15 novembre 2011
Coup de coeur à Drouot Montaigne

Raysse, peinture à haute tension-1968-1969
Alerte artistique ! Demain 16 novembre, cette oeuvre d'Elaine Sturtevant sera vendue à la salle Drouot Montaigne. Coup de coeur de Fabrice Hergott, directeur du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, elle est estimée à 60 000/80 000 € par l' Étude Mathias, Baron-Ribeyre & Associés, Farrando-Lemoine.
Il s'agit de la vente de la collection Léon Saltiel, au profit de la ligue contre le cancer. Plusieurs artistes majeurs feront la joie des collectionneurs d'art moderne et contemporain : Joan Miro, Pablo Picasso, Jean Dubuffet, Yannis Gaïtis...
L'exposition Temps forts à Drouot Montaigne offre l'opportunité de découvrir la variété de l'expression artistique et de vérifier l'attraction exercée par des objets parfois déconcertants.
J'avoue ainsi qu'en observant une coupe libatoire en corne de rhinocéros à décor sculpté de pavillon, lettrés et singe sous les arbres, oeuvre créée en Chine (XVIIe XVIIe), estimée à 50 000 €, j'ai le même petit coup de mou que si l'on m'annonçait l'installation du même rhinocéros sur ma terrasse, parce que "vous avez la place, hein !".
20:21 Publié dans Beautiful Espaces, Beautiful Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : temps forts drouot montaigne, ciel un rhinoceros
13 octobre 2011
Un mariage est si vite arrivé...

Qu'il faut s'y préparer dès ce vendredi 14 octobre, au Carrousel du Louvre !
Le salon du mariage ouvre ses portes du 14 au 16 octobre. Lune de miel, réception, organisation, alliances et bijoux, créateurs, défilés, tout reste à découvrir ces trois prochains jours...

Robe du soir Oscar Carvallo

Lingerie Mademoiselle Icosium créée par Sonia Bouaziz-Moula




Espace beauté Laura Mercier
12:58 Publié dans Beautiful Croquis, Beautiful Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salon du mariage, carrousel du louvre, wedding illustration
18 mai 2011
Temps forts à Drouot

Jeune femme rousse 1927-Moïse Kisling (1891-1953)
Huile sur toile signée en haut à droite
Vente à Drouot Richelieu le 29 juin 2011-Expert : cabinet Schoeller
Du 18 au 22 mai à Drouot Montaigne, les commissaires-priseurs de Drouot présenteront en avant- première les fleurons des ventes aux enchères de mai, juin et juillet 2011.
Une occasion de découvrir les "Coups de Cœur" de personnalités, collectionneurs et créateurs, dans une scénographie originale et innovante, fil conducteur de cette nouvelle édition.
Pierre Hermé, Olivier Kaeppelin, Marisa Berenson, Frédéric Taddeï, et d'autres amoureux des arts révèlent ainsi leurs préférences.
Cette saison, l’art moderne et l’art contemporain seront particulièrement à l’honneur, avec la dispersion très attendue de la collection Rena et Jean-Louis Dumas, ancien Président d’Hermès. (SVV Ferri - le 10 juin à Drouot Richelieu). Parmi les œuvres vendues lors de cette vacation, seront présentées au Temps Forts une "Composition noire, T renversé" datée 1961, par Antoni TÀPIES, estimée 200 000 / 300 000 €, une acrylique par Pierre SOULAGES (200 000 / 220 000 €), ou encore une "Composition abstraite", par Serge POLIAKOFF, toile datée 1954 (200 000 / 250 000 €).

Collection d'art forain Fabienne et François Marchal
La salle Drouot est une institution parisienne, recevant 3000 à 5000 visiteurs quotidiens, bien décrite par Henri Seydoux, homme d'affaire séduit par Gabrielle d'Estrée, sérigraphie d'Alain Jacquet :
"Aujourd'hui Alain Jacquet redevient à la mode...Ça aussi c'est l'esprit de Drouot...Le choc temporel...le mélange de genres...La provenance des oeuvres...Dans la même salle...Des tableaux anciens côtoient des avant-gardes passées de mode...Des toiles à la provenance indéterminée côtoient des oeuvres à la provenance irréprochable...Pour celui qui aime les objets...leur parcours...leur aventure tumultueuse, l'hôtel Drouot est unique".
14:37 Publié dans Beautiful Espaces, Beautiful Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : salle drouot, ventes aux encheres
08 mai 2011
James Chedburn à la Galerie Lélia Mordoch

Au fil du cirque du 28 avril au 4 juin 2011
Anciennes boîtes en fer de sucres, de chocolats, d’épices et de thés, cheval de cirque couronné d’une plume blanche attendant son écuyère en piaffant...
Le sculpteur animalier James Chedburn s'inspire du cirque pour ses nouvelles sculptures en fil de fer qui enchantent la Galerie Lelia Mordoch, 50 rue Mazarine, dans le 6è arrondissement de Paris.
J'aime son travail et vous invite à le découvrir plus longuement en examinant ces superbes photos.
Je l'avais interviewé précédemment et ne lui ai posé que trois questions ce jeudi 5 mai, car l'artiste était très sollicité !

Selon Georges Bataille, "Ce que l'art est tout d'abord et ce q'il demeure avant tout, un jeu", qu'en pensez vous ?
Je ne sais pas pour l'art, mais cette définition convient bien à mon travail !
Comment les gens réagissent-ils en regardant vos oeuvres ?
J'aime les voir jouer avec les manivelles, le contact direct avec l'objet est important.
D'où vient l'inspiration du cirque ?
En fait, je n'aime pas le cirque, mais l'idée du cirque, l'image un peu nostalgique qu'il évoque en moi.

Dans le cadre d’Art Saint-Germain-des-Prés du 19 au 22 mai 2011, le vernissage a eu lieu ce jeudi 5 mai, en présence d'une foule de people. Let's go...


Sarah Ferguson, ex-membre de la famille royale britannique (ex-épouse du prince Andrew, second fils de la reine Élisabeth II du Royaume-Uni, et mère des princesses Beatrice et Eugenie d'York).
Persona non grata au mariage du prince William et de Kate Middleton, la duchesse d'York confie au Livre d'Or de James Chedburn, le nom de l'auteur des photos et vidéos filmées à l'aide d'un Blackberry envoyées anonymement au tabloïd The Sun et à un footballeur "mystère" en guise de chantage.
Les images compromettantes impliquent une star de la Premier League dans un nouveau scandale sexuel : le joueur aurait été filmé en pleine orgie avec trois Suédoises blondes dans un hôtel de Las Vegas.

Urania du Sânon, secrétaire perpétuelle du Syndicat d'élevage du Poney Romand

Liza Minnelli


José Miguel Santacruz, ingénieur du son et tombeur de Carlos Ramirez Abadia, chef du cartel colombien, démasqué par détecteur vocal, malgré les multiples chirurgies plastiques qu'il a subies et les nombreuses identités qu'il s'était fabriquées...

Laurent Blanc, sans ses lunettes. En congés depuis une semaine au centre de remise en forme du Palace Merano dans la petite ville du Tyrol italien de Merano, le sélectionneur de l'équipe de France de football prépare son audition dans l'affaire des quotas ethniques supposés à la Fédération française de football (FFF).
Lancé dans une discussion avec un zèbre, l'entraîneur évalue le respect de la parité rayures noires/rayures blanches de l'équidé africain...

Roselyne Bachelot teste l'effet cyclamen...
La ministre des Solidarités et de la cohésion sociale est accompagnée de Margrethe, sa libellule de Zanzibar, dressée au cirque Gruss par Sandro Montez.

Le livre d'or témoigne du succès des oeuvres présentées !
14 mai 2010
Le Cinéma d’Ellen von Unwerth



Détestant le mutisme qu'on lui imposait en tant que mannequin, Ellen Von Unwerth sait créer l'ambiance chaleureuse qui donnera des photos pétillantes et sexy. "J'aime les filles qui ont de la personnalité et sont un peu coquines".


16:55 Publié dans Beautiful Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ellen von unwerth, le bon marche, claudia schiffer, guess, photos erotiques et sexy
30 avril 2010
Izis, Paris des rêves
Arletty-Pierre Brasseur
"Paris est tout petit pour ceux qui s'aiment comme nous d'un aussi grand amour !..." L'exposition présentée à l'Hôtel de Ville de Paris jusqu'au 29 mai nous plonge dans le Paris de Marcel Carné, et Des Enfants du Paradis dont les dialogues de Jacques Prévert résonnent encore comme un enchantement.
"Qu'est ce que tu faisais avant les bijoux ?
"Je les désirais".
Jean Gabin, Mireille Balin dans Pépé le Moko de Julien Duvivier. Henri Jeanson, auteur, journaliste, a coécrit les dialogues avec le rélisateur. Il allait souvent écouter René Simon, figure théâtrale parisienne, pour s'inspirer de ses coups de gueules et son franc parler.

André Malraux et Marc Chagall devant un des éléments du plafond de l'opéra Garnier-Manufacture des Gobelins-1964
Izis, de son vrai nom Israëlis Bidermanas, né à Marijampole (Lituanie, alors partie de l'Empire russe) le 17 janvier 1911 arrive à Paris en 1930, au moment où Edith Piaf chante en duo avec Simone Berteaut dans les rues de la capitale. Responsable d'un studio de photographie dans le 13ème à partir de 1933, il prend les armes et le maquis pendant la seconde guerre mondiale.

Retouches pour le plafond de l'opéra Garnier-Manufacture des Gobelins-1964
L'exposition démarre par ses photos de maquisards et résistants, enchaîne avec les lieux populaires parisien, tels que le Jardin des Plantes et ses quelques animaux encagés et révèle le talent de ce photographe à travers des reportages en Israël, en Angleterre...
A la Libération, Izis, ami de Jacques Prévert et des artistes de son époque devient reporter pour Paris Match, qui l'envoie "là où il ne se passe rien". Il couvre ainsi pour l'hebdomadaire les préparatifs et les "à-côtés" du couronnement de la Reine Elisabeth. The Queen’s People (1953).

Van Dongen et Brigitte Bardot dans l'atelier du peintre
Vendeurs de muguet, vagabonds endormis sur les quais de la Seine, amoureux du fil de l'eau et de la foire du Trône nous entraînent dans un chemin empreint de spleen et d'humour.
Remarquables de poésie, ses photos de cirque participent à la création d'un rêve auquel il ne manque que la parole. Quel était le vocabulaire de cette époque ?
Comment parlait-on dans les rues de Paris ? Jouvet dans Quai des Orfèvres, Gabin dans La Belle Equipe, sont-ils le reflet du langage de leur temps ?
Hôtel de Ville - Salle St-Jean
5 rue de Lobau 75004 Paris
M° Hôtel de ville
Bus : 70/72/74/76/96
Tous les jours de 10h à 19h sauf dimanches et jours fériés
Entrée libre
15:45 Publié dans Beautiful Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : izis paris des reves, histoire de paris, photos des annees 30, jacques prévert, arletty, les enfants du paradis, pepe le moko
07 mars 2010
La fabrique des images

Hétérogénéité destinée à concentrer l'attention du visiteur sur la question essentielle de ce qui est en jeu derrière toute figuration.

Combinant ressemblances morales et différences physiques, l’animisme est représenté entre autres images, par les masques colorés des Indiens d’Amérique du Nord ou les parures de plumes des peuples d’Amazonie, pour qui animaux et plantes ont une intériorité semblable à celle des humains malgré une apparence physique différente.
Il ne s'agit pas tant de fabriquer des images de corps humains ou animaux à la ressemblance de modèles. Les Indiens s'attachent plutôt à transformer les corps humains eux-mêmes en images, en empruntant des motifs et des attributs aux corps animaux. Griffes, becs, plumes, dents, duvet, pelage, os, élytres, écailles, utilisés comme ornement, traduisent la volonté d'emprunter aux animaux leurs aptitudes biologiques, et donc, l'efficacité avec laquelle ces derniers tirent parti de leur environnement.

Matériaux et techniques : Amazona farinosa, Ara ararauna, Ara chloroptera, Casmerodius albus, Cracidae sp.
Pays : Amazonas
Continent : Amérique
Ethnie : Arawak
-L'intériorité distinctive de l'être humain.
-La continuité physique des êtres et des choses dans un epace homogène.
Philippe Descola illustre cet énoncé par l'irruption de la figuration de l'individu dans la peinture flamande au XVème siècle. La manière de figurer met l'accent sur l'identité individuelle en excellant dans deux genres inédits : la peinture de l'âme et l'imitation de la nature.

Pour comprendre ce que sont les images totémiques, il faut connaître le statut général des images en Australie. Elles sont toutes et partout liées aux Êtres du rêve, et aux actions dans lesquelles ils se sont engagés afin de mettre en ordre le monde et de le rendre conforme aux subdivisions qu'ils incarnent eux-mêmes.
Les peintures sur toile des Aborigènes du désert central prolongent la tradition des dessins sur le sable. Les peintures pointillistes figurent les itinéraires suivis par les êtres totémiques au temps du Rêve.

Continent : Océanie
Ethnie : Warlpiri
Le réseau peut se donner à voir au moyen d'une accumulation non exhaustive d'objets de même nature exprimant des qualités différentes du monde, comme c'est le cas des poupées kachina.


Seuls les visiteurs rompus aux débats relatifs aux sciences humaines apporteront une réponse.
Le naturalisme supposé propre à l'Occident est il exempt de toute trace d'animisme ? Les procès d'animaux ne sont-ils pas la marque d'un animisme occidental ?
Que penser des limaces excommuniées par le chanoine Noseret, vicaire général de Mâcon, en 1481, et par l'official de Grenoble, à la requête des syndics et conseillers de cette ville, en 1543 ?
En avril 1547, les consuls de Romans donnaient procuration à deux avocats pour soutenir, devant le vicaire général de Valence, un monitoire (lettre de citation adressée par un juge ecclésiastique à ceux qui ont connaissance d'un fait pour les obliger à témoigner) contre les chenilles, verpillères, rats et autres animaux nuisibles, et pour demander contre eux des lettres de malédiction s'ils refusaient de se retirer en un certain champ "de trente seterées" qui leur était désigné !
Du 16 février 2010 au 17 juillet 2011
Au Musée du Quai Branly
Mezzanine Ouest
37, quai Branly
75007 Paris
Tél : 01 56 61 70 00
M° Alma-Marceau
Mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h
Jeudi, vendredi et samedi de 11h à 21h
Billet collections 8,50 € plein tarif et 6 € tarif réduit
19:00 Publié dans Beautiful Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musee du quai branly, philippe descola, claude levi strauss, proces d animaux, calder, tracey emin
19 novembre 2009
Artistes d'Abomey : Who's Who


Outre le fameux trône du souverain d'Abomey, exposé sur le plateau des collections permanentes, le musée met en scène des pièces illustrant la royauté et l'histoire de sa fondation : photographies, sculptures, bas-reliefs, aquarelles, gravures, tentures, parures, matériel divinatoire, armes...82 objets et huit documents graphiques anciens révèlent la créativité des artistes de la cour d'Abomey.

La recherche des auteurs des oeuvres conservées au musée du quai Branly s'inscrit dans la démarche entamée par Frans Olbrechts (1899-1958), anthropologue, professeur à l'Université de Gand, et William Fagg (1914-1992), conservateur du département ethnographique du British Museum à partir de 1938.
Pionniers dans la construction d'une histoire de l'art africain, ils ont tous deux affirmé que "L'artiste tribal n'est pas l'élément anonyme d'une collectivité plus ou moins identifiable, mais une personnalité distinguable et originale, tout comme Cellini, Turner ou Matisse, même si dans la plupart des cas nous ne le connaissons qu'à travers ses oeuvres".
Jusqu'au début du XXème siècle, le mot "art" n'était pas utilisé pour désigner les productions artistiques des peuples non occidentaux. Jugés à l'aune de l'histoire des arts européens, les objets collectés, dénommés "sauvages, fétiches, idoles", étaient considérés comme des spécimens ethnographiques, témoins de l'avancement des cultures.
Dès les Croisades, l'Occident a entrevu le pays du Soudan, d'où venaient les magiciens des récits arabes. L'idéologie voyant dans le Continent Noir le Royaume des Idolâtres, le Royaume oublié de Dieu, prend sa source dans les récits empreints de mythologie du Moyen Age et le traité d'Honorius d'Autun au XIIème siècle De l'image du monde, décrivant les bestiaires et herbiers fabuleux, les coutumes étranges, les phénomènes surnaturels et les monstres .
Les contacts entre le continent Africain et l'Europe sont établis par les navigateurs Portugais dès 1470, lorsque les cours européennes commandent au Bénin des coupes, des salières et des poivriers en ivoire. Il faut attendre le début du XXème siècle pour que les objets africains et océaniens entrent dans les galeries d'art primitif et acquièrent un statut d'oeuvres d'art à part entière.

Dès les années 1900, ethnologues, anthropologues, artistes occidentaux, ressentent la nécessité de dépasser le préjugé tenace : "des arts sans histoire sont des arts sans artistes". Face à la culture de l'écrit, l'Afrique noire, où règne la tradition orale, est apparue dès les premiers contacts au XVème siècle, aux yeux des européens, comme dénuée de culture, de passé. L'incompréhension des langues (peu de voyageurs apprendront, à l'instar de Richard Burton, 29 langues et 11 dialectes pour mieux appréhender les sociétés découvertes) favorisera l'éclosion de l'idée que l'Africain est inapte à la civilisation.
Les "fétiches" ne pouvaient accéder au statut d'oeuvres d'art que par l'évolution des mentalités, accélérée par la prise de conscience que les objets amassés depuis les pillages du XIXème siècle, étaient plus que de simples témoignages historiques.
Les recherches d'Ernst Grosse (1862-1927) dans The Beginnings of Art (1897), provoquent une rupture dans le regard porté sur les arts "primitifs", en définissant les bases de l’ "Anthropologie de l’Art".
Grosse trouve "étrange" que les populations primitives "fassent preuve d'un grand talent en sculpture". Il remarque que les "primitifs" produisent des oeuvres réalistes à partir d'observations des êtres et des objets qui les entourent. Trois idées fondamentales naissent de sa réflexion :
-les productions des peuples sans écriture ne peuvent être appréhendées que dans le contexte des formes de cultures où elles sont apparues.
-la pulsion esthétique est partagée par l’ensemble de l’humanité.

Affirmant que certains traits universels font que l'art est art, il fait entrer les "fétiches" dans le champ artistique.

En France, Aristide Maillol discerne dans l'Art Nègre qui "Renferme plus d'idées que l'art grec", une grande liberté dans l'invention des formes.
Les peintres fauvistes (Vlaminck, Derain, Matisse, Braque...) s'inspirent de Gauguin qui régénère sa peinture en puisant dans les formes étrangères.
Tous démarrent des collections d'objets africains, attirés par l'audace des formes et l'antiréalisme qu'ils veulent insérer dans leurs propres créations. Les objets "sauvages" acquièrent rapidement valeur marchande et valeur esthétique. La mode est alors à la nécessité de "Retrouver les instincts, les extases, les réactions viscérales prêtés à l'Homme des Origines, au primitif".
Mais la classification en Art Primitif dénote encore l'ignorance des conditions de fabrication et de conception des oeuvres des peuples d'Afrique, d'Océanie et d'Amérique.

Perles en pâte de verre-Musée du quai Branly-Don Bernard Maupoil
Le roi Glèlè fit faire cette couronne pour le nesuxwe (culte des défunts de la famille royale) de son fils Ahanhanzo, tué par son frère Béhanzin.
Il faudra tout l'apport des travaux des ethnologues qui enquêtent sur le terrain, en corrélation avec les récits des voyageurs et missionnaires et l'acuité du regard des marchands d'art, pour découvrir, comme l'écrit Jean Laude, que "Pas plus en Afrique que dans l'Europe médiévale, l'oeuvre d'art n'est le pur produit de l'instinct, ni le résultat de cette création délirante et extatique que certaines imaginations mal informées ont considéré longtemps comme un des caractères de l'art africain. Il y a en Afrique des artistes au sens propre du terme et il est absurde de rapprocher, comme c'était la mode entre les deux guerres, l'art de ces soi-disant "primitifs" de l'art des enfants et des fous pour en faire une catégorie spéciale et vaguement pathologique de la création artistique. L'artiste africain est un homme qui, au point de départ, a appris un métier, selon des règles précises, ausi bien sur le plan esthétique que sur le plan social".
Au fur et à mesure du développement de la muséographie, le terme Arts Premiers s'est substitué à celui d'Art Primitif pour désigner les objets provenant des sociétés non occidentales.

Crânes humains, alliages cuivreux, métal, verre
Muséeum d'Histoire naturelle de Nantes
Don capitaine Rilba, saisi après la prise d'Abomey
Ce trophée, réalisé par deux familles d'artistes de cour, est composé d'éléments en alliage cuivreux importé. Les Metakonto avaient pour tâches de nettoyer et traiter les crânes trophées ramenés dans le royaume comme preuve de victoire sur les champs de bataille...Ce type de trophée était destiné à impressionner le visiteur. C'est pourquoi le magasin des crânes (metago) était installé dans un endroit facile d'accès au public.
"Art Ethnique" ou "Tribal", il importe surtout de démontrer que la prétendue stagnation de la création artistique en Afrique s'appuie sur l'ignorance de l'histoire de ce continent.
La datation et l'identification des oeuvres contribuent à la connaissance de sociétés, qui, par la richesse des solutions figuratives inventées par leurs artistes, doivent être considérées comme sources d'un apport majeur à l'art dans son ensemble.

Fer, bois, cuivre
Musée du quai Branly-Don de M. de Garreres
Spécifiques du Danhomé, les récades en forme de hache sont destinées au roi, à ses messagers, aux dignitaires et aux responsables des principaux cultes vodoun. Les motifs et matériaux varient selon l'usage. Portées à l'épaule et brandies lors de danses, les récades sont une forme achevée de l'expression du pouvoir au Danhomé. L'absence de patine d'usage indique que cette récade fut certainement produite à l'époque coloniale. La qualité des matériaux, des figures et des finitions atteste qu'elle provient d'un atelier qui travaillait pour la cour avant l'exil du roi Agoli-Agbo. Les colons devinrent les nouveaux commanditaires de ces artistes, désormais sans mécènes.
Son association prépare un projet de sensibilisation des migrants en France, sur l'abandon de l'excision. En coordination avec une ONG, installée sur place, elle concentre son action sur 40 villages du Mali.

37, quai Branly
75007 – Paris
Tél : 01 56 61 70 00
mardi, mercredi et dimanche : de 11h à 19h
jeudi, vendredi et samedi : de 11h à 21h
14:55 Publié dans Beautiful Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musee du quai branly, artistes d'abomey, art africain
16 octobre 2009
Chasseurs d'images

Aujourd'hui, lancement de la 3e édition des Rencontres photographiques du 10e arrondissement de Paris 2009 organisées par la bibliothèque Chateau d'Eau et la Mairie du 10e arrondissement, sous le commissariat général de Carlo Werner et le parrainage de Stéphane Couturier.
La photo, à l'honneur cette semaine à Paris avec le Salon de la photo organisé Porte de Versailles, prend ses quartiers d'automne avec originalité au centre de Paris jusqu'au 28 novembre 2009.
La spécificité de cet événement exceptionnel ?
Cafés, restaurants, boutiques de mode, librairies, galeries spécialisées et centres culturels participent activement à des activités autour de la photographie. Expositions mais aussi conférences-débats animées par des professionnels, ateliers de photo, visites d’exposition en présence des photographes, performances-surprises.
Tout invite à découvrir un quartier où se niche le New Morning ( 7 r Petites Ecuries), le Passage Brady, le théâtre Antoine.
Quelques unes des photos à découvrir :

Exposé à la boutique de fleurs Bleuet Coquelicot
10 rue de la Grange aux Belles 75010 Paris
M° J. Bonsergent/Colonel Fabien

Exposée à la Cristallerie Schweitzer

Exposition collective hall de la Mairie du 10e

As if I were on the constant look out for a new film which I construct image after image.
And thus begins a sort of wandering to find a certain light, colors and atmosphere that visually match what I feel at the moment I take the shot."
72, rue du Fg St-Martin - Paris 10e - M° Chateau d'Eau
Tél. : 01 53 72 11 75
08:43 Publié dans Beautiful Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mairie du 10, rencontres photographiques
15 octobre 2009
Les fastes de Byzance au Grand Palais


3, avenue du Général-Eisenhower. Paris VIIIe. Ouverture tous les jours sauf le mardi, de 10 heures à 20 heures.
Nocturne le mercredi jusqu’à 22 heures. Tarif : 11 euros. Renseignements au 01.44.13.17.17.
11:35 Publié dans Beautiful Expositions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : istanbul, grand palais, byzance






