15 juillet 2010

Feux d'artifice 14 juillet 2010 : les yeux au ciel

Hier soir, l'événement parisien de l'été a réuni 300 000 admirateurs du plus grand feu d’artifice de France tiré depuis les Jardins du Trocadéro vers 23h00.

Fan du groupe F depuis l'éblouissant spectacle conçu le 14 juillet 2009 pour les 120 ans de la Tour Eiffel, j'attendais beaucoup de ce feu d'artifice confié aux équipes de Jacques Couturier Organisation. Jacques Couturier, son fils, et son neveu David, ont organisé, entre autres, les feux d’artifices du passage à l’an 2000 au Brésil, du Vendée Globe en 2005 ou encore du nouvel an chinois en 2009.

Le spectacle pyromusical son et lumières de 30 minutes célébrait cette année les 40 ans de l’Organisation Internationale de la Francophonie.
Un challenge pour les concepteurs qui devaient représenter les couleurs de la francophonie en utilisant au mieux la magie des sons et des feux d'artifice.

Le superbe site de société F donne une idée des univers féériques créés par les maîtres de l'art pyrotechnique.

Parente, société italienne présente aussi ses activités de manière somptueuse : ambiance Gotham City version Tim Burton en page d'acccueil.

J'ai donc ressenti, en entendant Charles Aznavour chanter Emmenez-moi au bout de la terre, au lancement des feux, ce que pourrait éprouver une fashionista entendant Le petit bonhomme en mousse de Patrick Sébastien, dans un défilé Chanel.
Selon le programme, Charles Aznavour devait nous emmener en Arménie, Céline Dion au Canada, Jacques Brel en Belgique ou encore Youssou N Dour au Sénégal : une liste de seize chansons et pays, entrecoupés de bruits de trains et d’avions pour faire le tour du monde tout en étant au pied de la Tour Eiffel.
Pour avoir la meilleure vue, et surtout pour bien entendre la musique, il était conseillé de s’installer au pied de la Tour Eiffel et sur le Champ de Mars. La vue était en effet excellente, et les feux magnifiques.

J'ai cependant beaucoup de doutes sur l'illustration musicale  : La valse à mille temps de Jacques Brel, Quebec Love de Robert Charlebois, Saga Africa de Yannick Noah...
L'impression produite fut celle d'une absence totale de direction artistique, les sons s'enchaînant sans aucun lien entre eux, ni avec le spectacle.
La musique a fini par tout envahir et ne donner qu'une envie : fuir, loin, vite. Trop fort et de médiocre qualité, le son a gâché tout le plaisir des yeux.

A suivre : le Festival d'Art Pyrotechnique à Cannes, en juillet-août, qui décernera cette année la Vestale d'Or, récompense attribuée tous les quatre ans à la meilleure société d'art pyrotechnique. Les feux, tirés depuis des barges,  offrent un spectacle éblouissant dans toute la baie de Cannes.

 



Découvrez Le festival d'art pyrotechnique de Cannes en pleine lumière sur Culturebox !

30ème édition du Festival d'Art Pyrotechnique
Baie de Cannes
Les 14, 21 et 29 juillet et les 7, 15 et 24 août 2010
Gratuit

20 avril 2010

Ingo Maurer, le dessin en lumière

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Au détour d'une promenade aux Champs Elysées, j'ai eu envie de découvrir la librairie  Artcurial spécialisée dans l'art du 20e siècle. Design, Art déco-Art nouveau, Graphisme, Art moderne, Arts premiers, Mode, Architecture, Photographie, cette librairie satisfait entièrement l'amateur d'art.
Mais l'instant magique, la révélation du jour, ce fut cette mise en scène de dessins. Je suis tombée sous le charme des très belles installations lumineuses du designer Ingo Maurer, qui se définit comme "faiseur de lumière".
Concepteur, éditeur et distributeur de ses luminaires, Ingo Maurer est aussi l'auteur d'installations éphémères et de mises en lumière d'espaces privés comme publics, tel l'éclairage de l'Atomium à Bruxelles (2006).
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La librairie, située dans le hall de l’Hôtel Marcel Dassault–7 rond-point des Champs-Elysées 75008–est ouverte du lundi au samedi, de 10h30 à 19h00.
Tél. +33 1 42 99 16 19.

19 avril 2010

Une hirondelle ne fait pas le printemps...

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Mais la Vache-paysage de Samuel Buri, si !

Installée dans les années 80 au musée des Beaux-Arts de Dijon-ancien hôtel des ducs de Bourgogne-cette sculpture de polyester polychromé créa l'événement lorsque Pierre et Kathleen Granville, collectionneurs d'art contemporain en firent l'acquisition en 1975.

Au vu de l'actualité écologique,  elle pourrait devenir le symbole d'une espèce en voie de disparition.

Télérama, dans son n° 3144, du 17/23 avril titre "Le monde paysan est-il condamné ?" Le dossier révèle les difficultés des agriculteurs français, transformés en chasseurs de primes par la PAC-Politique agricole commune.

Une situation à découvrir dans le documentaire "Solutions locales pour un désordre global" de Coline Serreau, réalisatrice de Trois hommes et un couffin.

A noter que ce jeudi 22 avril sera "Journée de la Terre".

En prime ce croquis de réalisé pour ma rubrique du TéléObs  du Nouvel Observateur : 10 ans plus tard, rien n'a changé en Afghanistan... si ?
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22 décembre 2009

Confusion des sens : éveil de Noël

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Les vitrines de Noël sont toujours un plaisir qui illumine les courtes journées d'hiver. Celles de Louis Vuitton très lumineuses, participent au charme du côté impair des Champs-Élysées...

Une visite de L’Espace Culturel Louis Vuitton clôt un après midi bousculé par la foule bariolée de paquets cadeaux. L'exposition Confusion des sens, programmée jusqu'au 10 janvier 2010, invite le visiteur à prendre conscience de son corps, de sa place dans l’espace mais aussi à développer ses propres images mentales.
La thématique du voyage développée par ce lieu depuis son ouverture, nous conduit à découvrir la diversité de la création contemporaine à travers le monde.
L'originalité de cette nouvelle proposition artistique et sensorielle tient au fait que ce voyage est intérieur. La première étape passe par la montée dans l’ascenseur central, conçu par l'artiste Olafur Eliasson à l’occasion de l’inauguration de l’Espace culturel Louis Vuitton. Totalement obscur, cet ascenseur induit une déconnection des perceptions habituelles qui ouvre à d'autres expérience sensorielles.

Huit artistes tracent un cheminement conduisant à la perte des repères, favorisant une autre approche sensible du réel. Deux créations ont particulièrement retenu mon attention.
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Atoll de Laurent Saksik : deux cubes de verre de 2 mètres sur 2, ouverts en leur sommet et accueillant sur leurs fonds la vidéoprojection du ciel, capté en direct par une caméra installée à proximité. La circulation entre ces deux éléments offre la vision d'un ciel mouvant selon la météo.
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Lumière à 12h30
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Orange de Véronique Joumard : composée d'un mélange de pigment rouge (thermosensible) et jaune, la peinture réagit et se modifie lorsqu'elle est soumise à une source de chaleur.

Espace Louis Vuitton. 60, rue de Bassano/101 Avenue des Champs-Elysées, 75008 Paris. Tél: 01.53.57.52.03. Entrée libre.
Ouvert du lundi au samedi, de 12h à 19h. Le dimanche, de 11h à 19h.

08 décembre 2009

Débat tricolore

L'espace trendy de cette fin d'année ? L'Assemblée Nationale ! Les députés se saisissent aujourd'hui du débat sur l'identité nationale. Interdit de photographier l'hémicycle. Le drapeau tricolore donne la tonalité des débats. Pour les images et l'ambiance, suivre les débats sur La Chaîne Parlementaire...
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Eric Besson, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire avance vers le perchoir du président de l'Assemblée Nationale pour continuer le débat lancé par Jean-François Copé, président du groupe Union pour un mouvement populaire (UMP) à l'Assemblée nationale...

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Eric Besson commence à parler...

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Huées des députés PS...

Question : soit trois Français, l'un habitant le boulevard Saint Germain, et ne quittant jamais le 7ème ar de Paris, le second, propriétaire d'un hôtel **** à Royan (Charente Maritime), le troisième d'une maison de vin à Gevrey-Chambertin (Bourgogne), comment perçoivent-ils ce débat ?

Comme un effet de mode ?

Voici donc la boutique tendance de ce  Noël 2009 :

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La boutique de l'Assemblée Nationale, 7 rue Aristide Briand-75007. Le design est confié à l'équipe communication de l'Assemblée, supervisée par Bernard Accoyer. Le précédent président, Jean-Louis Debré, aimait concevoir des objets aux couleurs de la France. Parmi ses succès : un tablier tricolore.

24 septembre 2009

Oh my God : un cadre !

Le succès des expositions, des musées-8,5 millions d'entrées au Louvre en 2008- témoigne de l'intérêt du grand public pour la culture. Que voit-on dans ces lieux de conservation du patrimoine artistique ?

Des sculptures, des dessins, des peintures et ...des cadres.
Parfois, on ne voit même que cela.
L'actualité gourmande nous permet de soulever une question.

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La maison Ladurée propose jusqu'à la fin septembre une série limitée de coffrets collectors illustrés par Louboutin.
Le célèbre chausseur parisien en a imaginé trois : pour six, huit ou dix-huit macarons.
Durée de vie d'un macaron : une heure ? Trois ? Douze ?
Durée de vie d'une toile de maître : un siècle ? Trois ? Douze ?

A bien regarder les tableaux présentés dans certains musées, on peut se demander si les conservateurs ont médité la fameuse devise égalité-fraternité inscrite dans la constitution française.
Une toile de Cézanne ne mérite t-elle pas autant d'attention qu'un macaron ?

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Paul Cézanne (1839-1906)
Pommes et biscuits (1879-1880)
RF 1960-11 Musée de l'Orangerie

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Paul Cézanne (1839-1906)
Nature morte, poire et pommes vertes (Vers 1873)

RF 1963-10 Musée de l'Orangerie

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Pierre Auguste Renoir (1841-1919)
Bouquet (Vers 1900)
RF 1963-15 Musée de l'Orangerie

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Thomas Gainsborough (1727-1788)
Lady Alston.

Portrait réalisé à Bath, célèbre ville d'eau anglaise.
Le cadre, français avait été conçu pour entourer un portrait
de Mme de Pompadour, comme l'indique les petites tours qui les parsèment.

(oui, au Louvre, on prend des libertés avec l'orthographe ...)

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Francesco Albani dit l'Albane (1578-1660)
Apollon et Daphné. Vers 1615-1620
Salmacis et Hermaphrodite. Vers 1630-1640
Musée du Louvre

Le rapport peinture/cadre est-il en faveur de la toile, finalement ?








21 septembre 2009

Le souffle du rock'n'roll : l'enfer au musée Maillol

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Brasier luisant de l'éclat des stars consummées par ses flammes, le rock griffe les lambris du musée Maillol jusqu'au 26 octobre 2009.

Bye bye, bye baby, bye bye, l'exposition de trente planches originales de l'album Rock Dreams, paru en 1973, conçu par Guy Peellaert, peintre, et Nik Cohn, journaliste, historien et critique de rock anglais, remet en lumière les mythes qui ont fracassé la chanson populaire mondiale dans les années 50. "Le rock est sorti des marécages de Virginie, calmement et lentement, avec une précision extrême, limité dans son rythme, et difficile à apprivoiser. Certains y voient une éclatante présence divine, d'autres l'associent à la dure réalité du rêve américain" chantait Jim Morrison dans The Wasp, en 1971, année de sa désintégration dans la drogue et l'alcool.
Jimi Hendrix, Janis Joplin, Elvis Presley, autres légendes calcinées par le star-system, figurent parmi les personnages de cette galerie    imaginaire reconstruisant en images le parcours du rock commme on peignit les actes des apôtres pour l'édification des âmes perdues.
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Perdus, les adorateurs de la musique profane portée au sommet des charts par Hank Williams, Chuck Berry, Little Richard, Jerry Lee Lewis, déploraient la fin du mouvement rock à l'arrivée de la pop. Selon Bertrand Lorquin, Conservateur du musée Maillol "Dans les années 70, le rock était en perte de vitesse, fragilisé par le folk, la pop... Ses fans se morfondaient en silence. Alors que personne n'y croyait plus, Guy a donné une écriture et un sens à cette musique. Il nous avait compris, nous n'étions plus seuls".

Guy Peellaert né le 6 avril 1934 à Bruxelles dans une famille de riches bourgeois, a suivi dès son adolescence réfractaire aux conventions de son environnement privilégié, l'émergence des nombreux genres musicaux du Sud des Etats Unis desquels surgira le fameux "That's All Right Mama" enregistré le 5  juillet 1955 par Elvis Presley dans les studios de Sam Phillips à Memphis.
Graphiste, peintre, il débute comme décorateur de théâtre et participe au renouveau de la bande dessinée française des années 60. Tandis que Serge Gainsbourg écrit ses premiers succès pour France Gall : Poupée de cire poupée de son (1965), Les sucettes à l'anis (1966), il s'installe à Paris et rejoint la bande du mensuel satirique Hara-Kiri lancé en 1960.
Sous la houlette de Georges Bernier (alias le Professeur Choron) et de François Cavanna, ce magazine oriente la bande dessinée vers un public adulte, bercé par le duo torride de "Je t'aime... moi non plus".

En 1962, Jean-Claude Forest crée Barbarella, l'une des premières héroïnes sexy du neuvième art. Inspirée par Brigitte Bardot, elle incarne la libération sexuelle et le bouleversement des moeurs inhérent à l'affirmation de l'égalité des sexes en Occident.
Toute la société française n'étant pas encore prête à accepter l'image d'une femme émancipée, la publication en 1964 par Eric Losfeld des albums de la pulpeuse voyageuse de l'espace suscite ce qu'il faut de scandale pour la consacrer comme première bande dessinée érotique.

Aimons, foutons, ce sont des plaisirs
Qu'il ne faut pas que l'on sépare;
La jouissance et les désirs
Sont ce que l'âme a de plus rare.
D'un vit, d'un con et de deux cœur
Naît un accord plein de douceurs
Que les dévots blâment sans cause.
Amaryllis, pensez-y bien :
Aimer sans foutre est peu de choses,
Foutre sans aimer, ce n'est rien.

Écrivait Jean de La Fontaine trois siècles avant 69 Année érotique.
Le grand public ne connaissait pourtant du fabuliste que Le loup et l'agneau !

La génération du baby boom, en accédant plus facilement à l'Université, se découvre de nouvelles exigences culturelles auxquelles savent répondre des auteurs, musiciens, peintres sortis de "l'underground", tels Guy Peellaert. Ses "Aventures de Jodelle", sur un scénario de Pierre Barbier, paraissent en 1966 dans Hara-Kiri. Jodelle, avatar de la chanteuse Sylvie Vartan et motocycliste longiligne court vêtue, évolue dans un décor Pop Art parodiant les films d'espionnage des années 60.
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Pravda, la survireuse, sa seconde héroïne paraît en 1968 (modèle : Françoise Hardy) et confirme l'évolution de la bande dessinée vers un érotisme élégant, flirtant avec la mode, l'art, et la littérature. Quatrième sur l'échiquier des hommes qui aimaient les femmes  en cuissardes : Valentina, déesse aux traits veloutés inspirés de Louise Brooks, soumise aux fantasmes exubérants de Guido Crepax dans Neutron, récit graphique publié à partir de 1965 dans Linus, magazine italien de bandes dessinées.
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Fasciné par la culture américaine, Guy Peellaert étend ses activités de graphiste à la réalisation d'affiches de cinéma :
Paris, Texas ; Les Ailes du désir ; Taxi Driver... L'idée lui vient de  réaliser de "petits films" mettant en scène les héros du show business qui fait vibrer le monde depuis que la "musique de nègres" a pris possession de jeunesse. Réduit à "une forme d'expression vicieuse et dégénérée", susceptible de n'intéresser que les adolescents de la classe ouvrière ou de la communauté noire, le Rock’n Roll cristallise à ses débuts les critiques racistes et réductrices quant à son apport musical.
En 1973, son histoire chaotique publiée sous le titre  Rock Dreams remporte un succès considérable en Europe et aux Etats Unis. Les 125 tableaux de Peellaert illustrant de brefs textes incisifs de Cohn offrent une chorégraphie des idoles qui ont accompagné le rêve américain. La technique de l'aérographe apporte la douceur et l'effet photographique souhaités par le peintre pour transporter le public dans une réalité rêvée.
Fats Domino, Bill Haley, The Beach Boys, The Beatles... tous sont mis en image dans un style bollywoodien, insérés dans des histoires réelles et imaginaires. Rolling Stone en quintet sadomaso surpris sur la moquette en poil de singe abricot d'un Holyday Inn. Ray Charles au volant d'une de ces "belles américaines" ayant fait la fortune de Général Motors. Janis Joplin en robe de scène pailletée reposant sa solitude et sa bière sur le lit d'une chambre totalement nue...Même enveloppée du froid manteau de la mort, la star reste glamour dans cet album du succès d'un style marqué par le sacrifice de ses adeptes les plus vulnérables.

En 2003, cinq ans avant son décès, Guy Peellaert disait dans Beaux Arts Magazine : "Je n'ai pas peur de la mort. Ce qui est terrible, c'est la vie sans passion. C'est pourquoi “Rock Dreams” plaît encore aujourd'hui. L'émotion vous maintient vivant. Le Rock représentera toujours le luxe, le clinquant, la fantaisie. Ces images sont un souvenir de ce rêve.


Musée Maillol, 61, rue de Grenelle, 6e. M° Rue du Bac.
Tlj sf mar. et jours fériés 11h-18H.

A voir aussi au musée "Le parcours d'une collectionneuse" : présentation du 3 septembre 2009 à fin janvier 2010, de 15 huiles et 20 gouaches de Serge Poliakoff (1900-1969).










03 septembre 2009

Un félin chez Lanvin

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Suivre son intuition et filer comme l'éclair du côté du Faubourg Saint Honoré, ignorer les macarons Ladurée aux couleurs crissantes, aperçus sur le trajet rue Royale pour découvrir MA vitrine à suivre à Paris.
Joie et bonheur en arrivant devant la boutique Lanvin, un petit homme vêtu d'un costume noir, pieds nus dans ses sabots hollandais, une chute de soie nouée autour du cou comme on attache une ficelle autour des pots de confiture d'été, dirige la symphonie en Là majeur.
Moulinets de bras, petits sourires, toute une gestuelle muette pour diriger l'équipe de merchandising occupée à réaliser la nouvelle vitrine.
Non ! Là ! Pas là, de ce côté !
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Alber Elbaz,  directeur de la création de Lanvin me livre alors le secret de ces vitrines : il joue à partir d'éléments simples, tels que les meubles recouverts de tissus pour la durée des vacances, les chats dessinés sur une gravure de Jeanne Lanvin.
Nous nous rejoignons sur un point essentiel : la nécessité du rire et du plaisir de jouer avec la mode. Au diable la solennité !
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Cela se sait peu : la voix d'Alber Elbaz est un enchantement, comme une écharpe d'organza roulée sur le granit. Ses manières et son regard révèlent le siamois qui dort en lui et s'est multiplié pour animer la vitrine terminée... ce soir ? A suivre...  


12 août 2009

Vahinés au Faubourg

 

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Soit un rêêêvissant parasol "Tahiti" jaune soleil aux prises avec un staff créa ("notre équipe de créatifs") :

-Je t'assure, il a un truc ce parasol !
-Tu plaisantes, ce machin à deux chiffres, vendu au Monoprix...
-"Vendu" ! A 12 euros, ce n'est pas de la vente, c'est du caritatif.
-Peut-être mais tu vois, tout cet environnement upper class, cette designitude, on ne la voit même plus...
-Il faut appliquer la loi des contrastes, ce parasol, il a une mission, il attire notre attention et nous lance un appel...
-Euh ?
-Oui, je vois de la lumière, j'entends des murmures, pour un esprit simple, ce n'est qu'un parasol de plage à frangettes, mais il faut être à l'affût du sens caché.
-Hum hum, c'est sûr, il est porteur de rêve, mais lequel ? A nous de transcender la primarité de l'objet pour en révéler la finalité mystique...

Et voici pourquoi une arme de dérision massive trône actuellement dans les vitrines de la Boutique Femme Lanvin, 22 rue du Faubourg Saint Honoré à Paris, 8 ème Ar.
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Les foules enragées sont-elles préparées à cet assaut de merchandising Pop-rock ?

L'initiation s'est faite début juillet 2009 lorsque l'équipe de merchandising de Lanvin, sous l'effet d'une inspiration Pop Art a installé dans les vitrines de la boutique phare de la marque une luxueuse ménagère aux longs cheveux platine engagée dans un dialogue de fond avec une représentation de machine à laver grunge.

Un aperçu de l'environnement commercial permet d'apprécier cette initiative dans toute sa portée. L'application de la règle selon laquelle il faut montrer le produit pour le vendre ouvre des perspectives explorées dès les années 1954 lorque Tiffany confia la conception de ses vitrines à Robert Rauschenberg, jeune artiste qui allait rapidement devenir la proie du génie qui le poussa à planter une chèvre empaillée ceinturée d'un pneu sur un tableau à roulettes, créant un de ses fameux "combines".

Bien que soumise au même impératif que les supermarchés, celui de vendre, la mode, produit à connotation artistique n'est pas tenue au sobre alignement des paquets de lessive.
Confrontée à la dure loi de la concurrence qui régit les relations de la politique et conduira Ségolène Royal à se produire prochainement à Bercy revêtue de knickers tyroliens , elle initie des procédés destinés à extirper le créateur du rang foisonnant des empêcheurs de penser en tablier.
Le défilé de Merveilleuses nourries au savon de Marseille en est un, la vitrine animée en est un autre qui a permis au grand public de rugir de fureur lorsque Chantal Thomass, a présenté en 1999, ses collections de lingerie sur des mannequins en chair et en os dans les vitrines des Galeries Lafayette.
Depuis, hormis les défilés, le luxe, revenu à la retenue, offre à  contempler les collections présentées sur des mannequins d'étalage aux poses hiératiques et sensuelles style "Venus tout entière à sa proie attachée", la proie étant constituée d'un sac en croco hérissé de diamants certifiés conformes au processus de Kimberley.

Tel un lustre en cristal se fracassant sur les robes griffées des débutantes au Crillon, ces vitrines expérimentales introduisent une joyeuse rupture dans la routine feutrée de l'univers du luxe tel que conçu par Hermès depuis 3000 ans.
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-Hé, Kim, tu as vu Victoria Beckham ? On l'a nommée au poste de juré d'American Idol. Mais les habitants du Kentucky, qui parlent à l'oreille des belettes, ne comprennent pas un mot de son verbiage british ! Cette chérie va prendre des cours de diction...

-Ha bon ! Elle parle ? ! Jessica ! Tu entends ça ? Victoria Beckham va ouvrir la bouche, pas pour sourire, non non, ça fera l'objet d'un prochain cours, elle va juste faire la gueule avec des mots, mais on ne sait pas encore lesquels, ce sera du sur mesure...

-Te fatigue pas, cette pauvre Jess, elle a du mal à encaisser  les Pina Colada d'hier soir, regarde la sous son feuillage citron, on dirait un marsouin rapatrié dans une couverture de survie...
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"J'étais à ça d'attraper un extraterrestre, si si, ils font de la plongée aussi...

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-Tim, si tu continues à me bêler dans les mollets, tu vas vraiment finir par ressembler à cette chèvre de Rauschenberg, tu veux passer en guest star à Beaubourg, c'est ça ? Entre un sac de clous de Kurt Schwitters et une Zil compressée par César ?

15 juillet 2009

Tous fouuus d'amuuur !

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Pour la tour Eiffel et pour Johnny, en feux et lumières hier soir.

Ce 14 juillet 2009, le Champs-de-Mars était définitivement IN et trendy.
Entre 700 000 et un million de spectateurs se sont réunis hier soir  pour un spectacle pyrotechnique éblouissant : le concert gratuit de la star et le feu d'artifice conçu et réalisé par le Groupe F, équipe ayant réalisé le feu d'artifice du passage à l’an 2000.

Conçu en 3 dimensions, ce show était visible depuis tous les sites de Paris où l’on peut voir la tour.

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Arrivée à 20h, j'ai réussi à gagner le centre des pelouses pour me placer face à la scène, dans la foule, au coeur de la ferveur populaire.
L'hommage rendu à Gustave Eiffel à l'occasion des 120 ans de la tour, le ciel bleu, la foule joyeuse, tout promettait une soirée de choix.
Gagnée par la ferveur des spectateurs, j'ai moi aussi été pétrifiée, scotchée, stupéfiée par le feu d'artifice exceptionnel.

Et Johnny  Hallyday ? Il faut l'avoir vu hier soir.

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Regarder aujourd'hui les vidéos de l'événement sur le net, pourquoi pas....mais rien n'égale ce que nous avons vécu dans la nuit parisienne après des heures d'attente.
Comme tout le monde, je me suis assise dans l'herbe poussiéreuse et me suis haussée sur la pointe des pieds pour voir les écrans, les projections sur le corps de notre tour, les fans...

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Dessinatrice pour le TéléObs en 2001, j'avais croqué sur le vif notre chanteur national assis à distance de deux bras dans un studio d'Europe1.
Pour réussir son portrait, j'avais mis toute émotion de côté, et m'étais efforcée d'oublier que, pour 30 minutes, je respirais le même air que l'idole de millions de français et un peu de la fumée de sa cigarette. 

Hier soir, j'ai pu profiter de la fête et découvrir ce que le public ressent dans les concerts, c'est géant !

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