15 novembre 2011

Coup de coeur à Drouot Montaigne

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Raysse, peinture à haute tension-1968-1969

Alerte artistique ! Demain 16 novembre, cette oeuvre d'Elaine Sturtevant sera vendue à la salle Drouot Montaigne. Coup de coeur de Fabrice Hergott, directeur du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, elle est estimée à 60 000/80 000 € par l' Étude Mathias, Baron-Ribeyre & Associés, Farrando-Lemoine.

Il s'agit de la vente de la collection Léon Saltiel, au profit de la ligue contre le cancer. Plusieurs artistes majeurs feront la joie des collectionneurs d'art moderne et contemporain : Joan Miro, Pablo Picasso, Jean Dubuffet, Yannis Gaïtis...

L'exposition Temps forts à Drouot Montaigne offre l'opportunité de découvrir la variété de l'expression artistique et de vérifier l'attraction exercée par des objets parfois déconcertants.

J'avoue ainsi qu'en observant une coupe libatoire en corne de rhinocéros à décor sculpté de pavillon, lettrés et singe sous les arbres, oeuvre créée en Chine (XVIIe XVIIe), estimée à 50 000 €, j'ai le même petit coup de mou que si l'on m'annonçait l'installation du même rhinocéros sur ma terrasse, parce que "vous avez la place, hein !".

 

13 octobre 2011

Un mariage est si vite arrivé...

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Qu'il faut s'y préparer dès ce vendredi 14 octobre, au Carrousel du Louvre !

Le salon du mariage ouvre ses portes du 14 au 16 octobre. Lune de miel, réception, organisation, alliances et bijoux, créateurs, défilés, tout reste à découvrir ces trois prochains jours...

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Robe du soir Oscar Carvallo

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Lingerie Mademoiselle Icosium créée par Sonia Bouaziz-Moula

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Espace beauté Laura Mercier

18 mai 2011

Temps forts à Drouot

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Jeune femme rousse 1927-Moïse Kisling (1891-1953)
Huile sur toile signée en haut à droite
Vente à Drouot Richelieu le 29 juin 2011-Expert : cabinet Schoeller

Du 18 au 22 mai à Drouot Montaigne, les commissaires-priseurs de  Drouot présenteront en avant- première les fleurons des ventes aux  enchères de mai, juin et juillet 2011.
Une occasion de découvrir les "Coups de Cœur" de personnalités, collectionneurs et créateurs, dans une scénographie originale et innovante, fil conducteur de cette nouvelle édition.

Pierre Hermé,  Olivier Kaeppelin, Marisa Berenson, Frédéric Taddeï, et d'autres amoureux des arts révèlent ainsi leurs préférences.

Cette saison, l’art moderne et l’art contemporain seront particulièrement à l’honneur, avec la dispersion très attendue de la collection Rena et Jean-Louis Dumas, ancien Président d’Hermès. (SVV Ferri - le 10 juin à Drouot Richelieu). Parmi les œuvres vendues lors de cette vacation, seront présentées au Temps Forts une "Composition noire, T renversé" datée 1961, par Antoni TÀPIES, estimée 200 000 / 300 000 €, une acrylique par Pierre SOULAGES (200 000 / 220 000 €), ou encore une  "Composition abstraite", par Serge POLIAKOFF, toile datée 1954 (200 000 / 250 000 €).

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Collection d'art forain Fabienne et François Marchal

La salle Drouot est une institution parisienne, recevant 3000 à 5000 visiteurs quotidiens, bien décrite par Henri Seydoux, homme d'affaire séduit par Gabrielle d'Estrée, sérigraphie d'Alain Jacquet :
"Aujourd'hui Alain Jacquet redevient à la mode...Ça aussi c'est l'esprit de Drouot...Le choc temporel...le mélange de genres...La provenance des oeuvres...Dans la même salle...Des tableaux anciens côtoient des avant-gardes passées de mode...Des toiles à la provenance indéterminée côtoient des oeuvres à la provenance irréprochable...Pour celui qui aime les objets...leur parcours...leur aventure tumultueuse, l'hôtel Drouot est unique".



08 mai 2011

James Chedburn à la Galerie Lélia Mordoch

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Au fil du cirque du 28 avril au 4 juin 2011

Anciennes boîtes en fer de sucres, de chocolats, d’épices et de thés, cheval de cirque couronné d’une plume blanche attendant son écuyère en piaffant...
Le sculpteur animalier James Chedburn s'inspire du cirque pour ses nouvelles sculptures en fil de fer qui enchantent la Galerie Lelia Mordoch, 50 rue Mazarine, dans le 6è arrondissement de Paris.

J'aime son travail et vous invite à le découvrir plus longuement en examinant ces superbes photos.

Je l'avais interviewé précédemment et ne lui ai posé que trois questions ce jeudi 5 mai, car l'artiste était très sollicité !

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 Selon Georges Bataille, "Ce que l'art est tout d'abord et ce q'il demeure avant tout, un jeu", qu'en pensez vous ?
Je ne sais pas pour l'art, mais cette définition convient bien à mon travail !

Comment les gens réagissent-ils en regardant vos oeuvres ?
J'aime les voir jouer avec les manivelles, le contact direct avec l'objet est important.

D'où vient l'inspiration du cirque ?
En fait, je n'aime pas le cirque, mais l'idée du cirque, l'image un peu nostalgique qu'il évoque en moi.

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Dans le cadre d’Art Saint-Germain-des-Prés du 19 au 22 mai 2011, le vernissage a eu lieu ce jeudi 5 mai, en présence d'une foule de people. Let's go...

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Sarah Ferguson, ex-membre de la famille royale britannique (ex-épouse du prince Andrew, second fils de la reine Élisabeth II du Royaume-Uni, et mère des princesses Beatrice et Eugenie d'York).
 
Persona non grata au mariage du prince William et de Kate Middleton, la duchesse d'York confie au Livre d'Or de James Chedburn, le nom de l'auteur des photos et vidéos filmées à l'aide d'un Blackberry envoyées anonymement au tabloïd The Sun et à un footballeur "mystère" en guise de chantage.

Les images compromettantes impliquent une star de la Premier League dans un nouveau scandale sexuel : le joueur aurait été filmé en pleine orgie avec trois Suédoises blondes dans un hôtel de Las Vegas.

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 Urania du Sânon, secrétaire perpétuelle du Syndicat d'élevage du Poney Romand

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 Liza Minnelli

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José Miguel Santacruz, ingénieur du son et tombeur de Carlos Ramirez Abadia, chef du cartel colombien, démasqué par détecteur vocal, malgré les multiples chirurgies plastiques qu'il a subies et les nombreuses identités qu'il s'était fabriquées...

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Laurent Blanc, sans ses lunettes. En congés depuis une semaine au centre de remise en forme du Palace Merano dans la petite ville du Tyrol italien de Merano, le sélectionneur de l'équipe de France de football prépare son audition dans l'affaire des quotas ethniques supposés à la Fédération française de football (FFF).
Lancé dans une discussion avec un zèbre, l'entraîneur évalue le respect de la parité rayures noires/rayures blanches de l'équidé africain...

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Roselyne Bachelot teste l'effet cyclamen...
La ministre des Solidarités et de la cohésion sociale est accompagnée de Margrethe, sa libellule de Zanzibar, dressée au cirque Gruss par Sandro Montez. 

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 Le livre d'or témoigne du succès des oeuvres présentées ! 

14 mai 2010

Le Cinéma d’Ellen von Unwerth

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Monica Bellucci & Vincent Cassel © Ellen von Unwerth

Jusqu'au 19 juin, Le Bon Marché Rive Gauche présente les photos de stars du cinéma d'Ellen Von Unwerth.

Mannequin dans les années 80, avant de passer derrière l'objectif, Ellen est vite remarguée pour ses images élégantes et sexy. Elle travaille pour la plupart des grands magazines de mode Vogue Etats-Unis, France et Italie, Vanity Fair, Interview, The Face, ou i-D. Elle réalise de nombreuses campagnes de pub parmi lesquelles Guess, Diesel, Chanel, Miu Mui, Adidas et Morgan, Clinique our Parco au Japon, ainsi que des clips pour Duran Duran, N'Dea Davenport et Salt n'Pepa.
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Penelope Cruz-Romain Duris

Si elle évoque l'influence d'Helmut Newton, la photographe dit simplement "I just try to make beautiful pictures....je connais la technique mais je ne suis pas une technicienne, j'aime simplement mettre la beauté des femmes en valeur".
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Claudia Schiffer-Guess

La vivacité, la joie de vivre de ses modèles s'exprime d'autant plus facilement qu'elle les encourage à participer à l'histoire qu'elle met en scène.
Détestant le mutisme qu'on lui imposait en tant que mannequin, Ellen Von Unwerth sait créer l'ambiance chaleureuse qui donnera des photos pétillantes et sexy. "J'aime les filles qui ont de la personnalité et sont un peu coquines".
Allier charme, mode, plaisir, jeu, c'est tout le talent de cette amoureuse de la vie dont les Fräulein nous entraînent dans une conte fétichiste et glamour.
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Sophia Loren, Marion Cotillard, Javier Bardem, Liz Hurley...Ellen Von Unwerth nourrit le rêve hollywoodien à coups d' images sophistiquées aussi belles à croquer que la jambe de Monica Bellucci.

Le Bon Marché Rive Gauche, Verrière du 2ème étage,  24, rue de Sèvres Paris 7ème.

30 avril 2010

Izis, Paris des rêves

Arletty-Pierre Brasseur

"Paris est tout petit pour ceux qui s'aiment comme nous d'un aussi grand amour !..." L'exposition présentée à l'Hôtel de Ville  de Paris jusqu'au 29 mai nous plonge dans le  Paris de Marcel Carné, et Des Enfants du Paradis dont les dialogues de Jacques Prévert résonnent encore comme un enchantement.

"Qu'est ce que tu faisais avant les bijoux ?
"Je les désirais".

Jean Gabin, Mireille Balin dans Pépé le Moko de Julien Duvivier. Henri Jeanson, auteur, journaliste, a coécrit les dialogues avec le rélisateur. Il allait souvent écouter René Simon, figure théâtrale parisienne, pour s'inspirer de ses coups de gueules et son franc parler.

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André Malraux et Marc Chagall devant un des éléments du plafond de l'opéra Garnier-Manufacture des Gobelins-1964

Izis, de son vrai nom Israëlis Bidermanas, né à Marijampole (Lituanie, alors partie de l'Empire russe) le 17 janvier 1911 arrive à Paris en 1930, au moment où Edith Piaf chante en duo avec Simone Berteaut dans les rues de la capitale. Responsable d'un studio de photographie  dans le 13ème à partir de 1933, il prend les armes et le maquis pendant la seconde guerre mondiale.

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Retouches pour le plafond de l'opéra Garnier-Manufacture des Gobelins-1964

L'exposition démarre par ses photos de maquisards et résistants, enchaîne avec les lieux populaires parisien, tels que le Jardin des Plantes et ses quelques animaux encagés et révèle le talent de ce photographe à travers des reportages en Israël, en Angleterre...    
A la Libération, Izis, ami de Jacques Prévert et des artistes de son époque devient reporter pour Paris Match, qui l'envoie "là où il ne se passe rien". Il couvre ainsi pour l'hebdomadaire les préparatifs et les "à-côtés" du couronnement de la Reine Elisabeth. The Queen’s People (1953).

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Van Dongen et Brigitte Bardot dans l'atelier du  peintre

Vendeurs de muguet, vagabonds endormis sur les quais de la Seine, amoureux du fil de l'eau et de la foire du Trône nous entraînent dans un chemin empreint de spleen et d'humour.
Remarquables de poésie, ses photos de cirque participent à la création d'un rêve auquel il ne manque que la parole. Quel était le vocabulaire de cette époque ?
Comment parlait-on dans les rues de Paris ? Jouvet dans Quai des Orfèvres, Gabin dans La Belle Equipe, sont-ils le reflet du langage de leur temps ?

Hôtel de Ville - Salle St-Jean
5 rue de Lobau 75004 Paris
M° Hôtel de ville
Bus : 70/72/74/76/96
Tous les jours de 10h à 19h sauf dimanches et jours fériés

Entrée libre

07 mars 2010

La fabrique des images

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Découvrir la relation entre notre conception du monde  et notre manière "d'imager" sa représentation à travers des objets, des motifs, des couleurs, devient un parcours intrigant lorsqu'il est construit par un brillant anthropologue. Intrigant par la juxtaposition inhabituelle d'objets hétérogènes : masques, coiffes de plumes, toile de maître hollandais.
Hétérogénéité destinée à concentrer l'attention du visiteur sur la question essentielle de ce qui est en jeu derrière toute figuration.

Après Qu'est-ce qu'un corps et Planète Métisse, Le musée du quai Branly présente La Fabrique des Images jusqu’au 17 juillet 2010, une exposition anthropologique, conçue par Philippe Descola, disciple de Claude Lévi-Strauss et professeur au Collège de France, auteur d'un ouvrage édité chez Plon dans la collection Terre humaine : Les Lances du crépuscule.
160 œuvres et objets en provenance des cinq continents illustrent les différentes façons d’appréhender et de représenter notre environnement.
L'objectif de l'exposition est de "donner à voir ce qui ne se voit pas d'emblée dans une image, à savoir, les effets que ceux qui l'ont créée cherchaient à produire sur ceux à qui elle était destinée.
Dans certains cas, ces effets sont perceptibles par delà les siècles et la diversité culturelle, mais le plus souvent, ils restent opaques aux visiteurs dont le regard a été façonné par la tradition de l'art occidental".
Philippe Descola émet l'hypothèse que la mise en oeuvre de ces effets répond à quatre grandes stratégies figuratives, correspondant à "Quatre manières de rendre présent dans des images tel ou tel système de qualités prêtées aux objets du monde" .:
"Ces systèmes de qualité sont appelés ontologies et servent, dans la vie quotidienne à identifier des classes  d'êtres qui se distinguent les uns des autres par des propriétés communes.
Or, toutes les cultures n'ont pas la même ontologie : l’animisme, le naturalisme, le totémisme et l’analogisme ont quatre façons différenciées de percevoir des discontinuités et des continuités entre les choses.

La mise en scène se prête à la découverte du secret des images....
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Vue générale de l'expo. © musée du quai Branly, photo Antoine Schneck

La première section de l'exposition analyse et illustre l'animisme, c'est à dire la généralisation aux non humains  d'une intériorité de type humain. Toute entité, un animal, une plante, un artefact, est dotée d'une intériorité , animée d'intentions propres, capable d'actions et de jugement. L'apparence physique change d'une entité  à l'autre. Le modèle animiste rend visible l'intériorité des différentes sortes d'existants et montre que celle-ci se loge dans des corps aux apparences dissemblables
Combinant ressemblances morales et différences physiques, l’animisme est représenté entre autres images, par les masques colorés des Indiens d’Amérique du Nord ou les parures de plumes des peuples d’Amazonie, pour qui animaux et plantes ont une intériorité semblable à celle des humains malgré une apparence physique différente.
Il ne s'agit pas tant  de fabriquer des images de corps humains ou animaux à la ressemblance  de modèles. Les Indiens s'attachent plutôt à transformer les corps humains eux-mêmes en images, en empruntant des motifs et des attributs aux corps animaux. Griffes, becs, plumes, dents, duvet, pelage, os, élytres, écailles, utilisés comme ornement, traduisent la volonté d'emprunter aux animaux leurs aptitudes biologiques, et donc, l'efficacité avec laquelle ces derniers tirent parti de leur environnement.

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Couronne-© musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado
Date de l'oeuvre : 1960-1972
Matériaux et techniques : Amazona farinosa, Ara ararauna, Ara chloroptera, Casmerodius albus, Cracidae sp.
Pays : Amazonas
Continent : Amérique
Ethnie : Arawak

La deuxième section expose l'ontologie naturaliste, qui domine en Occident depuis l'âge classique : ce n'est pas par leur corps, mais par leur esprit que les humains se différencient des non-humains. Les corps sont tous soumis aux mêmes lois de la nature. Deux traits dominent cette vision :
-L'intériorité distinctive de l'être humain.
-La continuité physique des êtres et des choses dans un epace homogène.
Philippe Descola illustre cet énoncé par l'irruption de la figuration de l'individu dans la peinture flamande au XVème siècle. La manière de figurer met l'accent sur l'identité individuelle en excellant dans deux genres inédits : la peinture de l'âme et l'imitation de la nature.
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La leçon de lecture, Gérard ter Borch-vers 1652-Musée du Louvre, département des peintures

Le totémisme-troisième section, mode d'identification des Aborigènes d'Australie, serait composé d'un grand nombre de classes d'êtres regroupant des humains et des non-humains. Les membres de chaque classe partagent des qualités physiques et morales incarnées par un totem.
Pour comprendre ce que sont les images totémiques, il faut connaître le statut général des images en Australie. Elles sont toutes et partout liées aux Êtres du rêve, et aux actions dans lesquelles ils se sont engagés afin de mettre en ordre le monde et de le rendre conforme aux subdivisions qu'ils incarnent eux-mêmes.
Les peintures sur toile des Aborigènes du désert central prolongent la tradition des dessins sur le sable. Les peintures pointillistes figurent les itinéraires suivis par les êtres totémiques au temps du Rêve.
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Peinture acrylique sur toile "Rêve des deux hommes", Paddy Jupurrurla Nelson-1991
Pays : Yuendumu
Continent : Océanie
Ethnie : Warlpiri
© musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado

L'analogisme-quatrième section,  est "un monde enchevêtré" où tous les occupants sont différents les uns des autres. La pensée s'attache à rendre présents des réseaux de correspondance, d’affinités, entre les éléments discontinus. cela suppose de multiplier les composantes de l'image et de mettre en évidence leurs relations.
Le réseau peut se donner à voir au moyen d'une accumulation non exhaustive d'objets de même nature exprimant des qualités différentes du monde, comme c'est le cas des poupées kachina.
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© musée du quai Branly, photo Thierry Ollivier, Michel Urtado
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Dans la mythologie des Indiens Hopis et Zuñis du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, au Sud Ouest des États-Unis, les kachinas sont des esprits : esprits du feu, de la pluie, du serpent, ou encore esprits farceurs, espiègles bienfaisants ou malfaisants... Une sorte d'inventaire du monde visible et invisible. Six mois par an, à l'occasion de fêtes rituelles, ces esprits s'incarnent dans des danseurs masqués et costumés. Des poupées de bois peintes de vives couleurs, également nommées kachinas et représentant ces danseurs, sont offertes aux enfants, à l'issue des fêtes, pour qu'ils se familiarisent avec le monde des esprits.

La typologie de Philippe Descola est-elle une étape de l'anthropologie, susceptible de la même déconstruction que le totémisme, exposé par Emile Durkheim en 1912 dans Les Formes élémentaires de la vie religieuse, et remis en cause par Claude Lévi-Strauss en 1962 ?
Seuls les visiteurs rompus aux débats relatifs aux sciences humaines apporteront une réponse.

Pour le profane, reste le sentiment que ces catégories définies, intemporelles, sont perméables. Ne peut-on trouver des traces d'analogisme dans une image classée dans le totémisme ? Ce canevas permet-il de classer des sculptures de Calder, une aquarelle de Tracey Emin dans l'un au l'autre de ces modes de figuration ?

Le naturalisme supposé propre à l'Occident est il exempt de toute trace d'animisme ? Les procès d'animaux ne sont-ils pas la marque d'un animisme occidental ?
Que penser des limaces excommuniées par le chanoine Noseret, vicaire général de Mâcon, en 1481, et par l'official de Grenoble, à la requête des syndics et conseillers de cette ville, en 1543 ?
En avril 1547, les consuls de Romans donnaient procuration à deux avocats pour soutenir, devant le vicaire général de Valence, un monitoire (lettre de citation adressée par un juge ecclésiastique à ceux qui ont connaissance d'un fait pour les obliger à témoigner) contre les chenilles, verpillères, rats et autres animaux nuisibles, et pour demander contre eux des lettres de malédiction s'ils refusaient de se retirer en un certain champ "de trente seterées" qui leur était désigné !

La Fabrique des images
Du 16 février 2010 au 17 juillet 2011
Au Musée du Quai Branly
Mezzanine Ouest
37, quai Branly
75007 Paris
Tél : 01 56 61 70 00
M° Alma-Marceau

Mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h
Jeudi, vendredi et samedi de 11h à 21h
Billet collections 8,50 € plein tarif et 6 € tarif réduit




19 novembre 2009

Artistes d'Abomey : Who's Who

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Gléglé en lionceau. Détail de bas relief-Fon-Gléglé fut roi d'Abomey de 1858 à 1889 à la suite de son père, Ghézo.

Après avoir exploré le mythe de Tarzan cet été Tarzan ! ou Rousseau chez les Waziri, le musée du quai Branly nous propose de découvrir les artistes d'Abomey, ancienne capitale et vitrine du royaume du Dan-Homé (ou d'Abomey), fondée selon la tradition en 1625.
Ce royaume militaire, remarquablement organisé, s'étendit vers la zone côtière (trafic des armes et des esclaves) et conquit le royaume d'Allada qui se reconstitua à Porto-Novo (actuelle capitale officielle de la république du Bénin).

J'apprécie la lumière feutrée de la mezzanine Est, ajoutant une aura de mystère aux oeuvres exposées, mais j'ai regretté, le soir du vernissage l'absence de musique. Les musicologues africains s'accordent sur un point : chez les peuples africains, l'activité musicale est une chose naturelle qui se mêle étroitement à la vie. La musique pénètre les moindres interstices du quotidien, et les activités les plus insignifiantes sont assorties de leur commentaire musical.
Devenue une visiteuse exigente après avoir entendu la bande son, particulièrement réussie, de Tarzan ! ou Rousseau chez les Waziri, j'émets le souhait d'un accompagnement musical qui ajoutera au charme de l'exposition.

Par chance, j'ai rencontré un chanteur à la voix envoûtante : Bido, né à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. Il faut absolument écouter le chant qu'il a enregistré tout spécialement pour Beautifulenfrance, Isabella, une chanson d'amour :

podcast

"Artistes d’Abomey, Dialogue sur un royaume africain" présentée du 10 novembre 2009 au 31 janvier 2010, invite le public à découvrir une partie du trésor des collections du musée qui abrite l'un des plus importants fonds d'arts africains au monde, avec près de 70 000 objets en provenance du Maghreb, d'Afrique subsaharienne et de Madagascar.
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Vernissage de l'exposition-9 novembre 2009

Chaque type d’objets était conçu par une famille d’artistes dont le savoir-faire se transmettait de père en fils. Grâce à d’importantes recherches menées par le commissaire de l’exposition Gaelle Beaujan-Baltzer, le conservateur du musée d’Abomey Léonard Ahononb et l’historien de l’art Joseph Adandé, il est aujourd’hui possible d’associer des artistes et familles d’artistes à chaque type d’objets présentés, fait rare dans l’art africain.

Outre le fameux trône du souverain d'Abomey, exposé sur le plateau des collections permanentes, le musée met en scène des pièces illustrant la royauté  et l'histoire de sa fondation : photographies, sculptures, bas-reliefs, aquarelles, gravures, tentures, parures, matériel divinatoire, armes...82 objets et huit documents graphiques anciens révèlent la créativité des artistes de la cour d'Abomey.

Cadeaux diplomatiques, collecte ethnographique ou butin de guerre coloniale, ces oeuvres témoignent des échanges entre la France et le Danhomè.
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Blaise Onésiphore Ahanhanzo Glélé, maire  actuel d'Abomey

Associer un nom à un objet

La recherche des auteurs des oeuvres conservées au musée du quai Branly s'inscrit dans la démarche entamée par Frans Olbrechts (1899-1958), anthropologue, professeur à l'Université de Gand, et William Fagg (1914-1992), conservateur du département ethnographique du British Museum à partir de 1938.
Pionniers dans la construction d'une histoire de l'art africain, ils ont tous deux affirmé que "L'artiste tribal n'est pas l'élément anonyme d'une collectivité plus ou moins identifiable, mais une personnalité distinguable et originale, tout comme Cellini, Turner ou Matisse, même si dans la plupart des cas nous ne le connaissons qu'à travers ses oeuvres".
Jusqu'au début du XXème siècle, le mot "art" n'était pas utilisé pour désigner les productions artistiques des peuples non occidentaux. Jugés à l'aune de l'histoire des arts européens, les objets collectés, dénommés "sauvages, fétiches, idoles", étaient  considérés comme des spécimens ethnographiques, témoins de l'avancement des cultures.
Dès les Croisades, l'Occident a entrevu le pays du Soudan, d'où venaient les magiciens des récits arabes. L'idéologie voyant dans le Continent Noir le Royaume des Idolâtres, le Royaume oublié de Dieu, prend sa source dans les récits empreints de mythologie du Moyen Age et le traité d'Honorius d'Autun au XIIème siècle De l'image du monde, décrivant les bestiaires et herbiers fabuleux, les coutumes étranges, les phénomènes surnaturels et les monstres .
Les contacts entre le continent Africain et l'Europe sont établis par les navigateurs Portugais dès 1470, lorsque les cours européennes commandent au Bénin des coupes, des salières et des poivriers en ivoire. Il faut attendre le début du XXème siècle pour que les objets africains et océaniens entrent dans les galeries d'art primitif et acquièrent un statut d'oeuvres d'art à part entière.
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Du "fétiche" à l'objet d'art

Dès les années 1900, ethnologues, anthropologues, artistes occidentaux, ressentent la nécessité de dépasser le préjugé tenace : "des arts sans histoire sont des arts sans artistes". Face à la culture de l'écrit, l'Afrique noire, où règne la tradition orale, est apparue dès les premiers contacts au XVème siècle, aux yeux des européens, comme dénuée de culture, de passé. L'incompréhension des langues (peu de voyageurs apprendront, à l'instar de Richard Burton, 29 langues et 11 dialectes pour mieux appréhender les sociétés découvertes) favorisera l'éclosion de l'idée que l'Africain est inapte à la civilisation.
Les "fétiches" ne pouvaient accéder au statut d'oeuvres d'art que par l'évolution des mentalités, accélérée par la prise de conscience que les objets amassés depuis les pillages du XIXème siècle, étaient plus que de simples témoignages historiques.
Les recherches d'Ernst Grosse (1862-1927) dans The Beginnings of Art (1897), provoquent une rupture dans le regard porté sur les arts "primitifs", en définissant les bases de l’ "Anthropologie de l’Art".
Grosse trouve "étrange" que les populations primitives "fassent preuve d'un grand talent en sculpture". Il remarque que les "primitifs" produisent des oeuvres réalistes à partir d'observations des êtres et des objets qui les entourent. Trois idées fondamentales naissent de sa réflexion :
-l’art a une fonction sociale.
-les productions des peuples sans écriture ne peuvent être appréhendées que dans le contexte des formes de cultures où elles sont apparues.
-la pulsion esthétique est partagée par l’ensemble de l’humanité.
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Dans la lignée d'Ernst Grosse, Franz Boas (1858–1942), fondateur de l’anthropologie culturelle, à partir de ses recherches sur l'art amérindien, développe dans "Primitive Art (1927) l'idée qu'il y a art lorsqu'une maîtrise technique permet d'obtenir une forme parfaite, que celle-ci reproduise une image réelle ou donne réalité à une image mentale.
Affirmant que certains traits universels font que l'art est art, il fait entrer les "fétiches" dans le champ artistique.
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Ce sont ensuite les artistes qui découvrent l'"Art Nègre". En Allemagne, aux environs de 1904, Emil Nolde (mouvement Die Brücke) présente les objets africains et océaniens comme relevant d'un "Art original, mûr et plaisant".
En France, Aristide Maillol  discerne dans l'Art Nègre qui "Renferme plus d'idées que l'art grec", une grande liberté dans l'invention des formes.  
Les peintres fauvistes (Vlaminck, Derain, Matisse, Braque...) s'inspirent de Gauguin qui régénère sa peinture en puisant dans les formes étrangères.
Tous démarrent des collections d'objets africains, attirés par l'audace des formes et l'antiréalisme qu'ils veulent insérer dans leurs propres créations. Les objets "sauvages" acquièrent rapidement valeur marchande et valeur esthétique. La mode est alors à la nécessité de "Retrouver les instincts, les extases, les réactions viscérales prêtés à l'Homme des Origines, au primitif".
Mais la classification en Art Primitif dénote encore l'ignorance des conditions de fabrication et de conception des oeuvres des peuples d'Afrique, d'Océanie et d'Amérique.
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Couronne funéraire ade Ville d'Ifè (?), style yoruba-entre 1860 et 1889
Perles en pâte de verre-Musée du quai Branly-Don Bernard Maupoil
Le roi Glèlè fit faire cette couronne pour le nesuxwe (culte des défunts de la famille royale) de son fils Ahanhanzo, tué par son frère Béhanzin.

De l'Art Primitif à l'Art Premier

Il faudra tout l'apport des travaux des ethnologues qui enquêtent sur le terrain, en corrélation avec les récits des voyageurs et missionnaires et l'acuité du regard des marchands d'art, pour découvrir, comme l'écrit Jean Laude, que "Pas plus en Afrique que dans l'Europe médiévale, l'oeuvre d'art n'est le pur produit de l'instinct, ni le résultat de cette création délirante et extatique que certaines imaginations mal informées ont considéré longtemps comme un des caractères de l'art africain. Il y a en Afrique des artistes au sens propre du terme et il est absurde de rapprocher, comme c'était la mode entre les deux guerres, l'art de ces soi-disant "primitifs" de l'art des enfants et des fous pour en faire une catégorie spéciale et vaguement pathologique de la création artistique. L'artiste africain est un homme qui, au point de départ, a appris un métier, selon des règles précises, ausi bien sur le plan esthétique que sur le plan social".
Au fur et à mesure du développement de la muséographie, le terme Arts Premiers s'est substitué à celui d'Art Primitif pour désigner les objets provenant des sociétés non occidentales.
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Familles Metakonto et Hountondji-Trophée de guerre-Style fon-entre 1858 et 1889
Crânes humains, alliages cuivreux, métal, verre
Muséeum d'Histoire naturelle de Nantes
Don capitaine Rilba, saisi après la prise d'Abomey
Ce trophée, réalisé par deux familles d'artistes de cour, est composé d'éléments en alliage cuivreux importé. Les Metakonto avaient pour tâches de nettoyer et traiter les crânes trophées ramenés dans le royaume comme preuve de victoire sur les champs de bataille...Ce type de trophée était destiné à impressionner le visiteur. C'est pourquoi le magasin des crânes (metago) était installé dans un endroit facile d'accès au public.

Cette terminologie laissant entendre qu'il existerait une évolution artistique de l'humanité dont les arts issus d'autres contrées que l'Occident seraient les premiers balbutiements a suscité des controverses telles que le musée dit des Arts premiers, voulu par Jacques Chirac, a opté pour le nom "Quai Branly".

"Art Ethnique" ou "Tribal", il importe surtout de démontrer que la prétendue stagnation de la création artistique en Afrique s'appuie sur l'ignorance de l'histoire de ce continent.
En ce sens, le travail de l'équipe de chercheurs impliqués dans la réussite de cette exposition doit être souligné. Retrouver les noms des artistes d'Abomey ne signifie pas, comme en Europe, lorsqu'on identifie une oeuvre de maître, l'ajout d'un supplément de valeur financière, la cote des oeuvres d'art tenant bien souvent à la collection à laquelle elles ont appartenus.
La datation et l'identification des oeuvres contribuent à la connaissance de sociétés, qui, par la richesse des solutions figuratives inventées par leurs artistes, doivent être considérées comme sources d'un apport majeur à l'art dans son ensemble.
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Famille Houndo et Hountondji ou famille Akati-Récade caméléon, emblème d'Akaba-Style fon-vers 1920
Fer, bois, cuivre
Musée du quai Branly-Don de M. de Garreres
Spécifiques du Danhomé, les récades en forme de hache sont destinées au roi, à ses messagers, aux dignitaires et aux responsables des principaux cultes vodoun. Les motifs et matériaux varient selon l'usage. Portées à l'épaule et brandies lors de danses, les récades sont une forme achevée de l'expression du pouvoir au Danhomé. L'absence de patine d'usage indique que cette récade fut certainement produite à l'époque coloniale. La qualité des matériaux, des figures et des finitions atteste qu'elle provient d'un atelier qui travaillait pour la cour avant l'exil du roi Agoli-Agbo. Les colons devinrent les nouveaux commanditaires de ces artistes, désormais sans mécènes.

Notons aussi un aspect spécifique du Quai Branly : son ouverture au dialogue avec des partenaires représentatifs des diasporas. A ce titre, Brice Monnou, Présidente de FECODEV, Femmes et contribution au développement, a participé à l'accueil des publics au Quai Branly lors de journées d'études.
Son association prépare un projet de sensibilisation des migrants en France, sur l'abandon de l'excision. En coordination avec une ONG, installée sur place, elle concentre son action sur 40 villages du Mali.
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Brice Monnou au vernissage.

Musée du quai Branly
37, quai Branly
75007 – Paris
Tél : 01 56 61 70 00
mardi, mercredi et dimanche : de 11h à 19h
jeudi, vendredi et samedi : de 11h à 21h




16 octobre 2009

Chasseurs d'images

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Aujourd'hui, lancement de la 3e édition des Rencontres photographiques du 10e arrondissement de Paris 2009 organisées par la bibliothèque Chateau d'Eau et la Mairie du 10e arrondissement, sous le commissariat général de Carlo Werner et le parrainage de Stéphane Couturier.

La photo, à l'honneur cette semaine à Paris avec le Salon de la photo organisé Porte de Versailles, prend ses quartiers d'automne avec originalité au centre de Paris jusqu'au 28 novembre 2009.

La spécificité de cet événement exceptionnel ?

Cafés, restaurants, boutiques de mode, librairies, galeries spécialisées et centres culturels participent activement à des  activités autour de la photographie. Expositions mais aussi conférences-débats animées par des professionnels, ateliers de photo, visites d’exposition en présence des photographes, performances-surprises.

Tout invite à découvrir un quartier où se niche le New Morning ( 7 r Petites Ecuries), le Passage Brady, le théâtre Antoine.

Quelques unes des photos à découvrir :

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Parking MP10 Agence TGTFP
Exposition collective hall de la Mairie du 10e
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Photo extraite de la série Les Délaissés
Exposé à la boutique de fleurs Bleuet Coquelicot
10 rue de la Grange aux Belles 75010 Paris
M° J. Bonsergent/Colonel Fabien
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Frédéric Dekkal
Exposé chez Détente et Saveurs
23 rue Louis Blanc-M° Louis Blanc
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Marie Babey
Exposée à la Cristallerie Schweitzer
84 quai de Jemmapes-M° Jacques Bonsergent

Mon coup de coeur : à la conférence de presse, j'avais été happée par cette image de Philippe Fontana, me rappelant certaines scènes du peintre Edward Hopper.
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Photo de la série Fiction USA
Exposition collective hall de la Mairie du 10e
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Philippe Fontana Touristes-Paris 2009

Et finalement, c'est tout à fait ce que cet artiste souhaite :
"I attach no order of importance to what I photograph but I’m always looking for an image that will bring me back to a painting or a film.
As if I were on the constant look out for a new film which I construct image after image.
And thus begins a sort of wandering to find a certain light, colors and atmosphere that visually match what I feel at the moment I take the shot."

Mairie du 10e
72, rue du Fg St-Martin - Paris 10e - M° Chateau d'Eau
Tél. : 01 53 72 11 75













 


15 octobre 2009

Les fastes de Byzance au Grand Palais

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Découvrir l'histoire de Constantinople, Istanbul, du paléolithique jusqu’à nos jours : c'est le thème de l’exposition De Byzance à Istanbul, un port pour deux continents, au Grand Palais, du 10 octobre 2009 au 25 janvier 2010.
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3, avenue du Général-Eisenhower. Paris VIIIe. Ouverture tous les jours sauf le mardi, de 10 heures à 20 heures.
Nocturne le mercredi jusqu’à 22 heures. Tarif : 11 euros. Renseignements au 01.44.13.17.17. 

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