22 décembre 2009

Confusion des sens : éveil de Noël

lvnoel.jpg
Les vitrines de Noël sont toujours un plaisir qui illumine les courtes journées d'hiver. Celles de Louis Vuitton très lumineuses, participent au charme du côté impair des Champs-Élysées...

Une visite de L’Espace Culturel Louis Vuitton clôt un après midi bousculé par la foule bariolée de paquets cadeaux. L'exposition Confusion des sens, programmée jusqu'au 10 janvier 2010, invite le visiteur à prendre conscience de son corps, de sa place dans l’espace mais aussi à développer ses propres images mentales.
La thématique du voyage développée par ce lieu depuis son ouverture, nous conduit à découvrir la diversité de la création contemporaine à travers le monde.
L'originalité de cette nouvelle proposition artistique et sensorielle tient au fait que ce voyage est intérieur. La première étape passe par la montée dans l’ascenseur central, conçu par l'artiste Olafur Eliasson à l’occasion de l’inauguration de l’Espace culturel Louis Vuitton. Totalement obscur, cet ascenseur induit une déconnection des perceptions habituelles qui ouvre à d'autres expérience sensorielles.

Huit artistes tracent un cheminement conduisant à la perte des repères, favorisant une autre approche sensible du réel. Deux créations ont particulièrement retenu mon attention.
laurentsaksik_1.jpg
Atoll de Laurent Saksik : deux cubes de verre de 2 mètres sur 2, ouverts en leur sommet et accueillant sur leurs fonds la vidéoprojection du ciel, capté en direct par une caméra installée à proximité. La circulation entre ces deux éléments offre la vision d'un ciel mouvant selon la météo.
laurentsaksik_2.jpg
Lumière à 12h30
veroniquejourmard_1.jpg
Orange de Véronique Joumard : composée d'un mélange de pigment rouge (thermosensible) et jaune, la peinture réagit et se modifie lorsqu'elle est soumise à une source de chaleur.

Espace Louis Vuitton. 60, rue de Bassano/101 Avenue des Champs-Elysées, 75008 Paris. Tél: 01.53.57.52.03. Entrée libre.
Ouvert du lundi au samedi, de 12h à 19h. Le dimanche, de 11h à 19h.

19 décembre 2009

Deshabillez-moi en Cadolle

cadolle_8.jpg
A t-on assez d'une vie pour tester les effets pétillants de 150 grammes de dentelle judicieusement répartis sur un corps de naïde ?
Depuis 120 ans, la Maison Cadolle s'ingénie à créer de nouveaux ornements tout aussi légers que le champagne offert jeudi soir aux invités de Poupie Cadolle, descendante en ligne directe de la fondatrice de la marque, lancée en 1889.
"Cadolle est une entreprise familiale de savoir-faire, de luxe et de tradition, c'est une vraie saga de femmes. Nous sommes vouées aux femmes et nous avons le culte du corps, de la séduction et du raffinement".
cadolle_3.jpg
cadolle_2.jpg
Cadolle couture : parure sur-mesure
Au 255 rue Saint Honoré, le show room présente aux clientes du sur-mesure quelques modèles dont elles s'inspirent pour définir la ligne de soutiens-gorge et corsets qui feraient frémir les adeptes du naturisme.
Les photos et dessins qui ornent les murs retracent les étapes d'un passé somptueux et d'un présent prestigieuxqui transportent de joie les escarpins de cuir vernis carmin de Poupie.
cadolle_6.jpg
cadolle_7.jpg
Au fil de la soirée, elle trottine et croque d'un sourire une chouquette comme on pose la joue sur un ruban de satin. Poupie n'aime pas s'éterniser sur l'histoire de Cadolle "Je suis dans le présent, regardez Mireille Dumas le 30 décembre, c'est un reportage sur le Crazy Horse, nous y serons !"
La scène, le cinéma témoignent des accords parfaits entre les stars et les corsets Cadolle, depuis qu'Herminie, créatrice du premier soutien-gorge, le "corselet de gorge", positionna son nom sur les sentiers de la gloire.
cadolle_4.jpg
Mata Hari, Coco Chanel, la duchesse de Windsor, Brigitte Bardot et Jeanne Moreau dans "Viva Maria", Isabelle Adjani, Catherine Deneuve, Monica Bellucci...Sharon Stone, portant une culotte haute en satin et lycra sur la couverture de Paris Match, toutes racontent à leur manière l'histoire de Cadolle.
Comme Jean-Pierre Jeunet a filmé "Train de nuit" avec Audrey Tautou pour Chanel, il me semble opportun de lier la trame d'une fiction à la chaîne des transparences qui ajoutent au charme de la féminité version Cadolle.

"Un bruissement dans les branches et dans les herbes, un bruissement dans les feuilles de mon hêtre, un bruissement aussi sur la terrasse : la robe d'une femme. C'est elle...Vénus, mais sans fourrure...non, cette fois, c'est la veuve...Et pourtant c'est Vénus...Oh ! Quelle femme !
cadolle_10.jpg
Debout dans son léger déshabillé blanc, elle me regarde. Comme elle est gracieuse et poétique à la fois ! Elle n'est pas grande, mais pas non plus petite, et sa tête, comme au temps des marquises en France, est plutôt charmante et piquante que vraiment belle. Quelle sensibilité, quelle douce espièglerie se lisent sur ses traits, autour de sa bouche charnue, pas trop petite ! Sa peau est d'une finesse telle qu'on y voit partout des veines bleues, même au travers de la mousseline qui recouvre les bras et les seins.
cadolle_12.jpg
Sa chevelure rousse-oui, elle est rousse, non pas blonde ou dorée-s'enroule en boucles opulentes ; elles jouent sur sa nuque avec une grâce diabolique. Et voilà que son regard se pose sur moi comme un éclair vert-oui, ils sont verts, ces yeux dont la douce puissance est indescriptible, verts comme des pierres précieuses, comme la profondeur insondable des lacs de montagne.
cadolle_13.jpg
Elle remarque mon trouble qui me rend impoli : je suis resté assis et j'ai encore mon bonnet sur la tête. Elle sourit malicieusement. Je me lève enfin et la salue. Elle s'approche et se met à rire aux éclats, presque comme une enfant. Je bredouille, comme ne peut le faire qu'un amateur ou un grand âne en un instant pareil. C'est ainsi que nous faisons connaissance. La déesse me demande mon nom et me dit le sien. Elle se nomme Wanda de Dunajew. et c'est bien ma Vénus".
Sacher-Masoch La Vénus à la fourrure
cadolle_1.jpg

Loft couture - 255 rue Saint Honoré, Paris 75001.
Boutique Cadolle- 4 rue Cambon, Paris 75001.

 

08 décembre 2009

Débat tricolore

L'espace trendy de cette fin d'année ? L'Assemblée Nationale ! Les députés se saisissent aujourd'hui du débat sur l'identité nationale. Interdit de photographier l'hémicycle. Le drapeau tricolore donne la tonalité des débats. Pour les images et l'ambiance, suivre les débats sur La Chaîne Parlementaire...
drapeau_1.jpg
Eric Besson, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire avance vers le perchoir du président de l'Assemblée Nationale pour continuer le débat lancé par Jean-François Copé, président du groupe Union pour un mouvement populaire (UMP) à l'Assemblée nationale...

drapeau_2.jpg
Eric Besson commence à parler...

drapeau_3.jpg
Huées des députés PS...

Question : soit trois Français, l'un habitant le boulevard Saint Germain, et ne quittant jamais le 7ème ar de Paris, le second, propriétaire d'un hôtel **** à Royan (Charente Maritime), le troisième d'une maison de vin à Gevrey-Chambertin (Bourgogne), comment perçoivent-ils ce débat ?

Comme un effet de mode ?

Voici donc la boutique tendance de ce  Noël 2009 :

assemblee_2.jpg
assemblee_1.jpg
La boutique de l'Assemblée Nationale, 7 rue Aristide Briand-75007. Le design est confié à l'équipe communication de l'Assemblée, supervisée par Bernard Accoyer. Le précédent président, Jean-Louis Debré, aimait concevoir des objets aux couleurs de la France. Parmi ses succès : un tablier tricolore.

06 décembre 2009

Les amants de l'ombre

amants_1.jpg
Anthony KAVANAGH (Gary Larochelle) et  Julie DEBAZAC (Louise Venturi)- Crédit photo © Eloa Production / Gil Zobda.

Inspiré par La face cachée des GI's de Robert Lilly, Professeur de Sociologie et de Criminologie à la Northern Kentucky University, le réalisateur Philippe Niang construit une fiction parfaitement menée, en apportant un éclairage sur une particularité souvent méconnue de l'armée américaine : la ségrégation raciale.

Diffusé sur France 3, mardi 8 décembre, ce téléfilm produit par Eloa Production et France Télévision dévoile une autre facette du talent d'Anthony Kavanagh, humoriste, animateur, et comédien capable d'incarner avec subtilité un GI noir déchiré par l'envie de vivre un amour sur lequel pèse l'interdit de la relation avec la femme blanche et le devoir d'obéissance aux officiers blancs dotés du pouvoir de vie et surtout de mort sur les soldats "colored" engagés dans l'armée des libérateurs de la Seconde Guerre Mondiale.

Synopsis

France, 1945, Fontenay, commune française d'environ 500 habitants. Parmi eux, Louise (Julie Debazac) infirmière du village, s'accommode avec difficulté des contraintes liées à sa vie au domicile des parents de son mari, réquisitionné par l'Allemagne. Entière et décidée, elle prend la défense des femmes soupçonnées d'avoir "fauté avec l'ennemi" et affronte avec détermination les FFI (Forces françaises de l'intérieur), ivres du pouvoir offert aux apprentis tyrans soudainement promus vengeurs des outrages à la patrie.

L'installation provisoire d'un campement américain sur un terrain communal va bouleverser sa vie tracée d'épouse fidèle lorsque Gary Larochelle (Anthony Kavanagh), séduisant GI noir vient au ravitaillement à la ferme des beaux parents de Louise.

Ils se croisent, il la veut, elle le fuit.
En le voyant elle a reconnu l'élan qui bouleverse le corps et déboussole les coeurs. Elle est mariée, mais seule, livrée à la vindicte de sa belle mère, Mathilde Venturi (Delphine Rich), qui guette chaque occasion d'entrer en conflit avec celle qui lui a "pris son fils".

Pourra t-elle résister à l'appel de cette pulsion de vie qui la pousse dans les bras du bel américain ?
Cèdera t-elle à l'amour adultère, avec un homme, qui, lui, du fait de sa peau noire,  risque sa vie  pour une histoire d'amour avec une femme interdite ?

Une succession d'antagonismes locaux vont révéler les âmes d'êtres, qui, sans ce conflit mondial n'auraient jamais été que des personnes sans histoires.
Mais, comme pourrait le dire Jean-Louis Bory, auteur de Mon village à l'heure allemande, Prix Goncourt 1945, les gens sans histoires se prêtent à la petite histoire, celle qui permet de comprendre la grande.

amants_3.jpg
Anthony KAVANAGH (Gary Larochelle) et  Julie DEBAZAC (Louise Venturi)- Crédit photo © Eloa Production / Gil Zobda.

Philippe Niang porte ce projet depuis très longtemps. "J'ai toujours voulu faire quelque chose sur ce paradoxe : l'armée américaine venait délivrer la France et l'Europe du joug nazi au nom de la tolérance et des principe de liberté, alors qu'eux même pratiquaient la ségrégation au sein de l'armée. La dimension historique est fondamentale mais, je suis parti de faits établis relatifs à la ségrégation pour imaginer une situation vraisemblable".

Ce film est avant tout une romance, telle que celles filmées par Douglas Sirk, qui savait aborder les sujets tabous des années 1950 aux É tats Unis, en restant dans le récit amoureux.
Si le trait stylistique caractéristique de l'œuvre de Sirk  est à chercher dans ses couleurs, Philippe Niang a lui aussi réussi à imprégner les situations de couleurs indiquant les états d'âme des protagonistes. Le travail du directeur de la photo, Dominique Bouilleret, est remarquable. Froid sur la belle-mère abusive, l'éclairage se réchauffe sur les amants réunis dans la chaleur des sentiments partagés.
amants_4.jpg
Anthony KAVANAGH (Gary Larochelle) et  Julie DEBAZAC (Louise Venturi)- Crédit photo © Eloa Production / Gil Zobda.

Rencontre avec les acteurs
larochelle.jpg
Anthony KAVANAGH (Gary Larochelle)- Crédit photo © Eloa Production / Gil Zobda.

Comment êtes vous arrivé sur ce téléfilm ?
Philippe Niang m'a proposé le rôle en octobre 2008, j'ai dit oui, par principe et quand j'ai lu le scénario, j'ai su que mon choix spontané était excellent.

Connaissiez-vous l'histoire de ces GI'S ?
Je savais que des soldats noirs américains s'étaient battus en Italie, mais j'ignorais qu'il y en avait eu aussi en France. A l'époque de la ségrégation, au sein de l'armée américaine, on pensait que les Noirs n'étaient pas assez intelligents pour être enrôlés. L'escadron Tuskegee a démontré le contraire. Étrangement, aujourd'hui, l'armée est un ascenseur social.

Est-il difficile de passer du registre comique à un rôle dramatique ?
Vous savez, en Amérique du Nord, on utilise les humoristes pour sortes de shows : cinéma, animation à la télévision, scène. Un humoriste est habitué à jouer des personnages : une femme, un homme, un enfant.
L'humour est souvent considéré comme un genre mineur.  Il est beaucoup plus difficile de faire rire quelqu'un que de le faire pleurer. Monter sur une scène en annonçant "comique" sur une affiche, c'est extrêmement téméraire. Si pendant une minute, les gens ne rigolent pas, c'est très long. Une minute sur scène sans rires, c'est une éternité. Sur un plateau de cinéma, on nous laisse le temps d'émouvoir, sur scène, le public s'attend à rire immédiatement, le rythme est très différent.

Est-ce plus reposant de vous appuyer sur un scénario, sans avoir cette nécessité d'être à l'affût des rires et situations comiques ?
Non. Sur scène, on donne tout, et le spectacle s'arrête. Face à la caméra, il faut garder son énergie plus longtemps, c'est épuisant. Par exemple si je joue une scène triste, je dois rester dans la tristesse toute la journée. Et surtout, ce qui me tue dans le cinéma,p ar rapport au spectacle, c'est le temps de préparation des scènes, la mise en place du décor, des lumières. Il faut attendre, attendre, attendre.

Devez-vous attendre la création d'un personnage Noir pour obtenir un rôle ?
Si vous observez le nombre de films et de téléfilms dans lesquels jouent des Noirs, vous remarquez un certain retrait de la France. Il est difficile pour un humoriste d'avoir un premier rôle, et c'est encore plus difficile si cet humoriste est noir. Au Canada, ça fait 25 ans que des présentateurs noirs sont à l'antenne et dans les téléfilms.
Je ne crie jamais au racisme pour rien : récemment, au retour de vacances aux Caraïbes, à l'escale à Miami, je me suis trouvé dans une file d'attente constituée majoritairement de Français Blancs. J'étais le seul Noir parmi eux. A la douane, la seule personne arrêtée, ce fut moi. J'ai donc rejoint une autre file d'attente "pour" Hispaniques et Noirs ! Arrivé devant le douanier, lui même d'origine étrangère, je lui ai demandé s'il arrivait parfois que des Blancs soient dans cette file. D'un signe de tête, il a répondu négativement.

Pensez-vous que ce genre de téléfilm va provoquer d'autres évolutions ?
Absolument ! Je suis très fier de cette maison de production afro-française qui a, dans un premier temps, suscité des commentaires très négatifs. Du style "Ce sont des Africains, ce n'est pas sérieux, ça n'aboutira pas...", alors que le directeur de production est un des meilleurs en France. Il a travaillé avec Jean-Pierre Jeunet sur "Un long dimanche de fiançailles", entre autres films.

Aimeriez-vous jouer un sale type, comme Bourvil dans "La traversée de Paris" ?
J'adorerais cela ! Le but de ce métier, c'est d'être quelqu'un d'autre. Je rêve de jouer les psychopathes. Quand on est gentil dans la vie, on a envie de jouer les méchants.

amants_2.jpg

Julie DEBAZAC (Louise Venturi)- Crédit photo © Eloa Production / Gil Zobda.

Avez-vous accepté tout de suite le rôle de Louise ?
Bien sûr, j'ai sauté de joie. C'est très rare de pouvoir interpréter un personnage aussi fort. Pour un tel caractère, la notion de temps est très importante. Il est nécessaire de se lâcher très vite, il faut pouvoir s'appuyer sur les partenaires, sur l'équipe de tournage. 
Philippe Niang aime que le plateau dégage une ambiance sereine, il nous a laissé cette part d'écoute qui permet de construire le jeu. Il raconte une histoire en l'écrivant, en la filmant. Aujourd'hui, on a tendance à perdre cette notion de narration.


Comment se prépare t-on à jouer un personnage aussi transgressif ?
Pour moi, la construction d'un personnage personnage est très physique. Cela va de la tête aux pieds. Les chaussures, les costumes sont très importants. C'est une femme instinctive, qui exprime son empathie par des gestes. Lorsque Gary Larochelle lui dit : "Tu n'est pas Noire, tu ne peux pas comprendre", elle n'a pas de réponse verbale, elle le prend dans ses bras. Avec Anthony, nous avons travaillé dans le partage et l'écoute, nous avons fait des lectures du scénario, chez Philipe Niang.  Nous n'avons pas toujours cette chance. Souvent, sur les tournages, les comédiens se croisent sans communiquer sur les rôles. Anthony est très physique, cela m'a beaucoup aidée à fixer les gestes de cette femme très déterminée, et très contemporaine dans son refus de soumettre ses émotions aux conventions.

delphinerich.jpg
Delphine RICH (Mathilde Venturi)- Crédit photo © Eloa Production / Gil Zobda.

Comment avez-vous vécu votre personnage de femme âpre ?
Au départ, elle était extrêmement raciste, très négative. Cela m'a fait peur. Elle me semblait trop caricaturale. J'ai beaucoup parlé avec Philippe, (Niang), on a arrondi les angles et on a gommé les aspects trop durs. Elle est assez terrible. J'ai essayé de penser à sa souffrance pour réussir à l'interpréter. Elle est très rude, c'est une taiseuse.
Dans le fond cette femme est une petite fille qui n'a jamais vraiment vécu. Elle a subi le joug familial, lorsqu'elle voit sa belle fille s'accorder ce qu'elle n'a sans doute jamais connu, c'est insupportable pour elle. Elle est très seule. Elle n'a de véritable échange qu'avec son fils.

Cela a été un choc de me voir dans un rôle aussi terrible. Mais j'étais heureuse de pouvoir changer d'emploi. On me donne souvent des rôles de bourgeoises autoritaires, là, je suis une paysanne, même si on reste dans une certaine autorité. Et j'ai appécié de jouer un téléfilm historique, c'est amusant de changer d'époque. La scène du bal était très troublante : nous étions transportés dasn un autre univers.

Quels rôles aimeriez-vous interpréter dans les prochains mois ?
J'aimerais aller vers la comédie et jouer des personnages complètement déjantés, ou bien une femme amoureuse. On me trouve souvent impressionnante physiquement, du fait que je suis grande. Du coup, je joue les femmes dominantes. Mais j'aimerais explorer d'autres registres.


 

Toutes les notes