la classe ouvrière ou de la communauté noire, le Rock’n Roll cristallise à ses débuts les critiques racistes et réductrices quant à son apport musical.
En 1973, son histoire chaotique publiée sous le titre  Rock Dreams remporte un succès considérable en Europe et aux Etats Unis. Les 125 tableaux de Peellaert illustrant de brefs textes incisifs de Cohn offrent une chorégraphie des idoles qui ont accompagné le rêve américain. La technique de l'aérographe apporte la douceur et l'effet photographique souhaités par le peintre pour transporter le public dans une réalité rêvée.
Fats Domino, Bill Haley, The Beach Boys, The Beatles... tous sont mis en image dans un style bollywoodien, insérés dans des histoires réelles et imaginaires. Rolling Stone en quintet sadomaso surpris sur la moquette en poil de singe abricot d'un Holyday Inn. Ray Charles au volant d'une de ces "belles américaines" ayant fait la fortune de Général Motors. Janis Joplin en robe de scène pailletée reposant sa solitude et sa bière sur le lit d'une chambre totalement nue...Même enveloppée du froid manteau de la mort, la star reste glamour dans cet album du succès d'un style marqué par le sacrifice de ses adeptes les plus vulnérables.

En 2003, cinq ans avant son décès, Guy Peellaert disait dans Beaux Arts Magazine : "Je n'ai pas peur de la mort. Ce qui est terrible, c'est la vie sans passion. C'est pourquoi Rock Dreams plaît encore aujourd'hui. L'émotion vous maintient vivant. Le Rock représentera toujours le luxe, le clinquant, la fantaisie. Ces images sont un souvenir de ce rêve.

Musée Maillol, 61, rue de Grenelle, 6e. M° Rue du Bac.
Tlj sf mar. et jours fériés 11h-18H.

A voir aussi au musée "Le parcours d'une collectionneuse" : présentation du 3 septembre 2009 à fin janvier 2010, de 15 huiles et 20 gouaches de Serge Poliakoff (1900-1969).