20 octobre 2009

Nicolas Le Floch : à fleur d'épée

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Nicolas Le Floch commissaire à Paris sous le règne de Louis XV, taille souple et jambes gainées de cuir fin, revient sur France 2 vendredi 23 octobre.
Après le succès des deux premiers volets de la série diffusée en automne 2008, outre la leçon d'élégance virile, le policier nous entraîne dans de nouvelles enquêtes passionnantes et mouvementées au coeur du Paris crapoteux et ourlé de satin du XVIIIème siècle.

Produits par La Compagnie des Phares et Balises, réalisés par Nicolas Picard Dreyfuss, les deux téléfilms, Le fantôme de la rue Royale (épisode 3), diffusion le 23 octobre et L'affaire Nicolas Le Floch (épisode 4) diffusion le 30 octobre 2009 offrent un brillant exemple de fiction télé en costume n'ayant rien à envier aux longs métrages de cape et d'épée.

Incarné par Jérôme Robart, ce policier du siècle des Lumières est d'abord un personnage crée par Jean-François Parot, diplomate, en poste à  Sofia dans les années 90. Féru d'histoire, son étude sur Les Structures sociales des quartiers de Grève, Saint-Avoye et Saint-Antoine entre 1780 et 1785, publiée en 1970, lui a inspiré l'histoire du jeune Breton quittant sa famille  pour résoudre des énigmes au Châtelet auprès de Monsieur de Sartine, chef des affaires secrètes de Louis XV.

Retraçant avec brio la vie quotidienne à Paris, ses huit romans démontrent l'habileté, l'humanité et l'intuition de ce policier attaché à trouver des preuves plutôt que des coupables, à l'époque où la torture se chargeait de réduire le nombre d'innocents emprisonnés.

L'adaptation a été confiée à Hugues Pagan, auteur de romans policiers (L'Etage des morts, Dernière Station avant l'autoroute, chez Rivages), qui a su préserver le phrasé de la langue, le vocabulaire fleuri, sans tomber dans la reconstitution historique incompréhensible aux oreilles du XXIème siècle.

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Action, rebondissements, complots, amour, sensualité, s'entremêlent pour tisser une fresque pétillante dans laquelle chaque personnage est utile et captivant. Si Jérôme Robart compose un Nicolas Le Floch diablement séduisant, il faut souligner la prestation de François Caron, qui campe un Sartine réjouissant. Mari gnangnan et popote d'Eloïse Rome, il se coule dans les vestes de brocart et les perruques poudrées avec la maestria d'Endora "La Miraculeuse", luxuriante mère de La Sorcière bien aimée.
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Rencontre

Jérôme Robart/Nicolas Le Floch

Formé au Conservatoire national supérieur d'art dramatique à Paris, Jérôme Robart partage ses activités artistiques entre théâtre et cinéma, mise en scène, jeu et écriture.

Cet épisode laisse transparaître la jubilation des acteurs, une maîtrise du scénario qui laisse une grande part à la fantaisie, à quoi cela tient-il ? Comment l'avez-vous perçu en tant qu'acteur ?
En effet, nous avons eu plus de temps pour nous préparer au tournage et nous imprégner du scénario. On oublie trop souvent que les acteurs ont besoin de cette période d'entraînement pour entrer dans l'ambiance du récit. A la suite des diffusions des deux premiers épisodes, nous avons su, dès novembre 2008, que nous allions tourner la suite.
Ce sont des mois durant lesquels les acteurs ont peaufiné leur personnage. Les équipes se connaissant davantage, c'est aussi l'effet de la deuxième fois : tout est amélioré, à tous égards : jeu des comédiens, complicité avec les techniciens.

Comment se prépare t-on à interpréter un personnage du XVIIIème siècle ?
On réfléchit à ce que signifie être un homme à cette époque, à l'influence de la vie quotidienne sur la virilité. Un personnage existe dans son corps, c'est essentiel. Ne serait ce que sur cet aspect extérieur, un homme se déplaçant à cheval plutôt qu'en voiture, présente une autre apparence. L'équitation façonne les biceps, les pectoraux embellit le corps en son entier, tout au moins pour l'aristocratie. Le corps utilisé comme machine devait certainement subir aussi davantage de dégradations, visibles sur les gens du peuple.
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Vous effectuez vous même vos cascades et vous avez la posture d'un danseur, faites-vous de la danse classique ?
Non, je pratique le kung fu et j'ai appris l'escrime au Conservatoire. J'ai passé trois mois avec Michel Carliez, le cascadeur qui a  réglé les combats de Cyrano de Bergerac, Le Bossu, Fanfan la Tulipe. C'est un maître pour véhiculer le panache des escrimeurs, des cavaliers. Pour la préparation équestre, j'ai travaillé avec Georges et Corinne Branche.
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Quel est le trait caractéristique de Nicolas Le Floch ?
Il est prisonnier de sa fonction sociale. Il ne peut pas rendre justice comme il le souhaiterait. Par exemple, il est en total désaccord avec la pratique de la torture, pratiquée à cette époque.

Joakim Latzko/Naganda

Remarqué dans Baby Blues de Diane Bertrand (2007), Zim & Co de Pierre Jolivet (2004), Welcome de Philippe Lioret (2009), Joakim Latzko a participé en 2007, aux côtés d'Isabelle Carré, Irène Jacob, aux pastiches littéraires et culinaires de Mark Crick, mis en scène par Brice Cauvin. Il interprète un Indien dans Le fantôme de la rue Royale.
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Comment êtes-vous arrivé sur la série ?
Un ami m'a parlé du casting. Très souvent, les réalisateurs manquent d'imagination, j'ai pris soin de me présenter sous l'aspect d'un Indien d'Amérique du Nord tel qu'on peut l'imaginer actuellement, le torse orné de tatouages, le visage maquillé. Et j'ai été choisi !

Comment expliquez-vous ce manque d'imagination ?
On reste souvent dans des stéréotypes de personnages. L'acteur doit entrer dans une case, être associé à d'autres univers. Tout en gardant sa personnalité, il essaie de correspondre aux formats définis par la profession.

Quels sont vos projets ?
Je travaille sur l'adaptation d'un documentaire au théâtre pour le début d'année 2010. Je préfère ne pas en parler prématurément.

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Mathias Mlekuz/Inspecteur Bourdeau et Nicolas Le Floch
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Le réalisateur Nicolas Picard Dreyfuss (au centre) en tournage
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À noter : le Dvd sera en vente le 17 novembre !






18 octobre 2009

Érotisme, erotism, erotismo

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Plébiscitées par le public les trois expositions du musée de l'érotisme sont prolongées jusqu'au 10 novembre 2009 :

Eros Vinyls : histoire de l'érotisme à travers 60 ans de vinyles, collection de Matthieu Flory, directeur des Editions Ereme.
Jean-Pierre Ceytaire, Cet air coquin.
Jacques Charrier, Le Kâma-Sûtra, le paradis perdu ?

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Coquine, c'est aussi la ligne éditoriale de la collection ÉROTIX des Editions Delcourt, consacrée aux ouvrages de bande dessinée érotiques et pornographiques.

Deux dessinateurs Italiens captivent les amateurs d'érotisme en bande organisée.

Magnus (Roberto Raviola), dont le célèbre Les 110 Pilules, réédité, agrémenté d’une couverture inédite et de noirs restaurés pour mieux apprécier le travail du maître est sorti en librairie le 23 septembre 2009.
L'auteur reprend ici un célèbre classique chinois de Jing Ping Mei : Hsi-Men Cheng, riche patricien et libertin, se procure auprès d’un vieux moine médecin, 110 pilules qui fortifient le désir sexuel. À ne consommer qu’une fois par jour. Mais la tentation est trop forte et face à la peur de vieillir, Hsi-Men abusera du produit miracle jusqu’à sa déchéance finale.

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Guido Crepax, spécialiste de l'illustration érotique. Après une formation d'architecte, devenu illustrateur de pochettes de disques de jazz et de publicités, il débute en bande dessinée en 1959 dans la revue Tempo Medico. En 1965, il participe à la nouvelle revue Linus, donnant naissance à la série Valentina, qui connaîtra neuf volumes. Crepax a dessiné les auteurs classiques du genre érotique : Sade, Sacher-Masoch, Casanova et Réage. Il a également livré un Docteur Jekyll et Mister Hyde en 1984 et un Dracula en 1988.

Son Emmanuelle posera ses jambes déliées sur la houpette de Titeuf à partir 18 novembre 2009.
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Musée de l'érotisme-72 boulevard de Clichy- Paris 18e. M° Blanche.

Téléphone : 01 42 58 28 73.

16 octobre 2009

Chasseurs d'images

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Aujourd'hui, lancement de la 3e édition des Rencontres photographiques du 10e arrondissement de Paris 2009 organisées par la bibliothèque Chateau d'Eau et la Mairie du 10e arrondissement, sous le commissariat général de Carlo Werner et le parrainage de Stéphane Couturier.

La photo, à l'honneur cette semaine à Paris avec le Salon de la photo organisé Porte de Versailles, prend ses quartiers d'automne avec originalité au centre de Paris jusqu'au 28 novembre 2009.

La spécificité de cet événement exceptionnel ?

Cafés, restaurants, boutiques de mode, librairies, galeries spécialisées et centres culturels participent activement à des  activités autour de la photographie. Expositions mais aussi conférences-débats animées par des professionnels, ateliers de photo, visites d’exposition en présence des photographes, performances-surprises.

Tout invite à découvrir un quartier où se niche le New Morning ( 7 r Petites Ecuries), le Passage Brady, le théâtre Antoine.

Quelques unes des photos à découvrir :

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Parking MP10 Agence TGTFP
Exposition collective hall de la Mairie du 10e
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Photo extraite de la série Les Délaissés
Exposé à la boutique de fleurs Bleuet Coquelicot
10 rue de la Grange aux Belles 75010 Paris
M° J. Bonsergent/Colonel Fabien
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Frédéric Dekkal
Exposé chez Détente et Saveurs
23 rue Louis Blanc-M° Louis Blanc
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Marie Babey
Exposée à la Cristallerie Schweitzer
84 quai de Jemmapes-M° Jacques Bonsergent

Mon coup de coeur : à la conférence de presse, j'avais été happée par cette image de Philippe Fontana, me rappelant certaines scènes du peintre Edward Hopper.
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Photo de la série Fiction USA
Exposition collective hall de la Mairie du 10e
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Philippe Fontana Touristes-Paris 2009

Et finalement, c'est tout à fait ce que cet artiste souhaite :
"I attach no order of importance to what I photograph but I’m always looking for an image that will bring me back to a painting or a film.
As if I were on the constant look out for a new film which I construct image after image.
And thus begins a sort of wandering to find a certain light, colors and atmosphere that visually match what I feel at the moment I take the shot."

Mairie du 10e
72, rue du Fg St-Martin - Paris 10e - M° Chateau d'Eau
Tél. : 01 53 72 11 75













 


15 octobre 2009

Les fastes de Byzance au Grand Palais

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Découvrir l'histoire de Constantinople, Istanbul, du paléolithique jusqu’à nos jours : c'est le thème de l’exposition De Byzance à Istanbul, un port pour deux continents, au Grand Palais, du 10 octobre 2009 au 25 janvier 2010.
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3, avenue du Général-Eisenhower. Paris VIIIe. Ouverture tous les jours sauf le mardi, de 10 heures à 20 heures.
Nocturne le mercredi jusqu’à 22 heures. Tarif : 11 euros. Renseignements au 01.44.13.17.17. 

01 octobre 2009

Free style BB

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Née le 28 septembre, Brigitte Bardot fêtait ce lundi son 75ème anniversaire. L'Espace Landowski, à Boulogne-Billancourt, ville des anciens studios de cinéma français, consacre sur 900 m² la première exposition dédiée à l'actrice qui électrisait le monde des années 1950-1970.

Admirée pour sa beauté, BB a eu l'insolence de connaître et d'user d'un droit mentionné à l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme "Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression". "Je dis ce que je pense et je pense ce que je dis. En république démocratique, on doit avoir le droit de s'exprimer et c'est ce que je fais, même si ça ne plaît pas. Je m'assois dessus" déclare-t-elle en guise d'Happy Birthday 2009. Davantage que le nombre des années, exprimer ses pensées et non celles "D'la volaille qui fait l'opinion", signe un marqueur temporel de l'époque où l'on apprenait encore à juger par soi-même, indépendamment du formatage des détenteurs de la parole publique.
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Symbole d'une liberté sexuelle, sensuelle et intellectuelle, qui choqua et ravit les spectateurs du légendaire Et Dieu créa la femme de Roger Vadim, BB auto-libérée du cinéma en 1973 décida d'orienter les caméras avides de belles images vers la cause qu'elle défend avec passion et constance depuis 40 ans : le respect des animaux.
Transformant la Madrague en ménagerie avant d'en faire don à sa fondation, elle n'a cessé d'attirer l'attention des pouvoirs publics sur les modifications à mettre en place pour protéger l’espèce animale.
Elle vient ainsi d'écrire à Nicolas Sarkozy pour lui suggérer de mettre en place une journée végétarienne. "Il y a déjà la journée sans voiture, la journée sans tabac, mais instaurer une journée végétarienne aurait des répercussions bien plus fortes que toutes les taxes carbone réunies et la planète s’en porterait infiniment mieux".
Dénonçant l'élevage productiviste bien avant la déferlante "maladie de la vache folle" des années 2000, son action est à rapprocher de celle de René Dumont, premier candidat écologiste à l'élection présidentielle de 1974 à prédire les dégâts de l'agriculture productiviste.
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Portrait réalisé pour ma chronique d'été Les stars éternelles. Paru dans le n° 1921 du 30 août au 5 septembre 2001 du TéléObs Cinéma, supplément du Nouvel Observateur.

Selon Henri-Jean Servat, auteur de plusieurs livres sur B.B et commissaire de l'exposition, "Elle a su concrétiser les aspirations d’un nouveau monde et le goût d’une époque. Libre de ses choix, elle a incarné le progrès, le refus de la pensée unique et, surtout, l’irruption de la modernité : les surprises-parties,les cheveux dans le vent, le désordre amoureux, le flirt et la sensualité... Insolente et insouciante, Brigitte a desserré les corsets et fait sauter les tabous".
Cette exposition titrée Les années Insouciance présente plus de 1000 photos, des extraits de ses films, des documentaires ainsi que des objets personnels de celle fut dans les années 1950 et 1960 la femme la plus photographiée au monde.
Sa fameuse Harley-Davidson à ses initiales , tout comme sa robe de mariée Vichy rose. Deux portraits d’elle signés par Andy Warhol sont également exposés, l’un prêté par Alain Delon et l’autre par Gunter Sachs, l’un de ses anciens maris.
Un instant de légèreté pour découvrir les fameuses années d'avant le no futur, celles des volants frais, des ballerines, des fleurs dans les cheveux des hippies... 

Adresse: musée des Années 30, 26 avenue André-Morizet à Boulogne-Billancourt. M° Marcel Sembat ou Boulogne-Jean-Jaurès. Du mardi au samedi-11h à 18h.






 

 

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