15 juillet 2010
Feux d'artifice 14 juillet 2010 : les yeux au ciel
Hier soir, l'événement parisien de l'été a réuni 300 000 admirateurs du plus grand feu d’artifice de France tiré depuis les Jardins du Trocadéro vers 23h00.
Fan du groupe F depuis l'éblouissant spectacle conçu le 14 juillet 2009 pour les 120 ans de la Tour Eiffel, j'attendais beaucoup de ce feu d'artifice confié aux équipes de Jacques Couturier Organisation. Jacques Couturier, son fils, et son neveu David, ont organisé, entre autres, les feux d’artifices du passage à l’an 2000 au Brésil, du Vendée Globe en 2005 ou encore du nouvel an chinois en 2009.
Le spectacle pyromusical son et lumières de 30 minutes célébrait cette année les 40 ans de l’Organisation Internationale de la Francophonie.
Un challenge pour les concepteurs qui devaient représenter les couleurs de la francophonie en utilisant au mieux la magie des sons et des feux d'artifice.
Le superbe site de société F donne une idée des univers féériques créés par les maîtres de l'art pyrotechnique.
Parente, société italienne présente aussi ses activités de manière somptueuse : ambiance Gotham City version Tim Burton en page d'acccueil.
J'ai donc ressenti, en entendant Charles Aznavour chanter Emmenez-moi au bout de la terre, au lancement des feux, ce que pourrait éprouver une fashionista entendant Le petit bonhomme en mousse de Patrick Sébastien, dans un défilé Chanel.
Selon le programme, Charles Aznavour devait nous emmener en Arménie, Céline Dion au Canada, Jacques Brel en Belgique ou encore Youssou N Dour au Sénégal : une liste de seize chansons et pays, entrecoupés de bruits de trains et d’avions pour faire le tour du monde tout en étant au pied de la Tour Eiffel.
Pour avoir la meilleure vue, et surtout pour bien entendre la musique, il était conseillé de s’installer au pied de la Tour Eiffel et sur le Champ de Mars. La vue était en effet excellente, et les feux magnifiques.
J'ai cependant beaucoup de doutes sur l'illustration musicale : La valse à mille temps de Jacques Brel, Quebec Love de Robert Charlebois, Saga Africa de Yannick Noah...
L'impression produite fut celle d'une absence totale de direction artistique, les sons s'enchaînant sans aucun lien entre eux, ni avec le spectacle.
La musique a fini par tout envahir et ne donner qu'une envie : fuir, loin, vite. Trop fort et de médiocre qualité, le son a gâché tout le plaisir des yeux.
A suivre : le Festival d'Art Pyrotechnique à Cannes, en juillet-août, qui décernera cette année la Vestale d'Or, récompense attribuée tous les quatre ans à la meilleure société d'art pyrotechnique. Les feux, tirés depuis des barges, offrent un spectacle éblouissant dans toute la baie de Cannes.
Découvrez Le festival d'art pyrotechnique de Cannes en pleine lumière sur Culturebox !
30ème édition du Festival d'Art Pyrotechnique
Baie de Cannes
Les 14, 21 et 29 juillet et les 7, 15 et 24 août 2010
Gratuit
20 avril 2010
Ingo Maurer, le dessin en lumière

Mais l'instant magique, la révélation du jour, ce fut cette mise en scène de dessins. Je suis tombée sous le charme des très belles installations lumineuses du designer Ingo Maurer, qui se définit comme "faiseur de lumière".
Concepteur, éditeur et distributeur de ses luminaires, Ingo Maurer est aussi l'auteur d'installations éphémères et de mises en lumière d'espaces privés comme publics, tel l'éclairage de l'Atomium à Bruxelles (2006).

15:17 Publié dans Beautiful Espaces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : artcurial, ingo maurer
19 avril 2010
Une hirondelle ne fait pas le printemps...

Installée dans les années 80 au musée des Beaux-Arts de Dijon-ancien hôtel des ducs de Bourgogne-cette sculpture de polyester polychromé créa l'événement lorsque Pierre et Kathleen Granville, collectionneurs d'art contemporain en firent l'acquisition en 1975.
Télérama, dans son n° 3144, du 17/23 avril titre "Le monde paysan est-il condamné ?" Le dossier révèle les difficultés des agriculteurs français, transformés en chasseurs de primes par la PAC-Politique agricole commune.
Une situation à découvrir dans le documentaire "Solutions locales pour un désordre global" de Coline Serreau, réalisatrice de Trois hommes et un couffin.

15:25 Publié dans Beautiful Espaces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musee de beaux arts dijon, coline serreau, journee de la terre
22 décembre 2009
Confusion des sens : éveil de Noël

La thématique du voyage développée par ce lieu depuis son ouverture, nous conduit à découvrir la diversité de la création contemporaine à travers le monde.



Ouvert du lundi au samedi, de 12h à 19h. Le dimanche, de 11h à 19h.
17:53 Publié dans Beautiful Espaces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : espace culturel louis vuitton
08 décembre 2009
Débat tricolore



Voici donc la boutique tendance de ce Noël 2009 :


21:17 Publié dans Beautiful Espaces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : identité nationale, assemblee nationale, éric besson, jean francois copé, ps, drapeau francais, coq symbole de la france
24 septembre 2009
Oh my God : un cadre !
Le succès des expositions, des musées-8,5 millions d'entrées au Louvre en 2008- témoigne de l'intérêt du grand public pour la culture. Que voit-on dans ces lieux de conservation du patrimoine artistique ?
Des sculptures, des dessins, des peintures et ...des cadres.
Parfois, on ne voit même que cela.
L'actualité gourmande nous permet de soulever une question.

Le célèbre chausseur parisien en a imaginé trois : pour six, huit ou dix-huit macarons.
Durée de vie d'un macaron : une heure ? Trois ? Douze ?
Durée de vie d'une toile de maître : un siècle ? Trois ? Douze ?
A bien regarder les tableaux présentés dans certains musées, on peut se demander si les conservateurs ont médité la fameuse devise égalité-fraternité inscrite dans la constitution française.
Une toile de Cézanne ne mérite t-elle pas autant d'attention qu'un macaron ?
RF 1960-11 Musée de l'Orangerie
Nature morte, poire et pommes vertes (Vers 1873)
RF 1963-10 Musée de l'Orangerie
Bouquet (Vers 1900)

Lady Alston.
Portrait réalisé à Bath, célèbre ville d'eau anglaise.
Le cadre, français avait été conçu pour entourer un portrait
de Mme de Pompadour, comme l'indique les petites tours qui les parsèment.

Apollon et Daphné. Vers 1615-1620
Salmacis et Hermaphrodite. Vers 1630-1640
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21 septembre 2009
Le souffle du rock'n'roll : l'enfer au musée Maillol
Graphiste, peintre, il débute comme décorateur de théâtre et participe au renouveau de la bande dessinée française des années 60. Tandis que Serge Gainsbourg écrit ses premiers succès pour France Gall : Poupée de cire poupée de son (1965), Les sucettes à l'anis (1966), il s'installe à Paris et rejoint la bande du mensuel satirique Hara-Kiri lancé en 1960.
Sous la houlette de Georges Bernier (alias le Professeur Choron) et de François Cavanna, ce magazine oriente la bande dessinée vers un public adulte, bercé par le duo torride de "Je t'aime... moi non plus".
Toute la société française n'étant pas encore prête à accepter l'image d'une femme émancipée, la publication en 1964 par Eric Losfeld des albums de la pulpeuse voyageuse de l'espace suscite ce qu'il faut de scandale pour la consacrer comme première bande dessinée érotique.
Amaryllis, pensez-y bien :
Aimer sans foutre est peu de choses,
Foutre sans aimer, ce n'est rien.




Paris, Texas ; Les Ailes du désir ; Taxi Driver... L'idée lui vient de réaliser de "petits films" mettant en scène les héros du show business qui fait vibrer le monde depuis que la "musique de nègres" a pris possession de jeunesse. Réduit à "une forme d'expression vicieuse et dégénérée", susceptible de n'intéresser que les adolescents de la classe ouvrière ou de la communauté noire, le Rock’n Roll cristallise à ses débuts les critiques racistes et réductrices quant à son apport musical.
En 1973, son histoire chaotique publiée sous le titre Rock Dreams remporte un succès considérable en Europe et aux Etats Unis. Les 125 tableaux de Peellaert illustrant de brefs textes incisifs de Cohn offrent une chorégraphie des idoles qui ont accompagné le rêve américain. La technique de l'aérographe apporte la douceur et l'effet photographique souhaités par le peintre pour transporter le public dans une réalité rêvée.
Fats Domino, Bill Haley, The Beach Boys, The Beatles... tous sont mis en image dans un style bollywoodien, insérés dans des histoires réelles et imaginaires. Rolling Stone en quintet sadomaso surpris sur la moquette en poil de singe abricot d'un Holyday Inn. Ray Charles au volant d'une de ces "belles américaines" ayant fait la fortune de Général Motors. Janis Joplin en robe de scène pailletée reposant sa solitude et sa bière sur le lit d'une chambre totalement nue...Même enveloppée du froid manteau de la mort, la star reste glamour dans cet album du succès d'un style marqué par le sacrifice de ses adeptes les plus vulnérables.
En 2003, cinq ans avant son décès, Guy Peellaert disait dans Beaux Arts Magazine : "Je n'ai pas peur de la mort. Ce qui est terrible, c'est la vie sans passion. C'est pourquoi “Rock Dreams” plaît encore aujourd'hui. L'émotion vous maintient vivant. Le Rock représentera toujours le luxe, le clinquant, la fantaisie. Ces images sont un souvenir de ce rêve.
Musée Maillol, 61, rue de Grenelle, 6e. M° Rue du Bac.
A voir aussi au musée "Le parcours d'une collectionneuse" : présentation du 3 septembre 2009 à fin janvier 2010, de 15 huiles et 20 gouaches de Serge Poliakoff (1900-1969).
15:38 Publié dans Beautiful Espaces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musee maillol, bd erotique sur blog, guy peellaert, rock'n'roll, elvis presley, serge gainsbourg, jean claude forest, guido crepax, la fontaine
03 septembre 2009
Un félin chez Lanvin
Moulinets de bras, petits sourires, toute une gestuelle muette pour diriger l'équipe de merchandising occupée à réaliser la nouvelle vitrine.
Nous nous rejoignons sur un point essentiel : la nécessité du rire et du plaisir de jouer avec la mode. Au diable la solennité !
15:31 Publié dans Beautiful Espaces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lanvin
12 août 2009
Vahinés au Faubourg

-Tu plaisantes, ce machin à deux chiffres, vendu au Monoprix...
-"Vendu" ! A 12 euros, ce n'est pas de la vente, c'est du caritatif.
-Peut-être mais tu vois, tout cet environnement upper class, cette designitude, on ne la voit même plus...
-Il faut appliquer la loi des contrastes, ce parasol, il a une mission, il attire notre attention et nous lance un appel...
-Euh ?
-Oui, je vois de la lumière, j'entends des murmures, pour un esprit simple, ce n'est qu'un parasol de plage à frangettes, mais il faut être à l'affût du sens caché.
-Hum hum, c'est sûr, il est porteur de rêve, mais lequel ? A nous de transcender la primarité de l'objet pour en révéler la finalité mystique...
Confrontée à la dure loi de la concurrence qui régit les relations de la politique et conduira Ségolène Royal à se produire prochainement à Bercy revêtue de knickers tyroliens , elle initie des procédés destinés à extirper le créateur du rang foisonnant des empêcheurs de penser en tablier.
Le défilé de Merveilleuses nourries au savon de Marseille en est un, la vitrine animée en est un autre qui a permis au grand public de rugir de fureur lorsque Chantal Thomass, a présenté en 1999, ses collections de lingerie sur des mannequins en chair et en os dans les vitrines des Galeries Lafayette.
-Tim, si tu continues à me bêler dans les mollets, tu vas vraiment finir par ressembler à cette chèvre de Rauschenberg, tu veux passer en guest star à Beaubourg, c'est ça ? Entre un sac de clous de Kurt Schwitters et une Zil compressée par César ?
15:44 Publié dans Beautiful Espaces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : victoria beckham a du poil sur les bras, american idol, chantal thomass, camping chez lanvin, segolene en knickers chante la tyrolienne, amoureux du parasol, compression de cesar, rauschenberg, les extraterrestres font de la plongée, j'achète des palmes chez lanvin
15 juillet 2009
Tous fouuus d'amuuur !
Pour la tour Eiffel et pour Johnny, en feux et lumières hier soir.
Ce 14 juillet 2009, le Champs-de-Mars était définitivement IN et trendy.
Entre 700 000 et un million de spectateurs se sont réunis hier soir pour un spectacle pyrotechnique éblouissant : le concert gratuit de la star et le feu d'artifice conçu et réalisé par le Groupe F, équipe ayant réalisé le feu d'artifice du passage à l’an 2000.
Conçu en 3 dimensions, ce show était visible depuis tous les sites de Paris où l’on peut voir la tour.
Arrivée à 20h, j'ai réussi à gagner le centre des pelouses pour me placer face à la scène, dans la foule, au coeur de la ferveur populaire.
L'hommage rendu à Gustave Eiffel à l'occasion des 120 ans de la tour, le ciel bleu, la foule joyeuse, tout promettait une soirée de choix.
Gagnée par la ferveur des spectateurs, j'ai moi aussi été pétrifiée, scotchée, stupéfiée par le feu d'artifice exceptionnel.
Et Johnny Hallyday ? Il faut l'avoir vu hier soir.
Regarder aujourd'hui les vidéos de l'événement sur le net, pourquoi pas....mais rien n'égale ce que nous avons vécu dans la nuit parisienne après des heures d'attente.
Comme tout le monde, je me suis assise dans l'herbe poussiéreuse et me suis haussée sur la pointe des pieds pour voir les écrans, les projections sur le corps de notre tour, les fans...
Dessinatrice pour le TéléObs en 2001, j'avais croqué sur le vif notre chanteur national assis à distance de deux bras dans un studio d'Europe1.
Pour réussir son portrait, j'avais mis toute émotion de côté, et m'étais efforcée d'oublier que, pour 30 minutes, je respirais le même air que l'idole de millions de français et un peu de la fumée de sa cigarette.
Hier soir, j'ai pu profiter de la fête et découvrir ce que le public ressent dans les concerts, c'est géant !

21:36 Publié dans Beautiful Espaces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : johnny hallyday, tour eiffel, 14 juillet 2009, feux d'artifice



