15 juillet 2009
Tous fouuus d'amuuur !
Pour la tour Eiffel et pour Johnny, en feux et lumières hier soir.
Ce 14 juillet 2009, le Champs-de-Mars était définitivement IN et trendy.
Entre 700 000 et un million de spectateurs se sont réunis hier soir pour un spectacle pyrotechnique éblouissant : le concert gratuit de la star et le feu d'artifice conçu et réalisé par le Groupe F, équipe ayant réalisé le feu d'artifice du passage à l’an 2000.
Conçu en 3 dimensions, ce show était visible depuis tous les sites de Paris où l’on peut voir la tour.
Arrivée à 20h, j'ai réussi à gagner le centre des pelouses pour me placer face à la scène, dans la foule, au coeur de la ferveur populaire.
L'hommage rendu à Gustave Eiffel à l'occasion des 120 ans de la tour, le ciel bleu, la foule joyeuse, tout promettait une soirée de choix.
Gagnée par la ferveur des spectateurs, j'ai moi aussi été pétrifiée, scotchée, stupéfiée par le feu d'artifice exceptionnel.
Et Johnny Hallyday ? Il faut l'avoir vu hier soir.
Regarder aujourd'hui les vidéos de l'événement sur le net, pourquoi pas....mais rien n'égale ce que nous avons vécu dans la nuit parisienne après des heures d'attente.
Comme tout le monde, je me suis assise dans l'herbe poussiéreuse et me suis haussée sur la pointe des pieds pour voir les écrans, les projections sur le corps de notre tour, les fans...
Dessinatrice pour le TéléObs en 2001, j'avais croqué sur le vif notre chanteur national assis à distance de deux bras dans un studio d'Europe1.
Pour réussir son portrait, j'avais mis toute émotion de côté, et m'étais efforcée d'oublier que, pour 30 minutes, je respirais le même air que l'idole de millions de français et un peu de la fumée de sa cigarette.
Hier soir, j'ai pu profiter de la fête et découvrir ce que le public ressent dans les concerts, c'est géant !

21:36 Publié dans Beautiful Espaces | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : johnny hallyday, tour eiffel, 14 juillet 2009, feux d'artifice
06 juillet 2009
Un songe d'Afrique
Musée du quai Branly. Affiche de l'exposition "Tarzan, ou Rouseau chez les Waziri". Du 16 juin au 27 septembre 2009.
Copyright : © musée du quai Branly.
TARZAN TM and EDGAR RICE BURROUGHS TM owned by Edgar Rice Burroughs, Inc. and Used by Permission.
Tarzan ! ou Rousseau chez les Waziris.
Alliant la puissante musculature des gladiateurs de la Rome antique à la souplesse féline des carnassiers, Tarzan investit la jungle parisienne du musée du quai Branly à Paris cet été, jusqu'au au 27 septembre.
Dédié aux Civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques, inauguré en 2006, le musée réunit les anciennes collections d'ethnologie du musée de l'Homme (abrité par le Palais de Chaillot) et celles du musée national des arts d’Afrique et d'Océanie (installé à la Porte Dorée).
Selon Roger Boulay, anthropologue, spécialiste de l’art océanien et commissaire d’exposition (il était en particulier le commissaire de l'exposition "L'aristocrate et ses cannibales : le voyage en Océanie du comte Festetics de Tolna, 1893 - 1896" présentée en 2007 au musée du quai Branly), cet événement prolonge la réflexion sur la manière dont l'Occident appréhende l'Afrique, à travers des personnages comme l'homme-singe philosophe et la peuplade imaginaire des Waziris, la garde prétorienne de Tarzan.
Bande dessinée, cinéma, affiches, figurines, disques,jeux...L’exposition parcourt les origines et la nature de Tarzan, en tant que personnage et en tant que mythe (de Saturnin Farandoul, documentaire de 1914, à Greystoke en 1983), et le réhabilite en tant que héros contemporain de défense de la nature.
Le contexte historique
Dans un XIX siècle ennivré par le progrès scientifique, le développement industriel, et la philosophie saint-simonienne selon laquelle l'effort humain peut modifier la nature, qui deviendrait alors plus exploitable, quel espace reste t-il au rêve pour construire une légende ?
Hâter la marche du progrès constituait alors un devoir : l'Occident se devait de concourir à civiliser le monde matériellement et moralement.
Lorque le personnage de l'homme singe apparaît sous la plume d'Edgar Rice Burroughs, en 1912, l'idéologie de Claude Saint Simon, basée sur le développement d'un Etat industriel idéal, a conforté l'Europe dans la nécessité d'établir des régimes coloniaux pour diffuser le progrès technique et moral.
L'Afrique, terre d'exploration et de conquêtes a déjà subi des découpages géographiques au gré d'Etats européens en pleine construction, en quête d'identité, de légitimité nationales et de grands espaces.
Stéphane Martin, président du musée du quai Branly et Roger Boulay ont voulu décrypter à travers Tarzan le regard occidental sur les civilisations du "Continent Obscur". Le mythe évoquerait les rapports fascination-répulsion entre le Nord et le Sud, le civilisé et le sauvage.
Le succès du héros de la jungle ne serait-il pas plutôt la marque de la vivacité d'un sentiment inscrit en chacun des lecteurs : l'attendrissement pour le primitif qui sommeille en nous, réduit au silence par des siècles de christianisme et de disciplines spirituelles et sociales ?
Le regret d'un temps païen que l'on croit retrouver dans les rites des contrées lointaines explique peut-être l'attraction exercée par ce héros évolué/sauvage, gentleman/brutal...
L'auteur n'a jamais visité la jungle africaine, mais son propos est-il de décrire aussi fidèlement l'Afrique que Jules Verne embarque ses lecteurs De La terre à la lune dans un vaisseau spatial préfigurant ceux des années 1960 ?
"Doctor Livingstone, I presume"
C'est par cette phrase célèbre qu'Henry Morton Stanley s'adresse au docteur Livingstone, quatre ans avant la naissance d'Edgar Rice Burroughs, en 1871, quand il le retrouve à Ujiji, marché aux esclaves situé sur la rive orientale du lac Tanganyika.
Livingstone, dépendant des marchands arabes qui parcouraient régulièrement la piste entre Ujiji et la côte, s'était vu refuser l'acheminement de son courrier par les trafiquants irrités par ses convictions anti esclavagistes. Le contact avec l'Europe amenuisé, puis éteint, on avait cru l'explorateur, dont l'humérus gauche avait déjà été broyé par un lion (et remplacé par une articulation artificielle), englouti définitivement par la jungle.
Après trente années d'exploration et de lutte contre l'esclavage, il apparaîssait aux yeux du monde comme le premier Européen à avoir traversé le continent africain d'une côte à l'autre, parti de Luanda, sur l'océan Atlantique pour arriver à Quelimane, au
Mozambique portugais. Lorsque, dans un village perdu de l'actuelle Zambie, le 1er mai 1873 au matin, ses serviteurs le trouvent mort, agenouillé comme pour prier, ils lui ôtent le coeur et les viscères et les enterrent au pied d'un arbre.
Il avait peu de conversions à son actif, mais son incessant combat contre les trafiquants, sa compréhension des Africains, dont il apprit les langues et recensa les coutumes, lui conféraient le respect des polulations. Son corps sera ensuite rapatrié pour demeurer à l'abbaye de Westminster.
Sa cartographie du réseau hydrographique de l'Afrique centrale contribua à la connaissnce des terres réputées inaccessibles. L'un de ses récits, Missionary Travels and Researches in South Africa, publié en 1858 est un best-seller dont Edgar Rice Burroughs a pu s'inspirer pour décrire l'environnement de Tarzan.
Disposant à sa guise d'une réalité décrite tout au long du XIX ème siècle par les aventuriers, commerçants, trafiquants, géographes, missionnaires, journalistes et marins impliqués dans la course (commerce triangulaire), il va bâtir une légende qui fera de Tarzan un héros populaire dont le succès éclipsera les informations des explorateurs. "Quand les faits se sont transformés en légende, imprimez la légende" dit un journaliste dans "L'Homme qui tua Liberty Valance", de John Ford...
Tarzan au quai Branly.
Naissance de Tarzan
Edgar Rice Burroughs a exercé toutes sortes de jobs : cow boy, livreur de glaces, gérant d'une boutique de campagne, chercheur d'or, policier des chemins de fer, expert-comptable...et vendeur d'annonces publicitaires en 1909. Installé à Chicago avec sa famille, il parcourt les pulps pour y placer ses annonces et remarque les récits d'aventure qui captivent le public de ces petits magazines accrocheurs.
L'idée lui vient d'essayer à son tour d'imaginer des histoires. En 1911, il commence à écrire un roman qui deviendra le premier des onze volumes des aventures de John Carter sur la planète Mars.
Le rédacteur en chef de la revue new yorkaise à grand tirage The All-Story le publie d'avril à juillet 1912 sous le titre Les Conquérants de Mars et annonce à ses lecteurs la publication de Tarzan of the Apes, du même auteur, pour l'automne. D'abord refusé par les éditeurs, le récit sera édité en juin 1914 par A.C. Mc Clurg&Co, et va connaître un énorme succès de librairie.
S'il a traversé les décennies en images, Tarzan est avant tout un récit captivant, dont l'intrigue se noue sur le continent
qui passionne les foules au début du XXème siècle. La légende vient au moment où la réceptivité du public est exacerbée par des expositions universelles, des zoos, des reconstitutions de villages d'Afrique avec exhibitions de "sauvages", et la littérature de voyage.
Jungle mystérieuse
John Clayton/Lord Greystoke et sa femme Alice se sont embarqués à Douvres pour l'Afrique en mai 1888. En juin, ils font étape à Freetown,
capitale de l'actuelle Sierra Leone, anciennement Afrique Britannique de l'Ouest puis repartent à bord du Fuwalda.
Ils n'aborderont nulle part, personne ne reverra le couple Anglais et le vaisseau.
Vingt ans plus tard, l'arrivée en Afrique de William Cecil Clayton, neveu et seul héritier connu de Lord Greystoke, va résoudre le mystère de leur disparition. Le professeur Porter et sa fille Jane l'accompagnent et subissent avec lui les attaques des bêtes sauvages. Ils seront sauvés par une étrange créature humaine dissimulée dans la jungle qui semble suivre leurs pas avec le plus grand intérêt, mais se refuse au contact.
Au hasard de leurs déambulations, une cabane dans les arbres va leur révéler le secret de la fin de John Clayton et d'Alice. Ils sont bien morts, non pas en mer, mais dans cet abri construit par Lord Greystoke, abandonnés sur une côte africaine par l'équipage du Fuwalda. Le journal tenu par Clayton chaque soir leur apprend la folie d'Alice qui meurt quelques mois après la naissance de leur premier enfant, John. L'abri de fortune, saccagé, contient encore les squelettes grâce auxquels le groupe comprend que Lord Greystoke a été mis en pièce par une horde de gorille. Le berceau de l'héritier parsemé d'ossements laisse présager du sort funeste de l'enfant.
Une canonnière française sauvera les anglais de la jungle, laissant pour mort au cours d'une attaque de cannibales un officier de marine, Paul D'Arnot qui réussit à se cacher dans un tronc d'arbre.
Il reçoit les soins d'un être masculin, nu, au type européen, avec lequel il réussira à communiquer pour apprendre son nom : Tarzan "singe blanc", et sa filiation. Elevé par Kala, une guenon consolée de trouver un bébé vagissant dans le berceau du fils de Lord Greystoke alors qu'elle venait de perdre son petit, le jeune homme a vécu parmi les singes, en effectuant des visites régulières à la cabane, seul lien avec le monde occidental.
Il a appris à lire seul à l'aide de l'abécédaire destiné au fils de Lord Greystoke.
Différents indices vont amener D'Arnot, bouleversé, à réaliser que ce sauvage portant le médaillon arraché sur le squelette d'Alice, couronné roi des singes à 18 ans, est le fils de John Clayton. Il va tout mettre en oeuvre pour lui apprendre à parler, l'éduquer à l'Européenne et le ramener à la civilisation.
Prêt du musée de la chasse et de la nature.
Mais quelle civilisation ?
Celle qui a incité Stanley, le sauveur de Livingstone, à se mettre au service du roi des Belges Léopold II acharné à coloniser le Congo dès les années 1880 dans des conditions si atroces que les puissances rivales seront scandalisées par les exactions commises ?
Celle qui à conduit les colons du Far West à parquer les Indiens dans des réserves après leur avoir transmis la variole par des couvertures infectées vendues aux tribus ? Des quelques 15 millions de bisons parcourant les plaines en 1860, il ne restait que quelques centaines à la fin du XIXème siècle, tant les trains affrétés pour les chasseurs équipés de fusils à lunettes d'une visée de 500 mètres avaient porté avec succès le massacre du bétail qui nourissait, habillait et abritait les "sauvages" expulsés de leurs terres...
Celle qui laissait reposer l'économie du Sud des Etats Unis sur le travail non rétribué des esclaves depuis deux cents ans ? "L'Esclavage américain tel qu'il est" de Théodore Weld, sans cesse réédité à partir de 1839, "La Case de l'Oncle Tom" d 'Harriet Beecher, publié en 1852 conribuent à modifier l'opinion en faveur de l'abolition de l'esclavage.
Le roi de la jungle au quai Branly.
La littérature populaire se nourrit de méchants. Tarzan, en lutte contre les trafiquants d'esclaves d'ivoire et d'or, aura tôt fait de les débusquer. Flagorneurs, voleurs, imposteurs seront tournés en ridicule. Edgar Rice Burroughs, par le biais de son héros, dénonce les médiocres d'Hollywood (Tarzan et l'homme lion), les élucubrations du clergé (Tarzan et la Cité interdite), les préjugés des "civilisés" à l'encontre des "primitifs" (Tarzan et les Hommes-Fourmis), les excès du capitalisme (Le Triomphe de Tarzan).
Et surtout, ce qui propulse son héros au rang de figure du XXIème siècle, l'auteur dénonce le saccage de l'environnement.
"Quel paradis ! Un jour l'homme civilisé viendrait et gâcherait tout ! La hache abattrait impitoyablement ces bois séculaires ; le ciel d'azur s'obscurcirait de la fumée épaisse d'affreuses cheminées ; de minables petits bateaux munis à l'arrière ou sur les côtés de roues feraient remonter la boue du fond Jad-In-Lul, tourner les eaux céruléennes au brun sale ; des immeubles crasseux en fer rouillé se prolongeraient vers le lac par des quais hideux, car telles sont les villes à l'avant-garde de la civilisation". De tels propos éveillent notre radar écologique.
Ces thèmes vont trouver un écho favorable chez les lecteurs qui feront un triomphe à Tarzan. Le mythe s'étend au fil des adaptations pour l'écran et les journaux, de qualité variable :
-extraordinaires de vitalité : les planches du dessinateur Burne Hogarth, où muscles et feuillages se crispent dans un décor fantastique.
-déroutante : Frank Merill, Tarzan et le Tigre, 1929, froufroutant dans un pagne bustier en peau de panthère, le front ceint d'une patte de fauve...
Dessin extrait des planches d'Hogarth.
Copyright : Collection particulière, © Jacques Pepion 2008
Tarzan TM and Edgar Rice Burroughs TM owned by Edgar Rice Burroughs, Inc. and Used by Permission
Photographe : Jacques Pepion.
Edgar Rice Burroughs croyait au cinéma : il va écrire une histoire de brousse Men and Beasts qui sera adaptée par la Cie Selig sous le titre The Lad and the Lion en 1917. En 1918, la National Film Corporation porte à l'écran les premiers chapitres de Tarzan of the Apes.
Les versions fimées abêtissent le héros, tout juste capable d'articuler quelques syllabes, tandis que le roman décrit un Tarzan polyglotte, maîtrisant différents dialectes africains, l'anglais, le français, l'allemand, l'arabe, l'espagnol, le portugais quelques bribes de latin et la langue de singes dont Burroughs établi un lexique de 250 mots en 1939. Le roi de la jungle à l'autorité mâle et incontestée devient à l'écran un mari soumis et diminué par son inadaptation aux canons de l'américain moyen tel que le conçoit Hollywood.
La démolition du mythe au cinéma se fait avec le consentement de l'auteur qui perçoit des royalties et peut difficilement rivaliser avec les moyens de la MGM lorqu'elle bloque, en 1935, par le système du contrat global, dit "block-booking", la sortie en salles de The New Adventures of Tarzan, une série de 12 épisodes tournés au Guatemala. Produite par la Tarzan-Burroughs Enterprises, société créée par l'auteur et un ancien acteur, Dearholt, cette version préservait le héros, le ton et l'univers du roman. Elle sera diffusée en format abrégé en France sous le titre Les Nouvelles Aventures de Tarzan.
Par nécessité, Burroughs devra reconduire le contrat avec la Metro-Goldwyn-Mayer la même année, livrant de nouveau Tarzan à la médiocrité d'autres scénaristes.
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Souvent questionné sur la genèse de son héros, Burroughs mentionnait Rémus et Romulus en évoquant les légendes relatives aux enfants trouvés. Le 31 mai 1927, dans le Daily Maroon, journal de Chicago : "Aussi loin que les faits ont été enregistrés par la mémoire des hommes et transmis oralement de père en fils, il a existé des histoires de bébés humains élevés par les bêtes, et des exemples ont été rapportés de temps en temps jusqu'à ce jour. Il y a dans cette idée quelque chose qui excite fortement l'imagination, ce fut mon cas...".
Même le pagne tacheté de Tarzan fut relié à un culturiste que Burroughs, âgé de 18 ans, aurait vu en visitant l'Exposition universelle de Chicago de 1893...comme si un auteur construisant son personnage ne pouvait observer que celui-ci, vivant en Afrique, en pleine nature, allait se vêtir des peaux du gibier le nourrissant.
Il s'en amusa et publia une autobiographie parodique s'inventant un père conseiller militaire de l'empereur de Chine.
Tarzan, ayant assuré à son auteur l'argent sans lequel on n'existe pas aux Etats Unis, se range aux côtés des héros éternels affirmant la suprémacie des valeurs humaines sur le matérialisme outrancier de l'Occident.
Photo : Géraldine Dormoy, journaliste et auteur de Café Mode l'oeil aux aguets d'une parisienne (presque) à la page, avec son aimable autorisation.
Du 4 juillet au 30 août, des activités sont prévues par le musée du quai Branly autour de l'exposition, parmi lesquelles :
Le 10 septembre à 20h : soirée hommage à Francis Lacassin, spécialiste de la bande dessinée, du cinéma et du roman populaire, fin connaisseur de Tarzan.
37, quai Branly
75007 – Paris
Tél : 01 56 61 70 00
mardi, mercredi et dimanche : de 11h à 19h
jeudi, vendredi et samedi : de 11h à 21h
Catalogue de l'exposition, 128 p., 19,50 euros.
18:03 Publié dans Beautiful Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tarzan, musee du quai branly, christian dior



